Le Bokhour et les Fumigations du Djerid et d'Oued Righ

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Le Bokhour et les Fumigations du Djerid et d'Oued Righ

Le parfum à brûler est encore aujourd'hui si répandu, sa nécessité quotidienne si pressante parmi les Touggourtis qu'il se trouve et s'achète non seulement au Souq mais chez tous les droguistes, dans la plupart des épiceries, des quartiers ou de villages, toujours pourvues de bois d'agalloche, de benjoin, de mastic, d'assa fœtida (hantit) d'Afghanistan, que Joret assimile au laser des Romains, de gomme ammoniaque de l'Iran, etc.. ainsi que des racines à fumées propres au Maghreb et d'usage immémorial : le chardon à glu (Atractylis gummifera) et la sarghine (Corrigiola téléphiifolia) dont les Nord-Africains sollicitent depuis toujours les charmes.
Il n'est aucune circonstance de la vie qui ne soit entourée de menaces et qui n'appelle le recours aux fumigations odorantes (tebkhir). On brûle des fleurs de lavande autour d'une accouchée. On les brûle aussi la veille du Mouloud, l'anniversaire de la naissance du Prophète. J. Desparmet a décrit les coutumes analogues de l'Algérie : " Le moment de l'accouchement est considéré comme particulièrement dangereux. La mère et l'enfant se trouvent à la merci des génies malfaisants. Aussi ne doit-on pas cesser de brûler des parfums dans la chambre où accouche une femme. De même le premier aliment qui a été présenté à l'enfant dès sa naissance a été composé de simples et d'aromates. C'est qu'aux yeux des Mauresques l'enfant ne se trouve en sûreté contre les coups des esprits que s'il est noyé dans une atmosphère odorante et muni intensément de drogues consacrées. "
Tous les vendredis, la maison touggourti est encensée. Les femmes y font brûler des parfums et portent leur fumée (bkhour) dans tous les coins, les parties les plus sombres de l'habitation, les réduits, qui sont les séjours préférés des jnoun. Pour la même raison, avant de prendre possession d'un appartement, d'une maison nouvelle ou qui est restée inhabitée, on y brûle (ibakhrou) des aromates, ainsi que dans la chambre d'une nouvelle épousée. Les citernes, les puits, les silos sont ainsi périodiquement enfumés. Et le hammam après le bain.
On encense les écrits, religieux ou magiques, la signature des contrats, ou toute affirmation de concorde. On brûle des parfums pour guérir les fièvres, ou au moment où l'on récite les formules qui devront rendre la raison à un insensé, lorsqu'on sacrifie à un Saint, lorsqu'on égorge le mouton de l'Aïd. Une opération magique, la recherche d'un trésor enfoui, ne vont jamais sans la protection des fumées. Celles-ci interviennent encore au cours des assemblées des confréries, ou lorsqu'on récite le Coran pour un mort. Les aromates brûlés ont parfume son linceul. Ils brûlent sous son Catafalque.
Les corps usités pour ces encensements ne sont que de manière exceptionnelle de l'encens. Le benjoin joue un rôle beaucoup plus large, avec le bois d'agalloche, ou les parfums composés. Le mastic en larmes est brûlé contre les maux de gorge, le caméléon desséché pour rétablir l'individu affecté par un écrit ou un sortilège, des cheveux de juif pour asservir les jnoun, les poils d'une chèvre qui a mis bas trois fois pour guérir les fièvres malignes. Les femmes seules, pour hâter le retour de l'absent, jettent sur les braises du réchaud des graines de carvi ou de coriandre, ibakhrou lilghaïb.
J. Desparmet pour l'Algérie, la doctoresse Legey pour le Maroc ont décrit les usages des fumées dans la société maghrébine. Leurs témoignages valent pour l'ens'emble de l'Afrique du Nord. En ce qui concerne la Tunisie de très précieux témoignages se trouvent dans l'ouvrage de William Marçais et Abderrahman Guiga : " Textes arabes de Takrouna ". P. 299, récit d'un sacrifice : " On fit sortir le mouton de la zaouia..., l'homme l'étendit à terre, et de son couteau préalablement encensé, il l'égorgea. " La même coutume est attestée au Maroc . Page 385, un mariage à Takrouna ; " Alors la coiffeuse a levé le voile et dit : " Béni soit le Prophète ! Quelle est cette beauté éclatante ? Bénédiction divine sur cette jeune vierge ! Succès et gain à qui bénit le Prophète ! Fumigation magique sur l'œil de l'envieux !... " " ...Pendant ce temps, la mère et la sœur de la mariée, cassolette en mains, font des fumigations de gomme ammoniaque et de chardon à glu. Les flocons de fumée montent parmi l'assemblée des femmes... " Les auteurs, dans les notes qui suivent ce récit, ajoutent qu'en dévoilant la mariée on l'expose aux maléfices. Des moyens de défense s'imposent pendant le temps qu'elle demeure le visage découvert : fumigations, formules propitiatoires, imprécations contre les porteurs d'influences mauvaises. La croyance dans les vertus de la gomme ammoniaque est générale dans l'Afrique du Nord. En Andalousie cette substance portait le nom de fasoukh (briseur de maléfices). Dans la Berbérie orientale, pour les fumigations magiques, la gomme ammoniaque ne s'emploie guère que mêlée au chardon à glu.
Chardon à glu (dad) et gomme ammoniaque (ouchaq) sont ainsi souvent associés à l'état brut dans les nouets prophylactiques comme ceux qui sont suspendus aux métiers à tisser, ou ceux que portent les hommes pour se protéger des sortilèges qui menaceraient leur virilité. La racine (d'atractylis est débitée en tronçons enfilés sur une ficelle. On trouve ces ligatures pendues dans les boutiques ou les maisons. C'est sous cette forme que le dad est vendu. La gomme ammoniaque est tirée du rhizome de la férule commune. En Orient, elle est extraite d'une autre ombellifère, le Durema ammoniacum, qui porte elle-même le nom d'ouchaq. Les mots d'ouchaq et de fasoukh, ou fi-soukh, ne sont pas toujours bien différenciés, et selon les lieux pris souvent l'un pour l'autre. Ouchaq seul ou bien Ouchaq et dad sont choisis et brûlés constamment chaque fois qu'il s'agit de contrer et d'effacer les effets des sortilèges, et du mauvais œil parmi tous autres. Ce sont
A eux et à leurs fumées qu'on a recours pour assurer les pouvoirs des amulettes lorsque ceux-ci sont compromis par les manigances ou le regard des envieux.
A la sarghine, au contraire des drogues précédentes, ne semblent pas avoir été attribués de pouvoirs magiques particuliers. C'est un parfum que les Arabes, lorsqu'ils envahirent et colonisèrent le Maghreb, trouvèrent partout en usage. Ibn Beïthar, le botaniste andalou, Abderrazaq el Djezaïri le désignent sous le nom de bakhour el barbar, le parfum des Berbères. Les noms qui l'ont désigné et le désignent encore, selon les lieux et les temps ne sont que variations sur le même radical, lui aussi berbère : tawsarghint, lasarghint, sarghina. Léon l'Africain écrit tauzar-ghant. Le produit est vendu sur tous les marchés, dans toutes les boutiques sous la forme de longues racines fibreuses qui ont été attribuées au Telephium Imperati L., mais appartiennent en fait à un genre voisin de la tribu des Paronychiées, la Corrigiola téléphiifolia Pourr.
On brûle la sarghine pour son odeur douce et fugitive; parfum de l'intimité chez les Bédouins de la chaumière ou de la tente. Les époux s'enfument en portant le brûle-parfums (fîg. 18) sous le vêtement, la chemise ou la melhafa, lorsqu'ils doivent dormir côte à côte. La fumée de la sarghine a pour propriété de neutraliser les principes qui, dans l'odeur des sexes et surtout du sexe féminin, sont de nature à provoquer l'éloignement ou à s'opposer à la pleine expression du désir. Ainsi, les tiédeurs du lit ne portent plus vers les narines que les émanations les plus légères, et parmi les éthers que distillent les chairs, la portion à la fois la moins brutale et la plus provocante. L'odeur propre de la sarghine dans le même temps s'atténue, se dissout pour s'effacer et disparaître. Personne ne peut le lendemain la déceler ni autour des choses, ni autour des personnes. Il n'est pas de parfum plus discret.
La sarghine n'est cependant pas toujours et partout employée à l'état de pureté, après avoir, ainsi qu'il convient, été au préalable légèrement humidifiée, pilée et
conservée en pot quelques heures avant l'usage. Les amateurs y mêlent parfois aujourd'hui quelques grains de mahleb et quelques clous de girofle. Ils usent aussi de la sarghine pour composer des poudres pour la chevelure en l'additionnant de chouch el ouard (boutons de roses) et de gammam (boutons de myrte), le tout pilé finement. Cette poudre est mêlée aux cheveux après leur lavage, au cours du tressage, et l'odeur en plaît aux bédouins.
Les marchands n'hésitent pas non plus, entraînés par la mode, la tendance générale et déjà ancienne à la " composition ", à offrir aujourd'hui au chaland la sarghine coupée, mêlée de parfums à brûler plus percutants. J'ai vu vendre à Sfax un mélange qui comprenait pour un kilogramme de sarghine, cent grammes de mastic, autant de benjoin, le tout coloré en jaune par la racine de curcuma. Les compositions usitées dans quelques familles sont plus complexes. Voici une formule pour ceux qui répudient la simplicité antique : pour 200 grs de racines de sarghine, prendre 30 grs d'encens (louben), autant de mastic, 15 grs de benjoin rouge et 15 grs de benjoin noir, 50 grs de mahleb, 20 grs de clous de girofle, une noix de galle, 15 grs de boutons de roses (chouch el ouard), 5 grs d'ambre gris, 10 grs de souak (ecorce de racine de noyer). Faire tremper, piler pour faire une pâte, couvrir et laisser reposer, étaler à l'ombre jusqu'à dessication. Le produit obtenu a un aspect granuleux. il s'emploie en fumée pour parfumer le lit, la chambre, les vêtements ou le corps, les femmes dénouant leur ceinture pour laisser monter la fumée jusqu'aux seins. C'est s'éloigner beaucoup de la simple sarghine, dans sa discrétion originelle.
Les amateurs de parfums, les parfumeurs parfumant et les parfumés manifestent depuis bien longtemps cette passion des mélanges, cette recherche de la composition, toujours plus complexe, sinon toujours plus harmonieuse. Le kyphi des Egyptiens a donné le branle. Dioscoride, Plutarque, Galien, les inscriptions des temples ont fourni diverses recettes, que Loret a comparées - On fabrique couramment dans les maisons touggourtis des poudres mélangées, ou des pastilles à brûler de formules variables, répondant à des types généraux traditionnels. Les Egyptiens se comportaient déjà de la même manière. Aux dix ingrédients du kyphi, ils ajoutaient du miel et faisaient des pastilles à brûler. Ils pouvaient les mâcher aussi pour donner à l'haleine une odeur agréable .
Parmi leurs formules tradtionnelles, les Touggourtis ont distingué louaba el ma (pastilles à l'eau) et louaba el Amber (pastilles à l'ambre) dont voici les modes de préparation :
Touaba el ma : prendre du qmari, le piler et tamiser. Prendre du benjoin, le piler, mêler un tiers de qmari et 2/3 de benjoin. Ajouter un peu d'ambre gris, la valeur d'un gramme pour un kilo du mélange. Placer le tout dans une marmite, arroser d'eau de fleurs d'oranger et d'eau de roses jusqu'à couvrir. Chauffer doucement jusqu'à prise pâteuse du mélange. A ce moment on prend de la civette (30 grs pour une préparation d'un kilo) que l'on délaie dans une quantité égale d'huile de ben. Le mélange de qmari-benjoin est mis sur un très petit feu pour qu'il demeure plastique. On en prend de petites quantités qui sont roulées entre les paumes préalablement enduites de civette et ben. On forme ainsi de petites pastilles que l'on peut mouler sur une forme, ou écraser sous un cachet de bois gravé d'une rosace ou de tout autre motif. En refroidissant, la pastille durcit.
Cette préparation odorante sert surtout à enfumer le linge disposé sur un sakhkhane, une sorte de panier de lattes à claire-voie et renversé. Il est bon d'asperger d'abord le linge d'eau de roses. Il acquiert ainsi un parfum durable.
L'eau qui reste au fond de la marmite, après achèvement des louaba s'appelle Kouenjlou et sert de parfum.
Touaba el Amber. Ce sont des pastilles à brûler de taille moindre et de ton plus clair que les touaba el ma. On prend :
qmari pulvérisé finement ........ 1 kg
ambre gris (une ouquia) .......... 30 grs
colle de poisson .................. Q.S.
eau de fleurs d'oranger .......... Q.S.
pour faire une pâte plastique.
Cette pâte est moulée entre les doigts en forme de pastille et mise sous cette forme à sécher. Elles servent de bkhour pour leur fumée odorante. Certains amateurs s'en servent aussi pour parfumer leur thé ou leur café en faisant fondre une pastille au fond de leur tasse.
On reconnaît dans ces pastilles comme les prototypes de produits analogues répandus dans le commerce du monde sous les noms de pastilles de Damas, de pastilles du sérail, les premières contenant aussi le santal du Mysore, la candie de Ceylan, de l'essence de girofle, les secondes du labdanum, de la civette, des essences de roses, de carvi, de patchouli qui augmentent très sensiblement le prix de revient comme le prix de vente.
D'une manière plus générale, plus banale et plus quotidienne, les femmes touggourtis, pour obtenir une fumée bienfaisante et protectrice, jettent sur leur réchaud ou leur brûle-parfums ce qu'elles appellent el mejmouâ, el khalta c'est-à-dire le mélange, la réunion, obtenu en pilant au moitier, et à parts égales, benjoin, noix de galle, clous de girofle, mastic, qmari et sucre.
Les gens des campagnes usent aussi pour les fumigations de poudres composées qui utilisent autant que possible ce que l'on pourrait appeler " les moyens de bord ". L. F., autour de ses ateliers de distillation, installes en pleine brousse, en a recueilli deux exemples :
1 ° :
graines de caroubes ............ 1 once
graines de coriandre ............ 1/2 "
boutons de fleurs de myrte {gammam) ..2 "
benjoin......................... 1 "
feuilles de lentisque ............ 1/4 "
civette .......................... traces
La civette utilisée est celle d'Abyssinie pure, souvent rapportée de La Mecque (zbed mekkaouf), dans les cornes d'origine. Un vieillard dont la corne était vide y avait versé la poudre et chauffait le tout au soleil.
Les graines de caroube ont une odeur propre très fine, vanillée, parente de celle du baume du Pérou.
2° boutons sechés de fleurs de myrte (gammam) 3 onces
menthe pouliot séchée (fleiou) .............. 1 "
feuilles de lentisque ....................... 1/4 "
benjoin .................................... 1/2 "
cannelle ................................... 1/2 "
charbon de chêne vert ...................... 1/2 "
Les parfumeurs professionnels préparent des mélanges plus savants de poudres, agglomérées grâce à la gomme adragante, passée ensuite à la filière, et vendues en baguettes sous le nom de Nedd . La composition du Nedd est naturellement variable. Les bons nedds de Sfax, dits persans, répondent à une formulation de cette sorte :
bois d'agalloche (qmari) ......... 300 grs
benjoin en larmes du Siam ...... 100 "
feuilles de ciste labdanifère séchées 200 "
sciure de santal .................. 100 "
vanilline ........................ 10 "
civette ........................... 10 "
acide cinnamique ................ 5 "
coumarine ....................... 5 "
nitrate de potasse ................ 30 "
gomme adragante ................ 40 "
Faire un mucilage de la gomme, mêler, pétrir et passer à la filière. En remplaçant dans une formule de ce genre les 300 grs de qmari par du charbon de bois de peuplier, on obtient un nedd noir, dit nedd soudani.
Il est possible de simplifier encore pour arriver à une formule de ce genre :
bois de qmari .................. 450 grs
benjoin .......................... 50 "
feuilles sèches de ciste labdanifère 100 "
essence de santal ................ 30 "
essence de patchouli ............. 10 "
essence de d'opoponax............ 30 "
mucilage de gomme adragante . , . . 160 "
II n'y a plus ni bois de santal, ni civette. Un Sfaxi, qui opérait autrefois, mettait dans son nedd des poches vides de musc. Ces poches sont devenues rares. On peut les remplacer par le musc ambrette et obtenir le même résultat et des fumées de même ton.
Les pastilles et les nedds sont des produits de bonne conservation et de peu d'encombrement qui passent les frontières et que les voyageurs emportent : les Touggourtis ne se font pas faute de les utiliser eux-mêmes. Ils en apprécient l'agrément, sans que cesse cependant pour eux le sentiment que les fumées du nedd portent aussi avec elles des pouvoirs bénéfiques. C'est ce sentiment toujours présent aux confins archaïques de la conscience qui justifie la survivance du bakkhar, de l'encenseur public, dans la société maghrébine. On le rencontre chaque jour et partout, agitant sa cassolette de fer blanc, dans les marchés et dans les boutiques des quartiers musulmans comme dans les rues commerçantes des quartiers chrétiens. C'est une figure pittoresque de ce vieux monde. Elle a souvent inspiré la plume des chroniqueurs et celle des romanciers. Achille Robert l'a décrite parmi ses types algériens : " Dans les villes on rencontre un nègre qui, n'ayant aucun métier, se munit d'un petit récipient de fer dans lequel il met quelques charbons allumés et des aromates... et le soudani circule en encensant les passants... El Bakkkhar se rend dans les cafés et les endroits publics balançant sa mabakhera. Il lance des appels :
Iah msalli alà ennebi !
Iah krim nta Allah !
iah el momenin !... etc. "
Elissa Rhaïs, dans un de ses romans , a mis le même personnage en scène sur le marché de Blidah :
" Avec une cuiller de bois trouée, ils tiraient les fèves
fumantes de l'eau brunâtre où elles mijotaient et les servaient aux acheteurs dans des exemplaires fanés du journal officiel. "
" On remarquait aussi un grand nègre au corps mince, à la tète fine, vêtu d'une gandourah immaculée, qui balançait d'un bras un petit fourneau suspendu à un fil de fer, où brûlaient quelques charbons saupoudrés d'encens. Il arrêtait les Juives et les Mauresques qui passaient, et promenait autour de leur tète la fumée bénie de son instrument.

  • - Aïaou el djaoui ! Innfà ou idaoui ! Voilà l'encens !

II protège et il guérit ! Aïaou il fassoukh ! Iffssckh amalkoum ! Voici du fassoukh ! Il dissout les ensorcellements!
" Les femmes passaient, ne prenant pas garde à lui. Elles l'évitaient. Elles le repoussaient quand il montrait de l'insistance ;

  • - Allah iftah ! y a Baba Mbarek, Allah iflah ! Allah te donnera, Baba Mbarek, Allah te donnera !

" Mais Baba Mbarek ne se rebutait pas pour si peu. Il allait de l'une à l'autre, enfumant chacune envers et contre son gré, jusqu'à ce que Y âme de la baraka finit par lui donner deux sous pour son travail sacré. "