Les Mrabtines de Touggourt

Cette rubrique est réservée aux marabouts de la ville
Pour faire une offrande pieuse, le gardien conservateur a droit i la moitié pour Lui personnellement. A Ouargla, les " marabouts " sont innombrables, plus que les palmiers, dit-on. Les gens y croient très fermement. Cependant, à l'heure actuelle.il y a des lettrés qui n'y croient plus. Ils sont encore peu nombreux et on ne les suit guère. On implore Dieu par l'intermédiaire de ces saints. Les femmes, elles, les invoquent eux-mêmes, comme s'ils étaient Dieu lui-même. D'ailleurs, il arrive que. quelqu'un ayant proféré un mensonge en justice, préfère jurer par Dieu plutôt, par exempte, que par Sidi tel, parce qu'il ne punit pas en ce monde, il patiente jusqu'à la mort de l'homme ; mais Sidi tel, lui, ne patiente pas et envoie une maladie à celui qui a juré faussement par son nom.
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Sidi Mohamed ben Yahia

Sidi Mohamed ben Yahia
Si Mohammed-Yahia, ancêtre du marabout, qui d'après la tradition locale serait le fondateur ou le premier habitant de la tribu des Oulad-Abd-en-Nour, était originaire de Saguiat-el-Hamra (Maroc).
A une époque qu'il est de toute impossibilité de fixer et pour un motif dont la tradition n'a conservé aucun souvenir, Si Mohammed-ben-Yahia alla se fixer à Tougourt, ou il se maria. Il eut de nombreux enfants. Si Mohammed ne tarda pas à donner des preuves de la mission divine dont il était investi et le bey de Tougourt, en signe de la vénération que lui inspirait un personnage si saint, lui fit tous les vendredis les honneurs du Teboul.
Si Ben-Yahia ramassa, dit-on, de grands biens, dont il consacra une partie à faire bâtir des mosquées. Un de ses enfants quittant la demeure paternelle vint plus tard se fixer au Djebel-Tazoulet.
Le seigneur du pays lui donna une de ses filles, qui le rendit père de plusieurs enfants, au nombre desquels est Si Mohamed-ben-Yahia, qui fait le sujet de ces légendes.
La chronique ne dit rien de particulier sur l'enfance de Si Mohamed; il grandit sous les yeux de sa mère jusqu'au moment où ayant eu connaissance des actes de son père, il résolut de l'imiter et, comme lui, il quitta le toit natal sans but de voyage déterminé.
Ses pérégrinations l'ayant amené prés de Sidi Belkacem-ben-Hamani, à Megaous, il résolut de s'y fixer pour quelque temps.
Pendant son séjour, il suivit assidûment les leçons du maître, en grand renom dans toute la contrée par son savoir et sa. piété..
C'est à partir de cette époque que la vie de Si Mohamed commence à marquer, C'est aussi à partir de ce moment que la légende a conservé le souvenir de ses actions.
Les tolba, qui suivaient les leçons de Si Bel-Kacem, avaient la coutume d'aller porter à tour de rôle les grains au moulin. Si Mohamed qui s'acquittait de ce devoir à l'égal de ses condisciples, une fois arrivé au moulin s'endormait, laissant à la meule le soin de moudre seule et sans aide le grain destiné à la nourriture commune et, son sommeil achevé, il reprenait tranquillement le chemin de la Zaouïa.
Un jour un des tolba étant allé voir comment son camarade accomplissait sa tâché, fut grandement étonné de trouver le moulin tournant tout seul et Si Mohamed endormi tranquillement près d'un bon feu, qui s'entretenait sans le secours de personne. Il revint en grande hâte à la Zaouïa rapporter la nouvelle d'un fait si extraordinaire.
Si Bel-Kacem, informé du prodige, accourut en vérifier l'exactitude ; il fut facilement convaincu et réveilla alors le dormeur, en lui disant : " un Cheikh ne travaille pas pour un Cheikh. " II donna immédiatement l'ordre aux tolba de ne plus permettre, désormais, que Si Mohamed prit part à aucun de leurs travaux. A la suite de cet événement, Si Mohamed pria Si Bel-Kacem de lui permettre de continuer le cours de ses voyages.
Au sortir de Megaous, il se rendit chez les Beni-R'oumrian, en compagnie de deux tolba résolus d'unir leur destinée à la sienne.
En passant prés d'un douar, ils aperçurent une tente de dimension plus grande que celles qui l'entouraient et qui, par ce seul fait, attira l'attention des voyageurs. Le maître du lieu les reçut d'abord assez mal, mais, pendant leur sommeil, des signes certains lui ayant fait connaître à quels hôtes il avait affaire, il voulut à toute force réparer ses torts et insista si vivement près d'eux, qu'ils consentirent à prolonger leur séjour d'une nuit.
Une ample diffa et les soins dont on les entoura, les dédommagèrent de l'accueil un peu froid qu'ils avaient reçu à leur arrivée. Le lendemain, le maître de la tente invita Si Mohamed-ben-Yahia à rester chez lui, le priant de se charger de l'instruction de ses enfants.
Cédant aux instances, il consentit à accéder à la demande qui lui était faite et, dans la suite, il entra tellement dans les bonnes grâces du R'oumriani, qu'il finit par épouser une de ses filles, nommée Aïcha.
Après son mariage, il continua à habiter chez son beau-père, mais au bout de quelque temps, il résolut de le quitter. Lorsqu'il fut question de son départ, il pria son beau-père de laisser sa femme l'accompagner, à condition, toutefois, que ce dernier verrait partir sa fille de son plein-gré.
Cette faveur lui fut accordée de bonne grâce, son beau-père se montra même très généreux envers lui et voulut, à toute force, lui faire emmener un troupeau et le faire accompagner d'un fort bagage.
Si Mohamed refusa tout et ne voulut accepter qu'une tente, un bœuf et une mule, pour éviter à sa femme les fatigues du voyage. Il fit ses adieux à son beau-père et partit avec les tolba qui le suivaient depuis Megaous. Des Beni-R'oumrian, Si Mohamed se dirigea sur Mamra, traversant le pays actuel des Oulad-Abd-en-Nour, alors dépourvu d'habitants et couvert en partie de vastes forêts. - Il établit son campement sur les bords de l'Oued-Tadjenant, près de l'endroit où se trouve, aujourd'hui encore, son tombeau.
Bien que la chronique ne puisse préciser l'époque à laquelle se passaient ces événements, on sait cependant qu'ils avaient lieu sous le gouvernement des Sekhara, douaoudia ou puissantes familles arabes, mais leur chute devait être proche, car Si Mohamed disait sans cesse : " Je suis Turc et non plus Arabe." Signe certain, disent les chroniqueurs, que les gouvernants ne devaient pas tarder à être remplacés par de nouveaux conquérants.
Il ajoutait aussi ces paroles :
" Le bâton des Turcs est une barre de fer, celui des " Sekhara est une simple tige de berouag (asphodèle). "
Sans chercher à examiner quels furent les moyens qu'il employa pour impressionner l'esprit des arabes qui vivaient de son temps, nous dirons, cependant, qu'il a laissé dans les imaginations de profondes traces et que sa haute réputation attira autour de lui de nombreux prosélytes.
Si Mohamed-ben-Yahia laissa quatre fils.
Le premier ne tarda pas à le suivre dans la tombe.
Un autre vécut et mourut à El-Mechira, où il est enterré.
Le troisième émigra à l'Oued-Akbou, dans la Kabylie, son tombeau est près de la source chaude, dite Hammam-Sidi-Yahia, sur les bords de l'Oued-bou-Seltan.
Il maria une de ses filles à Zeroug, ce fidèle compagnon qui l'accompagnait depuis Megaous.
Au moment où Si Mohamed-ben-Yahia venait de s'installer à Mamra, sur les bords de l'Oued-Tadjenant, arrivèrent trois individus de l'ouest qui allaient faire le pèlerinage de la Mecque. La légende locale nous a conserve le nom de ces trois hommes, dont les descendants ont peuplé une partie des Oulad-Abd-en-Nour.
Le premier se nommait Nour et était d'origine marocaine.
Le deuxième, El-Aïd, du Djurjura, et le troisième, Zougar-el-Haoufani, de la tribu kabyle des Beni-Our'lis.
Nos trois voyageurs, ayant reconnu la sainteté et les vertus de Sidi Mohamed-ben-Yahia, résolurent de se fixer près de lui.
El-Aïd abandonna ensuite Mamra pour s'établir avec sa nouvelle famille aux environs d'Aïn-el-Melouk, dans les Seraouat. Les Oulad-el-Aïd, qui habitent actuellement cette région, descendent de lui.
Zougar-el-Haoufani alla s'installer à Bou-Merah, territoire actuel des Oulad-bou-Haoufan. .
Quant à Nour, il continua à vivre à Mamra auprès du marabout qui, par reconnaissance, lui donna une de ses filles en mariage et s'institua, en quelque sorte, le chef de la famille.

Sidi M'Hamed Essayah

Sidi M'Hamed Essayah
Il est né en 345 de l'Hégire/965 Aj.c. A` "Foursoutaa", dans les montagnes de Nafoussa en Libye à l'Est de la ville de "Kaba" d'une famille noble de Nafoussa ;cette famille aura engendré beaucoup de savants et d'Hommes d'esprit ;tels son père et son Grand père .
Il fera ses premiers pas dans l'apprentissage dans son village natal, puis se déplacera à travers plusieurs villes pour apprendre les arts, aux mains des plus grands érudits de sa région en son temps, il ira entre autres à Kairouan, et DJerba, et El Hama ; parmi ces gens de savoir on citera Abû Zakaria Fayçal Ibn ou Abi Misouar ; ainsi que "Abou Nouh ibnou Nouh Zen Ghil .
Il voyagera vers Castille à la recherche de "Abi Imran Moussa ibnou Zakaria ; pour apprendre le "Fikh". (Vulgarisation de la pratique religieuse) Et ses ramification et dans la lancée de son Maître dans son temps, il arriva chez lui une délégation de "Djerba"pour insister auprès de lui afin qu'il accepte d'enseigner, afin de commencer une étape nouvelle dans sa vie spirituelle ; ainsi de son état d'élève et d'émule, il se transformera en Maître et inspirateur, il pensera aussi à la création d'un cercle de science (halqua) qui sera par la suite appelée (Halqua des azzaba) ou cercle des ascètes.
L'idée de l'institution d'une telle initiative de sagesse ou Ordre, revient en premier lieu à l'arrivée d'une délégation d'étudiants qui porteront une lettre d'Abou Zakaria Fiçal ibnou Misouar lui suggérant de créer la Halqua de sciences ; chose qu'il refusera au départ ; mais ceux-ci ne lui laisseront aucune excuse au refus ; il leur demandera alors de lui accorder quatre mois afin de lui permettre de constituer son cercle de savoir ou (halqua).
Il commencera son application pour la première fois à la grotte de Tinesli (Baldat Amar) prés de Touggourt (Sud Est Algérien) et cela en l'an 409 de l'hégire (1018 AP.j.c).
Quant à sa méthode dans la cohésion et l'Harmonie, II suivra la méthode des voyages et des déplacements ; il passait l'Hiver à Arigh ; le printemps à la périphérie des Beni Mo Saab ;à ,Oued M'Zab ;il fera l'apologie de l'Islam et du rite Ibadite et y' fera s'y adhérer des gens .
Il se déplacera avec ses élèves de Nafoussa à l'Est à Oued M'Zab à l'Ouest .Parmi les régions où il se stabilisera le plus avec son cercle ; Tinesli ; Castille ; Tripoli, Lemmaya et Djerba ; Taffajelt ; Oued Righ et Ouargla … Il sera pour cela appelé "Sidi M'Hamed l'Errant".
Il mourut en 440 de l'Hégire 1049 Ap.J.C. .
Il sera enterré à Ajellou (Touggourt).
Quant à son mausolée à Elatteuf Ghardaïa ;il se trouve à l'Est du village;selon diverse sources ,il semblerait que les habitants de cette contrée ,construiront un mausolée de forme arrondie ( car le lieu était inondé à chaque arrivée de crue ,ce mode de construction simple et ingénieux permettra de sauvegarder ainsi ce lieu des dégâts des eaux , il est surélevé ,d'à peu prés un mètre au dessus du sol ,il était entouré de palmiers .) ;le Maître s'y asseyait avec ses élèves .
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Sidi Slimane

Sidi Baba Saci

Sidi Ben Haroun

Sidi Hadj Hmida

Sidi Abdessalam

Sidi Amor Ben Tati

Sidi Bouhanya

Lalla Nedjma

Sidi Hiba

Sidi Ftita

Sidi El Bouti

Sidi El Hachemi

Mardi 14 Juin 2011, 22:10

Je voulais rappeler aux héritiers de ce monument historique et religieux , l'importance et la nécessité de le préserver de toute tractation qu'elle soit commerciale ou politique ou autre , leurs rappeler la bonté de leurs ancêtres et leur générosité ,leur vocation de faiseurs de bien , Une personnalité tel que Cherif Sidi El Hachemi était le contre poids de la tyrannie des sultans , il a défendu le pauvre et le démuni , c'était un homme de bien , et sa Zouiaya était le refuge des rescapés de la mort et un lieu de savoir et de prière .

Sidi Mhadi

Sidi Lakhdar

Sidi Hamia

Sidi El Hadj Ouali

Sidi Hadj Hadjouj

Sidi Nacerallah

Sidi Abdellah

Sidi Tizi Zlaoui

Sidi Kheloua

Sidi Mansour