Petits Métiers de Femme et Vie de Femme d'Oued Righ

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Les valeureuses Guerrières

jeudi 6 mai 2010, 19:33

Des femmes , non des vraies femmes , des guerrières ceux qui ont su défendre la croûte de leurs progénitures par ce que leurs fournissaient les moyens qu'elles avaient . Des femmes pas comme les autres , elles ont fait le porte a porte pour pouvoir vendre quelques pincées de Doua Bat ou un verre de Bkhour , ou quelques Habbat Louban et peut être aussi un peu de Souak , pour quelques sous , elles étaient prêtes à frappaient à toutes les portes . En voyait la misère sur leurs yeux et leurs mains rigides car en ne pouvait voir que cela Ces femmes faisaient le charme du marché hebdomadaire et des fêtes et des Rkabs des Ouadates d'Oued Righ . Il y a celles qui se voilent le visage avec une Khassa , elles sont généralement moins vieilles et celles qui ne se voilent point compte tenu de leur age avancé .Toutefois elles sont mignonnes et trés sympathiques , et ne manquent jamais de donner conseil quand à l'utilisation de leurs marchandises .

El Bokhour

jeudi 25 mars 2010, 13:49

Considéré comme un purifiant d'air et un rafraichissant l'utilisation du bakhour et aussi une tradition Saharienne fréquemment utilisée dans la vie courante.
1- les différents composants du Bakhour :
* 100 grammes du oud bakhour (Aoud El Bakhour)
* 150 grammes du gmari (Kmari)
* 150 grammes du siaid (Essaad)
* 100 grammes du bakhour noir du mekka
2- méthode de préparation
Tous ces ingrédients doivent être écrasés ensemble pour les réduire en petites morceaux. on mélange ensuite notre produit avec un peut de sucre en petite quantité- juste pour faciliter sa consommation par le feu. Ensuite on mélange notre produit avec du parfum pour fixer l'odeur voulue. En fin, on met tous le produit dans un tissu bien propre qu'on serre fortement ou bien on le soumet dans un tissu sous un poids assez lourd pendant 18 a24 heures.
Le seul instrument utilisé dans ce circuit de préparation est le mortier (Mahras)
Une fois fini on peut utiliser notre produit qui indispensable dans toutes les maisons Saharienne et surtout au sud et précisément à Touggourt notre belle est charmante ville
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El Hénné

jeudi 25 mars 2010, 13:49

Le henné est un arbuste dont la hauteur varie de 1 à 5 mètres. Les feuilles de cet arbuste sont de forme simple et se présentent par paires symétriquement réparties sur les branches. Ces dernières portent en grappe de petites fleurs blanches qui émettent une forte senteur. Les fruits de cet arbuste sont petits et contiennent des graines de forme pyramidale. Le henné est un arbuste de la famille des " lythracées ". L'odeur qu'émettent ces fleurs provient de l'évaporation de l'huile que secrète la plante.
Cette plante est répandue en Inde, en Iran, en Australie et dans les régions humides des côtes de l'Afrique du nord. Le henné est aussi produit en Arabie, au Yémen, en Egypte et en Syrie. La fleur du henné est appelée " Tamrhenné " en Egypte, " Al hanoun " au Yémen et " Al qotb " en Syrie.
Le henné est planté au début du printemps. Ses feuilles sont moissonnées avec les branches qui les portent avant d'être mis à sécher au soleil. Pour séparer les feuilles des branches, ces dernières sont mises en tas et battues à coup de bâtons. Une fois les feuilles débarrassées des branches, la poudre obtenue est filtrée pour enlever les dernières impuretés. Le henné contient un colorant naturel qui lui donne d'ailleurs son nom scientifique : " Lawsonia inermis ".
Le henné est utilisé depuis des milliers d'années comme produit cosmétique, se présentant sous la forme d'une pâte orange qu'on applique comme colorant sur les cheveux ou pour embellir les doigts et les ongles, ainsi que pour les soins de la peau.
Les anciens égyptiens ont utilisé le henné dans les procédés de momification. Les bandelettes des momies découvertes étaient teintées de henné. Son usage comme purificateur de la peau lors du mariage était aussi une tradition pharaonique. Les vertus hygiéniques du henné sont d'ailleurs établies.
Sa poudre est préparée sous forme de pâte qui est ensuite appliquée sur les mains, les ongles et les cheveux. Une solution acide est mélangée à cette pâte pour fixer la teinture. La pâte de henné est aussi utilisée pour ses vertus thérapeutiques contre les champignons et les maladies de la peau, notamment les inflammations provoquées par les parasites au niveau des doigts.
En la matière, il existe d'ailleurs une recette populaire qui consiste en un mélange qui comprend en plus de cette plante de l'eau de rose et d'autres plantes riches en essences parfumées.
L'usage du henné comme produit cosmétique s'est poursuivi pendant la période islamique. Les femmes l'utilisaient pour se teindre les mains et les cheveux, tandis que les hommes en faisaient usage pour se teindre la barbe.
L'usage de cette plante miracle à des fins thérapeutiques s'est élargi à d'autres problèmes. Sa pâte est aussi utilisée pour réduire la fièvre et pour soigner la migraine par application des cataplasmes fait à base de pâte de henné et d'eau de rose.
Les feuilles de henné sont aussi mises à contribution dans la teinture du cuire et des tissues.
La mise à contribution de la chimie moderne a facilité la préparation de la pâte de henné. Ainsi, les feuilles et les branches de henné broyés donnent lieu à une poudre qui se transforme rapidement, grâce à l'eau, en pâte. La couleur ainsi obtenue peut durer plusieurs semaines.

Enneffa - Tabac à chiquer -

jeudi 25 mars 2010, 13:50

Une réglementation religieuse stricte et une autorité patriarcale sévère sont les deux piliers qui régissent la société traditionnelle des Ouasisiens dans le sud Algerien jadis, ils en découlent des règles de conduite hostiles aux pratiques marginales et impudiques comme l'alcool, le tabac, les jeux de carte, le pari …etc.
C'est ainsi qu'il etait difficile de rencontrer un FCB " Fumeur Cigarette en Bouche " qui court des rues de Touggourt, le respect de l'instituteur(Etaleb) et la crainte des parents empêchaient encore quelques jeunes de fumer en public… !
Cette attitude caractérisée par le respect solennel des anciens quand elle n'entraîne pas de temps à autre un dérapage vers le " tabagisme clandestin " impose le " tabagisme indétectable " c'est à dire l'usage du tabac à chiquer communément appelée " Neffa "…que l'on place discrètement en bouche contre la gencive en regard du bloc incisif derrière la lèvre inférieure ; la boule de tabac mélangée au Remth est rarement protégée par la mince feuille de papier-tabac…Ou encore la snifer carrement !
Si l'on croit les adeptes de cette drogue, la pratique du tabac à chiquer fournit à son utilisateur un effet plus intense que celui des cigarettes et peut même l'aider à s'arrêter de fumer par le même mécanisme des patch anti-nicotine…mais avec une accoutumance et assuétude plus marquées… !
Composition:
1. Saligne à Balai (Hammada scoparia de la famille Chenopodiaceae): appelé Remth en arabe ; Taessaeit en douiri : une plante sans utilité pastorale qui trouve son utilisation en médicine traditionnelle et pour la préparation de la poudre de tabac à chiquer (neffa)
2. Feuille de tabac
3. L'eau
Mode de préparation :
Récolter le remth (Hammada scoparia) alors qu'il est encore vert et le laisser sécher au soleil pendant deux jours, puis le faire chauffer au feu dans un grand récipient.
L'extraire du récipient et laisser refroidir par terre pendant 10 heures, le tamiser pour obtenir le remth à l'état pur.
Exposer les feuilles de tabac au soleil jusqu'à déshydratation puis placer et écraser les feuilles desséchées dans un grand tamis pour les faire passer par un autre tamis encore plus fin.
Le mélange se fait selon le dosage :
* 300 g de tabac.
* 100 g de remth
* 1 litre d'eau.

El Wcham - Le tatouage

jeudi 25 mars 2010, 13:50
La femme peut ne pas se restreindre à sa beauté naturelle ; elle est parfois appelée à cultiver cette beauté et la raffiner conformément aux normes et aux valeurs esthétiques de la collectivité.
Pour la ksourienne du sud-est Algerien le tatouage en tant qu'élément de beauté sacrée symbolise pour la femme une manière de se faire belle et en même temps il témoigne d'un contenu religieux, d'une appartenance ethnique et d'une correction morale.
Le tatouage se fait selon une technique simple mais délicate ; que seul le tatoueur chevronné peut la réussir.
Le rasoir sillonne la peau conformément au dessin voulu sans trop s'enfoncer dans la chair. La blessure, après nettoyage du sang, est remplie par un produit pâteux à base d'alfa avec du noir des yeux le khôl. C'est pour cela que le dessin définitif, après cicatrisation, acquiert cette couleur verdâtre un peu sombre. Cette opération est faite à l'âge de l'adolescence.
Les motifs employés dans le tatouage sont nombreux et différents d'une communauté à l'autre .Le trait cilié est le plus fréquent, sont fréquents aussi le poisson, le trait pointillé et la branche à cinq doigts. Ils sont généralement destinés à prendre place sur le front, le menton, les épaules ou l'avant-bras.
Le tatouage n'est d'ailleurs pas destiné exclusivement aux femmes, en effet une bonne majorité d'hommes se laissent tatouer pour des raisons diverses dont notamment la protection contre le mauvais œil. D'autres y voient un remède contre l'hypertension sanguine .C'est peut-être pour cela que les motifs changent d'une tribu à l'autre. Deux motifs, cependant, se présentent comme des constantes: le poisson et la branche de cinq doigts sorte de main de Fatma, tous deux détenteurs d'un pouvoir sacré protecteur.

Le Skhab

vendredi 26 mars 2010, 13:38

Le skhab est un lourd collier, très ancien ;et ses éléments, de forme sphérique ou fuselés . Ils sont enfilés sur un solide fil de laine, séparés les uns des autres par des morceaux de corail. Le skhab se termine le plus souvent par un petit peigne en argent ouvragé au ciseau. L'originalité et l'élégance de ce bijou dépend de sa longueur (il doit descendre jusqu'à la taille), du nombre de ses motifs d'argent, de la couleur du corail, dont les morceaux doivent être choisis pour attirer le regard.
Le skhab entrait jadis dans la constitution du trousseau de la jeune mariée, il joue le rôle à la fois de parure et de parfum de femme. La mariée le place autour du cou comme collier qui orne le buste et dégage le parfum des essences végétales qui entre dans sa composition : Mehleb, bâton d'encens, Jaoui noir (benjoin), dad, pure Meskta., teinte de Skhab.
Mode de fabrication du Skhab
* Moudre et tamiser le Mhaleb décortiqué, battre le benjoin noir, brûler le Dad mélanger aux noix et finir par tamiser le mélange obtenu.
* mettre le Chouch Werd le clou de Girofle et le Souek dans l'eau.
* malaxer ce mélange dans l'eau puis le presser pour extraire son huile.
* enfin modeler le mélange selon des formes voulue et confection du collier.
les quantités nécessaires pour confectionner un grand collier de Skhab pour orner un habit traditionnel de grande taille.

Histoire de femmes ..Vie de Femme.

mardi 20 avril 2010, 20:13

Malgré la règle sociale , qui enjoint aux femmes la constante existence cloîtrée , il est une prescription qu'elles doivent également suivre , qui se trouve quelque peu en contradiction avec la première règle : la fréquentation des bains , du hammam , est obligatoire pour les Oasisiennes au moins une fois par trimestre .Aussi la maison pour les aisées contient elle des salles avec étuves et baignoires avec tout ce qui est indispensable au bain maure. Les ablutions, tous les soins de toilette peuvent être pris sans sortir, avec toute garantie pour la morale.
Pour la classe moyenne, qui n'habite pas les palais luxueux que se faisaient construire les riches, il faut absolument savoir concilier des préceptes un peu contradictoires; qui, d'un côté, réprouvent les sorties hors de la maison et, de l'autre, édictent des bains fréquents. Avec toutes les précautions imaginables on conduit les femmes dans les hammams publics de la ville; un accompagnateur de confiance les y accompagne, les attend jusqu'à la sortie et les reconduit sous bonne surveillance, jusqu'à la maison. Le maître peut être tranquille.
Toutefois, même entre les femmes Oasisiennes la médisance s'insinue et quelques-unes prétendent que certaines de leurs rivales ont pris leurs maris, grâce à de subtils subterfuges employés en ces allées et venues de la maison au hammam et du hammam à la maison. Qu'importe de savoir si cela est vrai. La femme, sous toutes les latitudes, profite d'une astuce
latente, qui est le virus qui empoisonne l'esprit, de quelques rares malheureux.
La polygamie, atténue pour l'homme le désir de la. femme d'autrui, sans l'annihiler tout à fait, les amours en dehors de la règle, sinon fréquentes, sont cependant possibles si le cœur, est impuissant à se plier à la commune règle.
D'ailleurs, quand l'Oasisienne devient mère, elle semble s'abîmer dans une telle extase d'affection maternelle, que je doute fort que dans son cœur puissent trouver place d'autres sentiments ou d'autres passions.
Des femmes qui vivent ainsi si complètement enfermées dans une maison, sans suggestion d'art et de luxe, doivent ressentir profondément dans leur être le contre-coup de cet isolement, et surtout pour le complet développement de leurs facultés mentales. L'habituel effet de ce régime chez les Telliennes serait de diminuer les tendances a l'excitation; au délire, à la nervosité en général; les Oasisiennes aussi sont généralement des femmes douces, craintives, nonchalantes, peu surexcitables. Les seuls exemples de névroses, plutôt héréditaires, sont quelques cas d'épilepsie, dont l'origine est toute spéciale d'ailleurs. Privées de toute nourriture intellectuelle, illettrées pour la plupart, elles végètent plutôt qu'elles ne vivent, quelques-unes fleurs d'agrément, la plupart plantes de rapport pour les soins intérieurs. Leur curiosité ne s'excite qu'aux menus faits ou commérages, et non pas aux développements de la littérature, de la sociologie féminine, de la philosophie, des arts ou de la musique, qu'elles ignorent complètement la cause de leur vie même dans l'éternelle maison fermée. Elles ne peuvent concevoir l'irrésistible attrait des distractions.
les femmes et les évènement de la vie .....
Les gros événements de la vie permettent les rares sorties hors de la maison : fiançailles, mariages, naissances, maladies de parents, de proches ou d'amis. C'est alors une toilette inaccoutumée, en vue de cette visite, qui devient une promenade aussi agréable qu'inattendue. Les plus beaux ornements sont mis au service de la coquetterie : drapées dans les haiks de soie, vêtues de blouses fines aux tons divers, les Oasisiennes mettent des casques d'étoffes brodées, d'or et d'argent. Elles ont les jambes prises dans la large culotte (Seroule - le seul sous vêtement) de toile éclatante, rose, orange, bleu de ciel; les pieds chaussés de fines babouches, les cheveux coquettement dissimulés sous un foulard brodé, au cou des colliers ornés de diverses objets , aux oreilles de lourds pendants rehaussés de brillants ou de perles, aux poignets des bracelets , aux doigts de nombreuses bagues enrichies de Louisettes , de camées. Pour fixer le haîk (Melhafa ) ou le foulard sur la, tête, des épingles, des agrafes, des cercles dorés sur le front.
Ainsi costumées, elles vont à pieds. Elles laissent derrière elles une fine senteur d'ambre, de fleur d'oranger, de lavande, de-rose de jasmine , D'autres, plus modernes, ont déjà recours aux extraits triples de parfumeurs. Elles restent cependant fidèles aux pâtes et aux pommades de jasmin qu'elles affectionnent spécialement pour les mains ou les cheveux pour lesquels elles se servent aussi d'huile parfumées dont elles conservent les recettes. Le henné aux mains, aux ongles et aux pieds, le khôl aux sourcils, le sôuek aux dents et aux lèvres sont de rigueur.
Après les salutations, les souhaits, les accolades d'usage à l'entrée, les babillages et cuquetages montent en voix fines et flûtées avec un peu de ces appels hauts et gutturaux du parler arabe. Sur les sofas, sur les tapis, sur les peaux de mouton on s'installe commodément , les jambes gracieusement croisées, et aisément repliées?
Les Oasisiennes ont quelquefois grand air, un cachet savoureux d'Orient féminin, deviné parfois, rarement entrevu.
Les fêtes réunissent des visiteuses nombreuses, puis aussi les deuils : elles vont porter des compliments, des vœux de bonheur : des consolations ou des condoléances. Elles nous fassent ressentir qu'elles sont aptes aux épanchements du cœur, et leur âme est habile aux compassions, aux douleurs partagées : tout événement, même tragique, par sa nécessaire venue, enlève presque le regret; Toujours ainsi entre elles, hors la présence de l'homme, elles perdent tout sentiment du liberté et se laissent aller à leur nonchalance naturelle.

Le Rob

dimanche 28 mars 2010, 12:13

Le sirop de datte, également appelé miel de datte, robb ou rob, est un sirop sucré brun foncé obtenu à partir d'extrait de dattes.

Le sirop est préparé à base de dattes cuites dans de l'eau, puis filtrées pour enlever les noyaux et enfin pressées pour extraire un jus. Le jus extrait est concentré par cuisson à feu doux jusqu'à l'obtention d'un liquide coloré et sirupeux (30 à 35°Bé), avec une concentration de solide total de 70% en poids.

Le sirop de datte s'utilise pour parfumer les sauces de Couscous surtout El Mrassa , qui à défaut du Rob en utilise soit des dattes Ghars ou carrément du sucre , bien sur le Rob est le meilleur ingrédient pour ce délicieux plat .