Les Festivités d'El Hadra

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Les Festivités d'El Hadra


El Hadra : c'est la transe que Sidi bouhania a légué a ces héritiers il est spécifique aux descendants de ce vénérable marabout , cela ne les empêchent pas de recruter des adeptes étrangers à sa ligné .
En imagine un peu des danseurs jouant avec le feu , les lames et , tels sont les adeptes de Lhadra ou plutôt les adeptes de Sidi Bouhania .
Quelques un de nos compatriotes voient cela comme une auto-flagellation , or les études confirmes que ces états sont une sorte d'expression afin de surpasser la douleur physique et morale .
El hadra se distingue par la non complexité des gestes et des rituels contrairement a Sidi Ammar ; elle n'est pas assez riche dans sa musicologie , un rythme unique , une danse unique et encore moins les actes de transe .
L'interprétation du mot Hadra veut dire présence ou précisément l'appel à la présence , c'est à dire engager une musique qui assure l'appel et qui retient l'attention de l'assistance , et quand cela est assure , s'engage ensuite plusieurs genres de musiques et de festivités .

"Il se déroule en deux temps :
1. Le hizeb (pl.azhab) qui est la récitation des louanges, prières et litanies (dhikr ou dzikr). Dermenghem décrit ainsi le hizeb d'une hadhra à la zaouïa d'Ouzera près de Médéa dans l'Atlas tellien algérien. "L'orchestre est disposé en demi-cercle. Il y a plusieurs bendir, (instruments de musique à percussion faisant partie des membranophones qui comporte qu'une seule face de percussion, très répandu en Afrique du nord, où une peau, généralement de chèvre est tendue sur un large cercle en bois), une ou deux guesbah, (flûtes de roseau), parfois un daff, (un tambourin de grande taille sur cadre)[2]...deux chœurs qui se font face et répètent en général les mêmes versets. Le texte est formé de versets coraniques, de prières et d'invocations, répétées souvent plusieurs fois, qui culminent en une grande litanie fortement assonancée et rythmée...."
2. L'ijdeb ou danse extatique. En réalité ces deux temps sont séparés par une pause avec des offrandes, des enchères. C'est pendant ces danses et la transe qu'ont lieu les manifestations spectaculaires avec les sabres, les charbons ardents, les chèches...Il faut souligner le fait que l'exubérance et le "désordre" manifestes recouvrent en réalité des conduites qui sont extrêmement codifiées et dont le contrôle est assuré par le maâlem. "

Hadra : rituel collectif du Dhikr

Hadra ou hadhra (du mot hodour = présence, in extenso séance-réunion) est un terme difficile à cerner en ce sens qu'il peut revêtir plusieurs réalités. Il peut approximativement signifier assistance ou assemblée de fidèles dans les rites soufis. Peut également désigner la présence divine. Selon Bernard Moussali, hadra ou dhikr-al-hadhra est le rituel collectif du Dhikr (scansion répétitive du nom de Dieu sur un ostinato progressant par degrés). Certains le pratiquent avec des instruments de musique, d'autres avec claquements de mains ou de doigts. Le hadra public est ouvert, créatif, improvisé et peut être aussi "chaotique" que nos grandes messes rock.
Ce rituel se pratique dans le contexte spirituel des assemblées des confréries soufies et comporte des invocations, des louanges et des prières chantées, dont la finalité est de parvenir à un certain état d'extase (wajd).

Cet art se manifeste aujourd'hui notamment lors des moussem, les anniversaires et les festivités, et spécialement celui du Mouloud, l'anniversaire de la naissance du Prophète Mohammed. Il s'agit également de chants ancestraux soufis d'Afrique du Nord.
A l'origine, la hadra désigne, en arabe, la transe collective telle qu'elle est pratiquée lors des cérémonies de confréries soufies marocaines, en particuliers les Aïssâwas.Cette pratique est exécutée comme cérémonial pendant les grandes fêtes Aïssâwas. La grande fête ou moussem se déroule à Meknès prés du sanctuaire du cheikh al Kamel, à l'occasion de la célébration de la naissance du prophète . La hadra fait partie d'un rituel que l'on appelle aussi lila, car il dure toute la nuit. La lila des Aïssâwas commence par des chants puis est suivi par la hadra. Dans le cadre d'un hadra au sein d'un ordres soufi, le munshid est limité et contrôlé par le sheikh; l'inshad est généralement plus marginal, l'essentiel étant consacré une plus grande liturgie consacrée aux prières et au dhikr.
Cette musique correspond aux pulsations des battements du cœur et au souffle de l'être humain. Elle mène au Fana, la dévotion au tout puissant Allah. La progression s'accélère au fur et à mesure en s'intensifiant.
Cela devient un procédé pour se détacher du monde et parvenir à une extase, à l'anéantissement (fana'). Le dhikr s'accompagne souvent de l'usage d'une sorte de chapelet (????????) [misba?a], misbaha; chapelet). Cette pratique est justifiée par ces versets du Coran :