Le Palmier et Oued Righ

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Site dedié au palmier d'Oued Righ

LE PALMIER D'OUED RIGH

Oued Righ et Le Palmier


vendredi 26 mars 2010, 12:46

En arabe le palmier est du genre féminin (nekhla); sont spécialement masculins les arbres mâles (dokkar).
Le cycle vital du palmier. - Aux Oasis sahariennes, la production du palmier est très faible une année sur deux ; il y des dattes tous les ans parce que la périodicité varie d'un arbre à l'autre, mais le même palmier ne donne pas deux ans de suite, il donne une fois une récolte normale - si les intempéries ne viennent pas l'annuler - et une autre fois il n'en donne qu'un tiers ou un quart, ou même rien du tout.
Et c'est ici un détail qui influe beaucoup sur la valeur à attribuer au palmier, question importante puisque cet arbre constitue l'à-peu-près l'exclusive richesse des Oasis .
Cette appréciation est encore commandée d'une part par l'âge de l'arbre, car un palmier trop jeune ou trop vieux ne donne rien, et d'autre part par son mode de plantation, car s'il est en jardin irrigué ou dans un fond de sebkha où l'humidité est proche de la surface il peut donner de 60 à 80 kilos de dattes, tandis que s'il est en bour, c'est-à-dire dans un terrain vague, inculte et sec, il faut dépouiller jusqu'à quarante arbres différents pour recueillir ces mêmes 60 kilos de fruit.
Nous nous sommes donc attaché à établir ce départ, qui n'avait jamais été recherché, entre les différents âges et les différentes situations du palmier aux Oasis, de façon à dire ensuite : " Cette palmeraie vaut intrinsèquement tant, ce pays vaut tant. "
LES précisions que nous allons présenter sont de connaissance courante chez tous les habitants, il suffisait de les leur demander.
Nous avons dit que le palmier se reproduit non par semis ni par boutures, mais par drageons.
Lorsque le drageon est séparé de sa mère et mis en place, il prend le nom de " gharsa ou Hachana ou Djebara", littéralement "plant", et il garde ce nom jusqu'à l'apparition de son premier régime, c'est-à-dire, pour un gharsa normalement approvisionné d'eau : quatre ou cinq ans.
Dès qu'il a offert ce premier régime il est dit " âardha ", littéralement " offrant ", " produisant " ; on dit alors de lui " il a offert une fois ", " il a offert deux fois ", au fur et à mesure qu'il offre sa première puis sa seconde récolte : à noter que cela ne se produit pas forcément pendant deux années se suivant, puisque nous avons vu que. généralement, les récoltes sont bisannuelles.
Cette spécialisation du palmier en production de début se justifie parce que ses régimes ne sont pas encore de grosseur normale, comme ils le deviendront un peu plus tard ; ce sont des produits d'adolescent.
Cependant, parvenu à l'Age où nous l'observons, il a déjà poussé plusieurs rangées de feuilles : on compte que, dans des conditions moyennes, il en pousse trois rangées par an à partir de la fin de la seconde année de sa plantation : on l'a " nettoyé " tous les ans de feuilles vieilles de plus d'un an en coupant leurs pétioles à environ 30 ou 40 centimètres du stipe dont leurs chicots hérissent ainsi le pourtour.
Or quand il a " offert " sa seconde récolte, on le nettoie de tous ces chicots en les coupant au ras du stipe, et comme ces chicots sont dits en arabe " kernaf ", on dit de lui qu'il est " Mekernefa -Meguechgech", littéralement " débarrassé ", nettoyé de ses kernaf. Il a atteint en ce moment à peu près hauteur d'homme.
On lui maintient cette épithète pendant deux ou trois récoltes, c'est-à-dire quatre ou cinq ans ; comme il prend de l'âge et de la vigueur, il arrive enfin à donner une récolte normale, d'importance moyenne.
A ce moment il prend le nom de " bekra ".
" Bekra " c'est toute femelle, humaine ou animale, qui arrive à son plein épanouissement, qui est prête à enfanter pour la première fois ; il faut entendre ici que rien de ce que le jeune palmier a produit ne compte encore, que ce n'est que maintenant qu'il va produire ce que l'on attend de lui : c'est le palmier en plein rapport.
En ce moment son stipe est déjà haut, gros, gonflé de sève, les quignons des feuilles coupées sont d'un brun chaud, leur épiderme est uni, exempt de fentes, glacé et reluisant ; les feuilles sont longues de trois et même quatre mètres, les folioles sont drues et longues, d'un beau vert-épinard ; les pédoncules des régimes sont nettement de couleur orange et les régimes eux-mêmes acquièrent un grand développement, il peuvent porter jusqu'à 15 kilos de dattes chacun. Cet été de la vie du palmier dure longtemps, 30 ans, 40 ans, suivant les soins dont il est l'objet.
Puis à la longue les premiers signes de vétusté se manifestent, le stipe se dégonfle, diminue de grosseur ; il semble sortir de terre et s'exhausser par sa base dont toute la partie inférieure apparaît recouverte de racines adventices ; les beaux quignons bruns et glacés se fendillent et tournent au gris ; les feuilles s'allongent moins vigoureusement et leurs folioles se clairsement et se rapetissent ; la production diminue bientôt de 50 pour 100 : le palmier est dit " kebira ", " vieille ".
Il se maintiendra encore longtemps en cet état si l'eau ne lui fait pas défaut : " il pourra voir naître, grandir et mourir le fils de son propriétaire ", - mettons 40 ou 50 ans, - puis il s'affecte d'une décrépitude évidente ; son stipe maigrit encore, sa partie envahie par les racines adventices s'élève jusqu'à deux mètres du sol ; ses quignons se morcellent, s'usent sous l'action des vents et des sables charriés, jusqu'à cesser d'être distincts, l'arbre devient gris-clair et se courbe, avec seulement quatre ou cinq feuilles mal venues, longues de moins d'un mètre, entre lesquelles pend un pauvre régime sans développement et presque sans fruits; la récolte tombe au-dessous de dix et même de cinq kilos : le palmier est " charefa " - " décrépite ".
II durera ainsi des années, des dizaines d'années, jusqu'au jour où on viendra l'abattre pour fournir deux poutres destinées a remplacer dans la maison du maître celles qu'ont mangées les termites.
Nous venons de décrire l'existence du palmier de jardin ou encore du palmier planté dans un bas-fond aqueux, où il boit selon ses besoins et réussit autant que son frère des jardins. Ce sont-là les deux seuls sujets intéressants, car les autres, les palmiers des bour secs, ne donnent qu'accidentellement et de loin en loin, au hasard d'une année humide, une récolte appréciable.

Le Palmier Dattier

lundi 9 août 2010, 09:46

LE PALMIER-DATTIER
La couleur de la datte est variable selon les espèces : jaune plus ou moins clair, jaune ambré translucide, brun plus ou moins prononcé, rouge ou noir. Sa consistance est également variable, elle peut être molle, demi-molle ou dure, les dattes à consistance dure sont dites dattes sèches. Leur chair a un aspect farineux.
Le péri an the, encore appelé vulgairement calice ou cupule, subsiste toujours el reste parfois adhérent au fruit.
Propagation
Le dattier se reproduit par graine ou par voie végétative. La reproduction par graine est longue ; elle ne permet en effet d'obtenir des sujets productifs qu'au bout d'une dizaine d'années. Le dattier étant une espèce dioïque, on obtient en moyenne par semis de noyaux 50 % de sujets mâles et 50 % de sujets femelles, l"hétéro-zygotie des plants originaux provoque une très forte hétérogénéité de la descendance ; il n'est donc pas possible de reproduire les caractéristiques des pieds mères par voie sexuée.
Cependant ce mode de propagation permet d'obtenir parfois des phénotypes intéressants ; il a permis d'introduire le dattier en dehors de son aire primitive de culture.
La multiplication par voie végétative est le mode normal de propagation utilisé pour constituer de nouvelles plantations". Le matériel de multiplication utilisé est le rejet ou drageon se développant à la partie basale du tronc ou sur le bulbe. Le rejet reproduit intégralement îes caractéristiques du pied mère: sexe, aptitudes, qualités des fruits...
Les rejets se développant sur le tronc ou gourmands peuvent être également utilisés, mais ils s'enracinent plus difficilement que tes rejets de base, les sujets présentent souvent des caractères d'instabilité : ils peuvent changer de sexe et être d'une production aléatoire. Dans le Sahara algérien, ces palmiers sont considérés comme ' fous' (medjnoun) ou stériles (bafroum).

LES CULTIVARS
Le dattier étant un hybride, ce qu'on appelle communément * variété * ne sont en réalité que des races ou métis non fixes ou phénotypes.
Dans toutes les régions de l'Ancien Monde où la culture du dattier est très anciennement pratiquées, les cultivars sont très nombreux. D'après Salman JWAIDEH , de Basra, 354 cultivars auraient été dénombrés en Irak, En Tunisie, selon KEARNEY il y aurait 150 cultivars reconnus ; au Maroc, PERBAU-LERU? en signale plus d'une centaine. En Mauritanie, nous en avons relevé plus de 350 . Bien entendu, il ne s'agit là que de cultivars reconnus, car dans certaines palmerais il existe de très nombreux francs, issus de semis plus ou moins volontairement de noyaux dont certains, présentent des caractéristiques intéressantes, ont été multipliés par voie végétative.
Au sud du Sahara, de nombreuses palmeraies ont été créées par semis de noyaux : en Adrar des Iforas (Mali), dans l'Aïr et la région de Zinder-Gouré (Niger), au Kanem (Tchad). "
II semble, d'ailleurs, qu'autrefois ce mode de propagation du dattier ait été d'un usage courant; l'auteur arabe du XII éme siècle, IBN EL-AOUANE, dans son traité d'agriculture: Kitab el-Fellah, n'en mentionne pas d'autre,
La célèbre datte Deglet-Nour, selon les traditions de l'Oued Rhlr (Algérie), aurait résulté de semis légendaires de noyaux dans la palmeraie d'El-Harira, près de Touggourt, en fin du XIII ou au début du XIV siècle .
Après sa propagation dans l'Oued Rhir, la Deglet-Nour fut introduite dans le sud tunisien, vers 1600, par un planteur de Tozeur nommé SIDI Touati ,
La Deglet-Nour est actuellement localisée en Algérie, dans les palmeraies des Zïbans, de l'Oued Rhïr, du Souf, de Ouargla et du Mzab, et de El-Goléa et en Tunisie dans le Djerid et la Nefzaoua. Son introduction ailleurs, en Afrique du Nord, n'a pas donné de résultat interessant .
Au cours des siècles, des sélections furent opérées en tenant compte des qualités commerciales des fruits, de la productivité des plants et de leur adaptabilité aux conditions écologiques locales. Ces sélections ont entraîné la limitation du nombre de cultivars, réduits pour chaque région à quelques phénotypes dominants.
Dans les pays où la culture du dattier est relativement récente : aux U.S.A. (Californie, Arizona, Texas), en Australie, en Afrique du Sud..., les cultivars introduits ont été choisis parmi les plus intéressants dans les régions productrices d'Afrique du Nord, d'Egypte et d'Irak.
A noter que La légende attribue l'origine de cette datte à la fille d'un roitelet de l'Oued Rhir. Moussa ou Thenhit el-Talaoui. Celle-ci, nommée Aicha, était appelée o Noura o. la lumière, en raison de sa beauté, mais elle avait un gros défaut : elle portait à sa bouche et avalait tous les petits objets, même les plus durs. Tous les traitements devant lui faire perdre cette mauvaise habitude ayant échoué, elle fut conduite en pèlerinage sur la tombe d'un saint venére, qui lui apparut en songe, lui promettant la guérison et la prospérité pour le pays. Au repas suivant, Aicha mangea des dattes en avalant Ies noyaux. Sur le chemin du retour, elle fut prise de violentes douleurs abdominales et (dut s'arrêter dans une petite palmeraie pour soulager ses entrailles à sept reprises. Apres quoi elle se trouva guérie. L'année suivante, en retournant sur la tombe du saint homme, pour le remercier de sa guérison, Lala Noura s'arrêta en passant à la palmeraie où elle s'était soulagée, elle vit alors sur les lieux meme sept touffes de palmiers portant de merveilleuses dattes translucides et parfumées que les gens appelèrent Deglet-Nour, tel dattes ou les doigts de Noura. La petite palmeraie fut alors appelée EI-Harira (les petites défécations).

Les différentes variétés de Dattes


dimanche 28 mars 2010, 20:05

El Gatouf : c'est la première étape de l'évolution , de petite pépite qui lorsqu'elle tombent du régime , elles sont utilisées par les filles à fabriquer des colliers sommaire .

El ghiouane : c'est la deuxième étape de l'évolution du régime de datte , de petit calibre , de couleur verte , avec un noyau encore blanc non résistant , sa saveur est encore amère , il n'est consommé que par les animaux et les bêtes de somme .

Lamzagoun : c'est lorsque El ghiouane commence à prendre une teinte plus sombre penchant soit vert le vert ou le jaune .

El Bassar : c'est l'étape dans laquelle la datte prend le goût prés final , un peu sucré un peu amère , au fur et à mesure les couleurs des bouts change et deviennent plus mous .

Deglet Nour , ou les doigts de lumière , la plus luxuriante , la plus délicieuse des dattes , plutôt la reine , elle se consomme fraîche et se conserve dans des sacs dit (Btana) , on lui rajouter du Naanaa Bouchoucha qui la rendait plus douces . Le miel extrait de cette datte dégage un e odeur d'arome de miel , très délicieux aussi .

El Ghars , c'est la datte de toute l'année et de disette , elle est conservée pendant des années dans des sacs de tissus généralement blancs , elle est utilisée dans les confisseries orientales tel que le Makroud , et les sauces de Marssa , aussi elle est considérée comme un aliment complémentaire pour les enfants de bas age jadis , les femmes dénoyautes les dattes ,les écrasent ensuite entre les paumes de leurs mains et en font de petites boules qu'elles font consommées à leurs enfants .

Degla Beida : une datte sèche , au couleur de nuance blanche et jaune , a la chair dure , elle est très riche en gluten et en saccharose , elle était utilise pour la fabrication de bière locale Makhokhiya , et La Karoua des mariés et pour conservés et attendrir les piments forts (Mangoue) .

El Hamraiya ,Tinissine ,Tantboucht ,Socriya ,Taneslit ,Hamraya ,Tifaziouine ,Moch Degla ,Tafza ,halaoua ,Takerboucht ,Lahchef.Deglet Abid , Deglet Lamghas, Oudjh Laajouz , Erretba , Eloulou , Echaiira, Eladjina, Essokria, Essbaa Laaroussa, Ettati, Defer El Gat .

Les miracles des Dattes

Les Dattes

La Karoua : en fait sécher une calebasse en la vide , après un bon nettoyage de l'intérieur en y met des corses de grenade aigre , de la cannelle , on délie des dattes dans de l'eau et on remplît la calebasse. Une fois pleine elle est laissée fermenter. On ne bois ce breuvage qu'une fois fermenté. On l'appelle aussi " l'eau de la calebasse " ou " calebasse de ta mariée " parce qu' au moment des noces les fiancés avec leurs amis, les fiancées avec leurs compagnes en boivent.
Avec les dattes on fabrique aussi du vinaigre. La fabrication de ce vinaigre s'effectue en menant dans une cruche des dattes des espèces deglet nour ou kounti. On complète avec de l'eau et on bouche avec du plâtre (Djebs). On laisse cela pendant quarante jours, puis on ouvre et on filtre.
Si l'on mélange des dattes avec du beurre et des grains de blé grillé, le tout pilé ensemble, on obtient une sorte de gâteau. C'est ce qu'on appelle Refis, sorte de nougat. On en confectionne pendant le Ramadhan et les petits enfants en raffolent.
On conserve les dattes dans des jarres ou dans des bassins en maçonnerie. Ces jarres sont très grandes. Pour en extraire les dattes, quand on arrive a la moitié, le bras ne peut les y atteindre, pour les prendre donc, on pratique un trou au milieu du corps de la jarre afin d'en sortir les dattes jusqu'à la dernière. En bas de la jarre ou du bassin maçonné se trouve aussi un petit trou pour le sirop ou le miel . Ce " miel " est, pourrait-on dire, le sang de la datte. Pour le recueillir on pratique un trou en bas de la jarre. Celui-ci est maçonné
au plâtre afin que le miel puisse s'écouler. Ce miel est très doux. On le mange avec du pain, de la galette, on en met dans le couscous, mélangé au beurre ou encore dans la marmite à la place des dattes pour la préparation de Lamrassa.
Avec les dattes on fait beaucoup de choses. Je vous en ai signalées quelques unes. J'en ajouterai une ou deux comme l'Harbouche , sorte de nougat au blé ou à la pistache.
Ce nougat au blé est composé de blé grillé, de fromage dur pilé, de beurre et de dattes. Le tout bien pressé ensemble est mis en boulettes. Cela se consomme immédiatement sinon on le conserve tant que l'on veut. Le nougat à la pistache est composé de pistaches pilées et de dattes. La pistache ( Btom) c'est des petites graines de couleur bleue, noire, jaune et rouge qui viennent du Sahara.
Nous ne mangeons pas les noyaux, mais nous les donnons aux bêtes. El Btom n'est jamais jeter par terre , une croyance dit que sur eux se trouve le sceau du Prophète. Le mercredi les enfants qui fréquentent les écoles coraniques apportent une mesure de noyaux au maître.
Le coeur du palmier que nous appelons Djemmar est blanc comme le lait, facile à croquer. Il pousse au sommet du palmier. Cet Djemmar est formé des folioles blanches très serrées les unes contre les autres. C'est un aliment
Parmi les coutumes léguées par les ancêtres il faut que j'en mentionne une qui a trait à Djemmar . Le jour de la sortie du marié, lorsqu'il va procéder au lavage de ses effets, ses garçons d'honneur vont abattre un palmier dans son jardin pour en retirer le cœur appelé Djemmar qu'ils découpent en petit morceau et qui jettent sur le tête du marié ; et remettent une bonne partie aux parents de la mariée pour en faire le Tbegue en plus du Malih , El fassa les morceaux de sucre.

El Gtaie- La récolte des Dattes


Oued Righ et Le Palmier

vendredi 26 mars 2010, 12:46

En arabe le palmier est du genre féminin (nekhla); sont spécialement masculins les arbres mâles (dokkar).
Le cycle vital du palmier. - Aux Oasis sahariennes, la production du palmier est très faible une année sur deux ; il y des dattes tous les ans parce que la périodicité varie d'un arbre à l'autre, mais le même palmier ne donne pas deux ans de suite, il donne une fois une récolte normale - si les intempéries ne viennent pas l'annuler - et une autre fois il n'en donne qu'un tiers ou un quart, ou même rien du tout.
Et c'est ici un détail qui influe beaucoup sur la valeur à attribuer au palmier, question importante puisque cet arbre constitue l'à-peu-près l'exclusive richesse des Oasis .
Cette appréciation est encore commandée d'une part par l'âge de l'arbre, car un palmier trop jeune ou trop vieux ne donne rien, et d'autre part par son mode de plantation, car s'il est en jardin irrigué ou dans un fond de sebkha où l'humidité est proche de la surface il peut donner de 60 à 80 kilos de dattes, tandis que s'il est en bour, c'est-à-dire dans un terrain vague, inculte et sec, il faut dépouiller jusqu'à quarante arbres différents pour recueillir ces mêmes 60 kilos de fruit.
Nous nous sommes donc attaché à établir ce départ, qui n'avait jamais été recherché, entre les différents âges et les différentes situations du palmier aux Oasis, de façon à dire ensuite : " Cette palmeraie vaut intrinsèquement tant, ce pays vaut tant. "
LES précisions que nous allons présenter sont de connaissance courante chez tous les habitants, il suffisait de les leur demander.
Nous avons dit que le palmier se reproduit non par semis ni par boutures, mais par drageons.
Lorsque le drageon est séparé de sa mère et mis en place, il prend le nom de " gharsa ou Hachana ou Djebara", littéralement "plant", et il garde ce nom jusqu'à l'apparition de son premier régime, c'est-à-dire, pour un gharsa normalement approvisionné d'eau : quatre ou cinq ans.
Dès qu'il a offert ce premier régime il est dit " âardha ", littéralement " offrant ", " produisant " ; on dit alors de lui " il a offert une fois ", " il a offert deux fois ", au fur et à mesure qu'il offre sa première puis sa seconde récolte : à noter que cela ne se produit pas forcément pendant deux années se suivant, puisque nous avons vu que. généralement, les récoltes sont bisannuelles.
Cette spécialisation du palmier en production de début se justifie parce que ses régimes ne sont pas encore de grosseur normale, comme ils le deviendront un peu plus tard ; ce sont des produits d'adolescent.
Cependant, parvenu à l'Age où nous l'observons, il a déjà poussé plusieurs rangées de feuilles : on compte que, dans des conditions moyennes, il en pousse trois rangées par an à partir de la fin de la seconde année de sa plantation : on l'a " nettoyé " tous les ans de feuilles vieilles de plus d'un an en coupant leurs pétioles à environ 30 ou 40 centimètres du stipe dont leurs chicots hérissent ainsi le pourtour.
Or quand il a " offert " sa seconde récolte, on le nettoie de tous ces chicots en les coupant au ras du stipe, et comme ces chicots sont dits en arabe " kernaf ", on dit de lui qu'il est " Mekernefa -Meguechgech", littéralement " débarrassé ", nettoyé de ses kernaf. Il a atteint en ce moment à peu près hauteur d'homme.
On lui maintient cette épithète pendant deux ou trois récoltes, c'est-à-dire quatre ou cinq ans ; comme il prend de l'âge et de la vigueur, il arrive enfin à donner une récolte normale, d'importance moyenne.
A ce moment il prend le nom de " bekra ".
" Bekra " c'est toute femelle, humaine ou animale, qui arrive à son plein épanouissement, qui est prête à enfanter pour la première fois ; il faut entendre ici que rien de ce que le jeune palmier a produit ne compte encore, que ce n'est que maintenant qu'il va produire ce que l'on attend de lui : c'est le palmier en plein rapport.
En ce moment son stipe est déjà haut, gros, gonflé de sève, les quignons des feuilles coupées sont d'un brun chaud, leur épiderme est uni, exempt de fentes, glacé et reluisant ; les feuilles sont longues de trois et même quatre mètres, les folioles sont drues et longues, d'un beau vert-épinard ; les pédoncules des régimes sont nettement de couleur orange et les régimes eux-mêmes acquièrent un grand développement, il peuvent porter jusqu'à 15 kilos de dattes chacun. Cet été de la vie du palmier dure longtemps, 30 ans, 40 ans, suivant les soins dont il est l'objet.
Puis à la longue les premiers signes de vétusté se manifestent, le stipe se dégonfle, diminue de grosseur ; il semble sortir de terre et s'exhausser par sa base dont toute la partie inférieure apparaît recouverte de racines adventices ; les beaux quignons bruns et glacés se fendillent et tournent au gris ; les feuilles s'allongent moins vigoureusement et leurs folioles se clairsement et se rapetissent ; la production diminue bientôt de 50 pour 100 : le palmier est dit " kebira ", " vieille ".
Il se maintiendra encore longtemps en cet état si l'eau ne lui fait pas défaut : " il pourra voir naître, grandir et mourir le fils de son propriétaire ", - mettons 40 ou 50 ans, - puis il s'affecte d'une décrépitude évidente ; son stipe maigrit encore, sa partie envahie par les racines adventices s'élève jusqu'à deux mètres du sol ; ses quignons se morcellent, s'usent sous l'action des vents et des sables charriés, jusqu'à cesser d'être distincts, l'arbre devient gris-clair et se courbe, avec seulement quatre ou cinq feuilles mal venues, longues de moins d'un mètre, entre lesquelles pend un pauvre régime sans développement et presque sans fruits; la récolte tombe au-dessous de dix et même de cinq kilos : le palmier est " charefa " - " décrépite ".
II durera ainsi des années, des dizaines d'années, jusqu'au jour où on viendra l'abattre pour fournir deux poutres destinées a remplacer dans la maison du maître celles qu'ont mangées les termites.
Nous venons de décrire l'existence du palmier de jardin ou encore du palmier planté dans un bas-fond aqueux, où il boit selon ses besoins et réussit autant que son frère des jardins. Ce sont-là les deux seuls sujets intéressants, car les autres, les palmiers des bour secs, ne donnent qu'accidentellement et de loin en loin, au hasard d'une année humide, une récolte appréciable.

Le Palmier Dattier


lundi 9 août 2010, 09:46

LE PALMIER-DATTIER
La couleur de la datte est variable selon les espèces : jaune plus ou moins clair, jaune ambré translucide, brun plus ou moins prononcé, rouge ou noir. Sa consistance est également variable, elle peut être molle, demi-molle ou dure, les dattes à consistance dure sont dites dattes sèches. Leur chair a un aspect farineux.
Le péri an the, encore appelé vulgairement calice ou cupule, subsiste toujours el reste parfois adhérent au fruit.
Propagation
Le dattier se reproduit par graine ou par voie végétative. La reproduction par graine est longue ; elle ne permet en effet d'obtenir des sujets productifs qu'au bout d'une dizaine d'années. Le dattier étant une espèce dioïque, on obtient en moyenne par semis de noyaux 50 % de sujets mâles et 50 % de sujets femelles, l"hétéro-zygotie des plants originaux provoque une très forte hétérogénéité de la descendance ; il n'est donc pas possible de reproduire les caractéristiques des pieds mères par voie sexuée.
Cependant ce mode de propagation permet d'obtenir parfois des phénotypes intéressants ; il a permis d'introduire le dattier en dehors de son aire primitive de culture.
La multiplication par voie végétative est le mode normal de propagation utilisé pour constituer de nouvelles plantations". Le matériel de multiplication utilisé est le rejet ou drageon se développant à la partie basale du tronc ou sur le bulbe. Le rejet reproduit intégralement îes caractéristiques du pied mère: sexe, aptitudes, qualités des fruits...
Les rejets se développant sur le tronc ou gourmands peuvent être également utilisés, mais ils s'enracinent plus difficilement que tes rejets de base, les sujets présentent souvent des caractères d'instabilité : ils peuvent changer de sexe et être d'une production aléatoire. Dans le Sahara algérien, ces palmiers sont considérés comme ' fous' (medjnoun) ou stériles (bafroum).

LES CULTIVARS
Le dattier étant un hybride, ce qu'on appelle communément * variété * ne sont en réalité que des races ou métis non fixes ou phénotypes.
Dans toutes les régions de l'Ancien Monde où la culture du dattier est très anciennement pratiquées, les cultivars sont très nombreux. D'après Salman JWAIDEH , de Basra, 354 cultivars auraient été dénombrés en Irak, En Tunisie, selon KEARNEY il y aurait 150 cultivars reconnus ; au Maroc, PERBAU-LERU? en signale plus d'une centaine. En Mauritanie, nous en avons relevé plus de 350 . Bien entendu, il ne s'agit là que de cultivars reconnus, car dans certaines palmerais il existe de très nombreux francs, issus de semis plus ou moins volontairement de noyaux dont certains, présentent des caractéristiques intéressantes, ont été multipliés par voie végétative.
Au sud du Sahara, de nombreuses palmeraies ont été créées par semis de noyaux : en Adrar des Iforas (Mali), dans l'Aïr et la région de Zinder-Gouré (Niger), au Kanem (Tchad). "
II semble, d'ailleurs, qu'autrefois ce mode de propagation du dattier ait été d'un usage courant; l'auteur arabe du XII éme siècle, IBN EL-AOUANE, dans son traité d'agriculture: Kitab el-Fellah, n'en mentionne pas d'autre,
La célèbre datte Deglet-Nour, selon les traditions de l'Oued Rhlr (Algérie), aurait résulté de semis légendaires de noyaux dans la palmeraie d'El-Harira, près de Touggourt, en fin du XIII ou au début du XIV siècle .
Après sa propagation dans l'Oued Rhir, la Deglet-Nour fut introduite dans le sud tunisien, vers 1600, par un planteur de Tozeur nommé SIDI Touati ,
La Deglet-Nour est actuellement localisée en Algérie, dans les palmeraies des Zïbans, de l'Oued Rhïr, du Souf, de Ouargla et du Mzab, et de El-Goléa et en Tunisie dans le Djerid et la Nefzaoua. Son introduction ailleurs, en Afrique du Nord, n'a pas donné de résultat interessant .
Au cours des siècles, des sélections furent opérées en tenant compte des qualités commerciales des fruits, de la productivité des plants et de leur adaptabilité aux conditions écologiques locales. Ces sélections ont entraîné la limitation du nombre de cultivars, réduits pour chaque région à quelques phénotypes dominants.
Dans les pays où la culture du dattier est relativement récente : aux U.S.A. (Californie, Arizona, Texas), en Australie, en Afrique du Sud..., les cultivars introduits ont été choisis parmi les plus intéressants dans les régions productrices d'Afrique du Nord, d'Egypte et d'Irak.
A noter que La légende attribue l'origine de cette datte à la fille d'un roitelet de l'Oued Rhir. Moussa ou Thenhit el-Talaoui. Celle-ci, nommée Aicha, était appelée o Noura o. la lumière, en raison de sa beauté, mais elle avait un gros défaut : elle portait à sa bouche et avalait tous les petits objets, même les plus durs. Tous les traitements devant lui faire perdre cette mauvaise habitude ayant échoué, elle fut conduite en pèlerinage sur la tombe d'un saint venére, qui lui apparut en songe, lui promettant la guérison et la prospérité pour le pays. Au repas suivant, Aicha mangea des dattes en avalant Ies noyaux. Sur le chemin du retour, elle fut prise de violentes douleurs abdominales et (dut s'arrêter dans une petite palmeraie pour soulager ses entrailles à sept reprises. Apres quoi elle se trouva guérie. L'année suivante, en retournant sur la tombe du saint homme, pour le remercier de sa guérison, Lala Noura s'arrêta en passant à la palmeraie où elle s'était soulagée, elle vit alors sur les lieux meme sept touffes de palmiers portant de merveilleuses dattes translucides et parfumées que les gens appelèrent Deglet-Nour, tel dattes ou les doigts de Noura. La petite palmeraie fut alors appelée EI-Harira (les petites défécations).


Les différentes variétés de Dattes

dimanche 28 mars 2010, 20:05

El Gatouf : c'est la première étape de l'évolution , de petite pépite qui lorsqu'elle tombent du régime , elles sont utilisées par les filles à fabriquer des colliers sommaire .

El ghiouane : c'est la deuxième étape de l'évolution du régime de datte , de petit calibre , de couleur verte , avec un noyau encore blanc non résistant , sa saveur est encore amère , il n'est consommé que par les animaux et les bêtes de somme .

Lamzagoun : c'est lorsque El ghiouane commence à prendre une teinte plus sombre penchant soit vert le vert ou le jaune .

El Bassar : c'est l'étape dans laquelle la datte prend le goût prés final , un peu sucré un peu amère , au fur et à mesure les couleurs des bouts change et deviennent plus mous .

Deglet Nour , ou les doigts de lumière , la plus luxuriante , la plus délicieuse des dattes , plutôt la reine , elle se consomme fraîche et se conserve dans des sacs dit (Btana) , on lui rajouter du Naanaa Bouchoucha qui la rendait plus douces . Le miel extrait de cette datte dégage un e odeur d'arome de miel , très délicieux aussi .

El Ghars , c'est la datte de toute l'année et de disette , elle est conservée pendant des années dans des sacs de tissus généralement blancs , elle est utilisée dans les confisseries orientales tel que le Makroud , et les sauces de Marssa , aussi elle est considérée comme un aliment complémentaire pour les enfants de bas age jadis , les femmes dénoyautes les dattes ,les écrasent ensuite entre les paumes de leurs mains et en font de petites boules qu'elles font consommées à leurs enfants .

Degla Beida : une datte sèche , au couleur de nuance blanche et jaune , a la chair dure , elle est très riche en gluten et en saccharose , elle était utilise pour la fabrication de bière locale Makhokhiya , et La Karoua des mariés et pour conservés et attendrir les piments forts (Mangoue) .

El Hamraiya ,Tinissine ,Tantboucht ,Socriya ,Taneslit ,Hamraya ,Tifaziouine ,Moch Degla ,Tafza ,halaoua ,Takerboucht ,Lahchef.Deglet Abid , Deglet Lamghas, Oudjh Laajouz , Erretba , Eloulou , Echaiira, Eladjina, Essokria, Essbaa Laaroussa, Ettati, Defer El Gat .


Les miracles des Dattes

Les Dattes
La Karoua : en fait sécher une calebasse en la vide , après un bon nettoyage de l'intérieur en y met des corses de grenade aigre , de la cannelle , on délie des dattes dans de l'eau et on remplît la calebasse. Une fois pleine elle est laissée fermenter. On ne bois ce breuvage qu'une fois fermenté. On l'appelle aussi " l'eau de la calebasse " ou " calebasse de ta mariée " parce qu' au moment des noces les fiancés avec leurs amis, les fiancées avec leurs compagnes en boivent.
Avec les dattes on fabrique aussi du vinaigre. La fabrication de ce vinaigre s'effectue en menant dans une cruche des dattes des espèces deglet nour ou kounti. On complète avec de l'eau et on bouche avec du plâtre (Djebs). On laisse cela pendant quarante jours, puis on ouvre et on filtre.
Si l'on mélange des dattes avec du beurre et des grains de blé grillé, le tout pilé ensemble, on obtient une sorte de gâteau. C'est ce qu'on appelle Refis, sorte de nougat. On en confectionne pendant le Ramadhan et les petits enfants en raffolent.
On conserve les dattes dans des jarres ou dans des bassins en maçonnerie. Ces jarres sont très grandes. Pour en extraire les dattes, quand on arrive a la moitié, le bras ne peut les y atteindre, pour les prendre donc, on pratique un trou au milieu du corps de la jarre afin d'en sortir les dattes jusqu'à la dernière. En bas de la jarre ou du bassin maçonné se trouve aussi un petit trou pour le sirop ou le miel . Ce " miel " est, pourrait-on dire, le sang de la datte. Pour le recueillir on pratique un trou en bas de la jarre. Celui-ci est maçonné
au plâtre afin que le miel puisse s'écouler. Ce miel est très doux. On le mange avec du pain, de la galette, on en met dans le couscous, mélangé au beurre ou encore dans la marmite à la place des dattes pour la préparation de Lamrassa.
Avec les dattes on fait beaucoup de choses. Je vous en ai signalées quelques unes. J'en ajouterai une ou deux comme l'Harbouche , sorte de nougat au blé ou à la pistache.
Ce nougat au blé est composé de blé grillé, de fromage dur pilé, de beurre et de dattes. Le tout bien pressé ensemble est mis en boulettes. Cela se consomme immédiatement sinon on le conserve tant que l'on veut. Le nougat à la pistache est composé de pistaches pilées et de dattes. La pistache ( Btom) c'est des petites graines de couleur bleue, noire, jaune et rouge qui viennent du Sahara.
Nous ne mangeons pas les noyaux, mais nous les donnons aux bêtes. El Btom n'est jamais jeter par terre , une croyance dit que sur eux se trouve le sceau du Prophète. Le mercredi les enfants qui fréquentent les écoles coraniques apportent une mesure de noyaux au maître.
Le coeur du palmier que nous appelons Djemmar est blanc comme le lait, facile à croquer. 11 pousse au sommet du palmier. Cet Djemmar est formé des folioles blanches très serrées les unes contre les autres. C'est un aliment
Parmi les coutumes léguées par les ancêtres il faut que j'en mentionne une qui a trait à Djemmar . Le jour de la sortie du marié, lorsqu'il va procéder au lavage de ses effets, ses garçons d'honneur vont abattre un palmier dans son jardin pour en retirer le cœur.



lundi 9 août 2010, 17:55

Le jour du Gtaie (La récolte de Dattes)
C'était un jour de fête pour toute la grande famille , à l'exception des enfants qui la considéraient comme un petit temps de détente qui finit toujours par des corvées insoutenables du au froid et aux exigences des adultes à envoyer les plus jeunes chercher les dattes tombées dans l'eau glaciale du Khandags qui leur était impossible de dire quoique ce soit , il y avait une obéissance aveugle et inconditionnelle des ordres.
Les missions étaient confiées de tel sorte que toute la famille s'investisse , il y a ceux qui préparent les bâches (les vieilles ) et ceux qui ballayent les chambres de stockage ( Makhzan Lakhzine) pour les jeunes femmes .
Les jeunes gens s'investissent à leur tour à préparer le matériel de coupe, de tri, de transport, et d'accrochage des régimes.
On est réveillé à l'aube , les charrettes sont déjà prête et tout de suite après avoir fait la provision de féves et de pain de Kilo , nous prenons la route d'Ain Aourir et le Gtaa commence son travail , il escalade le palmier muni de son Mendjel , du Karkabou et la corde avec laquelle il fait descendre les régimes de qualité .
Quand il termine la coupe de tout les régimes d'un palmier il jette le Mandjel par terre et cite ce qui suit :
Salou Ala Mohamed !
L'assistance lui replique :
Sala Allah Alih wa Salam !
Quand un passant traverse le jardin , il doit dire : Katar Achourha = Que son dixième soit beaucoup !
l'assistance lui répond : Wa Nbi Yzourha = Et le prophète la visite !
Vers midi , l'un des anciens se retira pour commencer la préparation de la Doubara (Redkha) dans un Gueroudj , après avoir ramasser quelques tomates fraîches , des grenades et des piments qu'il écrase avec la crosse du Mendjel en rajoutant les fèves de chez Khabata ; une fois la préparation terminée en se rassemble par tranche d'age on nous serre le repas , le tas de dattes Ghers commence a laisser s'écouler son miel dans les fosses creuser pour ce but . Les charrettes commence aussitôt leur va et vient , cela durera une semaine sans répit ni relâche .
Un autre chantier est entamé juste après la fin de la récolte c'est celui du traitement , tri , emballage dans des caisses en bois , accrochages des régimes de qualité , fourrer les dattes molles avec les pieds dans des sacs de cotons (Ghars Mahchi) -(Matmoura)- (Btana).

RETOUR A LA TERRE ...........