La Médecine et les Pratiques Médicales dans l'Oued Righ

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PRATIQUES MEDICALES



PRATIQUES MEDICALES

SUPERSTITITIONS ET LEGENDES




Maladie des hommes - Médications
Nous n'avons pas l'intention, nous ne pourrions le faire, d'ailleurs, de donner une nomenclature complète de toutes les maladies qui sévissent dans la commune et des modes de traitement affectés à chacune d'elles.
Nous nous bornerons seulement à rappeler celles de ces maladies que nous avons constatées et qui sont les plus fréquentes. Quant à leur traitement et aux médicaments employés, nous nous contenterons de signaler ceux dont usent, les indigènes, lorsqu'ils ne s'adressent pas aux praticiens européens.
Disons tout d'abord que les amulettes, la reproduction par l'écriture de quelques versets du Coran, les signes cabalistiques, jouent un grand rôle dans le traitement de toutes les maladies.
DES FIEVRES. Les fièvres sont pour ainsi dire signifiantes et fréquentes. Traitement :
1° Prendre trois noyaux de dattes sur chacun desquels on écrit les trois mots suivants : Karoum, — Firoum, — Hamana. Ces trois noyaux sont ensuite placés sur des braises et le malade est soumis à des fumigations avec la fumée qui s'en dégage.

Les trois mots ci-dessus rappellent les noms de trois hommes, qui se faisaient passer pour dieux et qui prétendaient disposer du bien et du mal. Leur puissance était, paraît-il, redoutable.
2° Reproduction de versets du Coran :
sur des pelures d'oignons, qui sont ensuite mangées par les malades ;
sur des feuilles de kolkha (vérule), que le malade pend à son cou ;
3 ° Fumigations de feuille de laurier-rose ;
4° Reproduction de noms de génies malfaisants sur du papier-, qui constitue ensuite une amulette.
JAUNISSE. — incision sur le sommet de la tête. De la poudre de chasse est ensuite brûlée sur cette incision.
GASTRITE. — ENTERITE. — MALADIES DE L'ESTOMAC ET DES INTESTINS. — Lecture d'un verset du Coran sur un verre d'eau que le malade avale ensuite.
Reproduction d'un verset du Coran sur une assiette.
L'écriture est ensuite effacée avec de l'eau, que le malade absorbe.
FLUXION DE POITRINE. — Friction de driess (thapsia) sur le sternum. Pointes de feu sur le sternum et au sommet des omoplates.

BRONCHITES. — Infusion de Jandjelane (galanga), de sekendjebir (gingembre), de Tib (clous de girofles), matin et soir.
MALADIES DE LA HATE. — Cataplasme d'ansal (scylle).
SYPHILIS. — Cette maladie est relativement très répandue dans la région.
Traitement : infusion de salsepareille et autres plantes dépuratives pendant quinze jours, abstinence de sel, de viande de bœuf et de chèvre, de boissons excitantes, de coït ; nourriture au beurre.
HYSTERIE. — Aspiration de vapeurs de graines de kasbor (coriandre) et récitation par un taleb de quelques versets du Coran.
MALADIE DITE SODAA : Épilepsie (?) Danse de Saint-Gui (?)— Mettre de l'eau dans un petit pot en terre placé dans un récipient plus grand contenant également de l'eau. Faire chauffer à blanc une faucille, et en frapper le fond du grand récipient en tournant autour du petit pot. L'eau contenue dans ce dernier s'évapore : le malade est guéri.
PLAIES- — Cataplasme d'oignons, de henné, de poivre rouge de la plante dite khiata (verveine) (?).
FURONCLES — ABCES, — Cataplasme de hachich sabua (fumeterre) pour faire mûrir et crever. Tanin.
VARIOLE. — La variole sévit périodiquement dans la région et notamment dans les Ksours , où elle reparait plusieurs fois dans l'année .
Comme partout ailleurs, les indigènes pratiquent la variolisation. Dès qu'un individu est atteint de la maladie, ils s'empressent d'ouvrir les boutons du malade pour y prendre du pus, qu'ils inoculent aux membres de leurs familles- Un « douar » est donc ainsi très vite contaminée. Malgré toutes les mesures prises et les conseils donnés, il est souvent impossible de réagir contre cette dangereuse habitude.
L'inoculation se fait au moyen d'un couteau par une incision soit dans l'espace inter métacarpien du pouce et de l'index droits, soit au haut de l'humérus.
On sait quelle répugnance éprouvent les indigènes à se faire vacciner par un praticien français. La cause prédominante de cette répugnance est la croyance invétérée chez eux, que la vaccination faite à l'européenne rend les femmes infécondes et les hommes impuissants.
Cette conviction tend cependant à disparaître; _ les résultats obtenus ont obligé les indigènes a se rendre a l'évidence. Aussi su soumettent-ils assez volontiers maintenant à la vaccination, telle que nous la pratiquons.
Pendant l'hiver 1898-1899, le médecin de colonisation a vacciné 3.442 enfants dans les divers Ksours de la région .
Traitement de la variole ; Boissons chaudes et bouillon de poule. Le malade est rarement isolé.
COLIQUES — Amulettes renfermant des versets du Coran. Reproduction de versets du Coran sur du papier; l'écriture est ensuite lavée avec de l'eau, que le malade absorbe.
OPHTALMIE. —
1° Reproduction d'un verset du Coran sur un œuf de poule- L'œuf est ensuite percé d'un petit trou et vidé. Il est suspendu entre les deux yeux jusqu'à ce que le malade guérisse ;
2° amulettes suspendues au cou ;
3° sulfate de cuivre cuit dans du lait de femme avec du safran et de l'alun et appliqué ensuite sur les yeux. ;
4° sulfate de cuivre mélangé à du miel et du sucre et oralement appliqué sur les yeux.
PIQURES DE SERPENTS. —
1° Il existe parait-ll, dans la mâchoire de quelques chevaux, un petit os que les Indigènes en retirent. Cet os, il faut le dire, se trouve rarement- On l'applique sur la piqure et le malade guérit ;
2° Application sur la piqûre d'un morceau de ventre d'agneau ou de chameau ;
3° Quelques habitants de la region ont reçu le don de guérir instantanément les piqûres de serpents. Il leur suffit d'insuffler de la terre sur la piqûre. Ce don leur vient de ce que la première femme de l'auteur commun des Oulad Aliti, a allaité un serpent.
DE LA RAGE. — Il existait chez les Oulad Salah, un taleb, mort depuis longtemps, qui avait le don de guérir de la rage en écrivant des amulettes avec le sang tiré du gros orteil du pied droit.
Ce marabout renommé a été remplacé, toujours chez les Oulad Salah, par deux indigènes, qui ont également le don de guérir la rage en faisant boire au malade une goutte de leur sang. Ce pouvoir leur a été donné par le saint Sidi Atya des Béni Meraï. Ils guérissent également les chiens atteints d'hydrophobie en leur faisant manger sept petites galettes, sur lesquelles ils ont tracé certains caractères.
Enfin les autres traitements suivants sont également
mis en pratique: •
1° absorption d'un bouillon fait avec du poulet et de petits insectes rouges (espèce de punaises des champs) ;
2° manger sept dattes préparées par un taleb ;
3° manger un morceau de galette d'orge, sur lequel un taleb a écrit quelques versets du Coran ;
4° manger le foie de la bète, qui a mordu le malade ;
5° amulettes ;
6° bains de Bhours.
Les tolbbà (médecins indigènes) n'ont pas, on le pense bien, des connaissances très étendues en pathologie, et, bien souvent, ils sont embarrassés pour se prononcer sur la nature et le caractère d'une maladie et sur le traitement à ordonner. Dans ce cas, l'ouvrage dit « kala-moussa > aide le toubib à se tirer d'embarras. Il procède ainsi qu'il suit :
Tout d'abord il prend son chapelet et en compte plusieurs grains 6 chacun desquels il donne le nom d'une lettre de l'alphabet. Il reprend ensuite chacun de ces grains en lui donnant le nom de la lettre qui lui a été attribuée, et sous l'inspiration de Dieu ou du diable, Il s'arrête à l'un de ces grains. Il ne lui reste plus alors qu'à chercher dans le « kalamoussa » la page renfermant la lettre indiquée par le grain de chapelet ; il y trouve le nom de la maladie, le jour où elle s'est déclarée et les causes qui l'ont provoquée.
La médication est, d'ailleurs, toujours la même. Elle consiste à tuer une poule blanche, noire ou grise (la couleur est indiquée par le « kalamoussa »)- et la faire bouillir et à la manger en commun. Les os, les entrailles, les plumes, sont ensuite placés dans un morceau de vieille marmite ou de vase en terre et exposés sur un chemin.
De quelques médications particulières et de quelques philtres.
CONTRE L'IMPUISSANCE :
1° amulettes suspendues au cou renfermant quelques passages de l'ouvrage intitulé El Bourda (poème mor¬tuaire);
2° manger un moineau carbonisé et pilé ;
3° manger pendant 7 jours consécutifs de jeunes tourtereaux : on devient jeune et vigoureux- Il ne faudrait pas en manger pendant 40 jours, car la mort ne tarderait pas à venir;
4° manger quelquefois des cervelles de mouton.
POUR PRODUIRE L'IMPUISSANCE. — Prendre un peu de sel, quelques grains d'orge et quelques petits morceaux de charbon. Envelopper le tout dans un bout de linge ayant servi de suaire et le placer dans une tombe. L'impuissance disparaît lorsque la préparation est retirée de la tombe.



Fécondité de la femme.


POUR LA PRODUIRE. — Écrira des versets du Coran; en faire des amulettes, que l'on suspend au côté gauche de la femme.
POUR L'ARRETER. — Les femmes, lorsqu'elles ont leurs menstrues, prennent de leur sang, le mélangent avec de l'argile et une herbe connue d'elles seules. Le tout est enterré.
La fécondité reparait si cette préparation est remise à jour soit par la femme, soit par toute autre personne.
POUR PRODUIRE L'AVORTEMENT :
1° Absorption de diverses plantes abortives ;
2° D'autres fois on prend une meule de ces petits moulins à main, dont se servent les femmes dans leur ménage. On place la meule sur le ventre de la femme et on lui imprime, pendant un temps plus ou moins long, un mouvement de rotation.
Si l'on veut se faire aimer d'une femme, il faut ;
1° se procurer des cheveux de l'adorée ; se faire écrire par un taleb quelques lignes d'un livre particulier et composer du tout une amulette, que l'on suspend à une branche d'arbre. Chaque fois que le vent agitera plus ou moins fort cette amulette, le cœur de la femme désirée battra plus ou moins fort pour celui qui l'aura préparée et suspendue ;
2° ou se faire écrire dans le creux de la main droite quelques lignes de l'ouvrage précité. Fermer la main et l'ouvrir brusquement devant la femme; l'effet est certain ;
3° on peut encore faire écrire ces lignes sur une glace, que l'on montre à la femme.
Pour semer la zizanie, la haine, l'inimitié entre un mari et sa femme, entre un amant et sa maîtresse, il faut:
1° vider entre les deux, lorsqu'ils sont couchés l'un à côté de l'autre et endormis, le fiel d'un lézard vert ;
2° faire écrire par un taleb quelques invocations diaboliques sur un papier et enfermer celui-ci dans un tombeau.
On sait que les indigènes ont la ferme conviction que pour faire perdre la raison à un individu, il suffît de lui faire manger une cervelle d'hyène ou de mulet. Cette conviction est tellement innée chez eux que, lorsqu'un indigène tue une hyène ou qu'un mulet crève, la cervelle de ces animaux doit être brûlée en présence de la djemaâ et de nombreux témoins. Les cendres sont ensuite dis-persées de tous côtés.
Un seul remède peut guérir un individu qui a mange une cervelle d'hyène ou de mulet : manger une cervelle d'homme. Les indigènes n'hésitent pas à violer la tombe d'un cadavre récemment inhumé pour se procurer ce remède unique et infaillible.
Un nouveau-né est-il destiné plus tard à devenir berger on lui fait manger, aussitôt après sa naissance, une cervelle de chacal. Lorsqu'il sera grand et que les chacals hurleront il comprendra ce qu'ils diront, mais il ne devra pas le répéter, sous peine de tomber dangereusement malade.
Maladies des chevaux — Médication.
COLIQUES : — 1° Conduire le cheval malade à un de ces nombreux marabouts qui existent dans tous les cimetières musulmans. La guérison est certaine;
2e Fumigation de kelkha (fumeterre) et incision sur une veine d'un des côtés du ventre de l'animal.
Du « MOUGHELA » (tétanos). — Les indigènes donnent le nom de « moughela » à une maladie qui se déclare quelquefois chez le cheval, lorsque celui-ci se trouve à côté d'autres chevaux qui mangent de l'orge, tandis qu'on ne lui en a pas donné.
Traitement : 1° Attacher a la queue du cheval quelques petits bâtons d'olivier.
2° La seconde opération est plus longue et plus compliquée. Les indigènes couchent le cheval. Ils passent ensuite une aiguillée de fil dans une espèce de bouton qui se forme à chaque coin intérieur des yeux de la bête malade. Au moyen du fil ils attirent en dehors ce bouton et le tranchent avec un rasoir. Ils font ensuite une incision longitudinale au-dessous et à la naissance de la queue. L'opération est alors terminée.
REPOUSSE DU POIL. — Pour les blessures sur le dos :
1° Faire carboniser un corbeau et un serpent ; les piler et recouvrir pendant 7 jours consécutifs, avec la poudre ainsi obtenue, la partie à traiter.
2° Piler du verre et un morceau quelconque de peau carbonisée et faire la même opération que ci-dessus.
Pour un cheval couronné : Carboniser un lézard vert; mélanger la poudre de ce lézard pilé à de l'huile et quelquefois à du goudron et enduire de cette pommade la partie malade.



Des « Djamàa - Koubba» et des « Zerda »


Tous les cimetières de la région ont une « djamâ » (tombeau d'un marabout).
Les origines de ces saints personnages sont presque toutes inconnues des habitants actuels de la région. Elles se perdent dans la nuit des temps et nous n'avons pu recueillir sur elles aucun renseignement.
Ces tombes de marabouts, qui ont donné leurs noms aux cimetières qui les entourent, ont, en général, une forme identique. Ce sont des gourbis en pierres couverts d'une modeste Koubba et placés le plus souvent sur un monticule. Dans l'Intérieur se dresse une espèce de catafalque recouvert de plusieurs étoffes rouges, bleues, jaunes, vertes, en laine ou en fil, offertes par les indigènes du pays. De petites lampes, des brûle-parfums en terre cuite, entourent çà et là la tombe du marabout, auprès de laquelle les fervents viennent de temps en temps notamment le vendredi, faire brûler de l'encens ou offrir des chandelles. Bien que les gourbis ne soient pas fermés, les étoffes qui recouvrent la tombe ne sont jamais soustraites. Les indigènes redoutent trop le châtiment qui frapperait l'auteur d'un pareil sacrilège.
Quelques indigènes, lorsque les labours et récoltes sont terminés, confient au marabout la garde de leurs charrues et de leurs instruments agricoles, qu'ils déposent dans le gourbi : ils sont certains qu'ainsi personne n'y touchera .
Les tombes des marabouts sont plus ou moins vénérées ; outre les visites que les indigènes y font de temps en temps, c'est auprès d'elles que se donnent les « zerda » pour obtenir la pluie, la chaleur et une bonne récolte. Ces « zerda » se font à des époques indéterminées. Les plus remarquables sont celles des « djama de Sidi M'hamed ben Yahia, .
La «zarda », qui est donnée, dure un jour; c'est-à-dire qu'elle commence le matin et se termine vers 3 heures de l'après-midi. A ce moment tout le monde s'enfuit, car racontent les indigènes, de nombreuses pierres sont lancées sur la foule par des êtres invisibles et il faut prendre la fuite pour ne pas être blessé. Nous avons assisté à une de ces « zerda » et nous devons avouer que nous n'avons vu aucune pierre voler dans L'air- C'est notre présence parait-il qui aurait empêché les êtres invisibles de procéder comme ils on ont l'habitude.
Rendez-vous et la «zerda» commence. Pendant trois jours, et trois nuits, la musique et les danses ne cessent pas. Ces danses, qui ont un caractère tout particulier, rappellent les contorsions des Aissaoua. Elles sont exécutées par les hommes. Le chef de danse commence seul, puis il s'approche, en dansant, des assistants, en prend quelques-uns par le bras, et, sans rien leur dire, les secoue violemment. Ils se mettent aussitôt à trembler et quelques instants après se précipitent eux-mêmes vers l'emplacement réservé à cet effet et commencent à danser.
Au bout d'une heure ou deux, ils désignent du doigt ceux des assistants qui doivent venir les remplacer; mais il faut que tous les danseurs soient d'accord sur ce choix car le refus de l'un deux suffirait pour empêcher la personne désignée de prendre part à la danse. Un danseur trop fatigué ne peut se retirer que s'il est excusé par les autres. Les danseurs n'agissent pas, paraît-il, de leur plein gré et subissent, semble-t-il, l'impulsion d'une force surnaturelle. Une personne désignée pour danser ne peut s'en dispenser, quand bien même elle le voudrait. Nous en avons vu qui, désignées du doigt par tous les spectateurs et ne sachant même pas qu'elles avaient été choisies, accouraient d'elles-mêmes pour venir prendre part à la danse.
Deux faucilles sont continuellement chauffées a blanc sur un feu placé au milieu des danseurs. Ceux-ci les prennent a chaque instant et les passent impunément sur leurs bras et sur leurs langues. Quelques-uns se frappent violemment sur le ventre avec de grosses pierres sans ressentir, parait-il, aucune douleur. D'au¬tres avalent des foulards qu'on leur retiré ensuite de dessous les aisselles, déchirent en morceaux des bur¬nous, qu'ils restituent tout entiers et sans reprises, à leurs propriétaires. Certains mangent des feuilles de frêne et, ce qui nous a le plus étonné, de gros chardons épineux. Quiconque le désire peut, impunément, prendre des charbons ardents, les placer dans un pan de son burnous sans que le vêtement soit brûlé ou porte même la moindre trace de feu.
Si la « zerda » est donnée en vue d'obtenir la pluie, les danseurs, tous les quarts d'heure, emplissent leur bouche d'eau et la projettent en l'air en criant : « En Nou » ou « Erkhaà » — (la pluie, l'aisance et la prospérité). A ce moment tous les indigènes applaudissent. C'est le seul point de toute l'Algérie où nous ayons vu les indigènes applaudir, comme chez nous, en frappant des mains.
De nombreux malades incurables sont amenés à cette « zerda » pour être guéris .Les juments improductives y sont également conduites. Et, paraît-il, les malades guérissent et les juments produisent. Quatre à cinq mille indigènes prennent part, avons-nous dit la « zerda». Il faut nécessairement fournir la nourriture à toute cette foule. Les animaux, les grains réservés par tous pour cette «zerda », y suffisent amplement. Tout près du mausolée un emplacement entouré d'une légère haie est réservé pour prendre les repas. Les pèlerins y pénètrent une centaine à la fois. Ils sont servis par groupe de 10 à 12 . Dès qu'ils ont satisfait leur appétit, ils sont remplacés par cent autres et ainsi de suite jusqu'à ce que tout le monde ait mangé. Il n'est pas à craindre qu'un indigène pénètre deux fois dans l'enceinte réservée aux repas, car il sait qu'en agissant ainsi il s'exposerait à d'affreux malheurs.
Outre les offrandes en nature, les pèlerins versent encore entre les mains d'individus désignés à cet effet, des sommes en argent. La « zerda » terminée on paie les quelques dépenses auxquelles a donné lieu la fête. Le reliquat, qui atteint quelquefois près de 3.000 francs, est confié en dépôt à la - djemaa du douar, qui la réserve pour la prochaine « zerda ».

A, SICARD,
Administrateur—adjoint

Pharmacopée traditionnelle saharienne- Sahara septentrional

Pharmacopée traditionnelle saharienne

Sahara septentrional
MAIZA K.*, BRAC DE LA PERRIERE R.A -HAMMICHE v.”
* Laboratoire de botanique médicale, département de pharmacie, INESSM/Alger
** Unité de Recherche sur les Zones Arides BP 119, Alger-gare

ABSTRACT

The traditionnal uses of plants for medicine were studied in north algerian Sahara. To date, 85 spontaneous medicinal plants have been identified, 35 are reported with the vernacular names and 17,selected because they have common medicinal use in
3 different geographical localities and may serve as an indicator of the major health problems of the populations.
INTRODUCTION
Les ressources végétales spontanées du Sahara constituent une flore d'environ 500 espèces de plantes supérieures (Ozenda,1983), dont une partie reste de nos jours utilisée par les populations comme plantes médicinales.
Ce travail, situé dans le cadre d'un vaste programme entrepris conjointement par le Laboratoire de botanique médicale
et l'URZA, concerne trois oasis du Sahara septentrional situées à environ 1000 km d‘Alger.
MATÉRIELS ET MÉTHODES
ZONES D'ENQUÊTES
Les 3 stations retenues sont caractéristiques de 3 ensembles géographiques distincts (Quezel, 1978), les informateurs sont des tradipraticiens locaux et des semi nomades.

  • Ouargla

Domaine nord-est saharien (enquêtes mars 1993, 35 plantes
médicinales inventoriées) est une grande oasis du Sahara
constantinois.

  • El Goléa

Domaine nord saharien (enquêtes mars 1991 ,21 plantes médicinales
inventoriées) est située à l'est du grand erg occidental.

  • Beni Abbés

Domaine nord-ouest saharien (enquêtes mars 1991,29 plantes médicinales inventoriées)t située dans la vallée de l'oued Saoura, au sud du grand erg occidental.
FICHES D'ENQUÊTES
Les données sont relevées selon un canevas standardisé : Fiches
PHARMEL (ADJANOHOUN et al., 1989), et les enquêtes menées en langue arabe.
RÉSULTATS
1. Du point de vue floristique, la zone étudiée se caractérise par la prédominance d'especes saharo-arabiques.
2. Il existe une uniformité dans les modes de préparation (macération
et décoction) et d'administration (orale par verre de thé ).
3. Parmi les espèces médicinales inventoriées 35, sont d'usage courant, 19 sont communes aux 3 régions dont 16 désignees par le même nom vernaculaire (Tableau 1).
4. Le Tableau 2 relève les usages des plantes communes aux 3 stations ainsi que leurs indications thérapeutiques.
On peut constater que, sur les 17 espèces, 3 pathologies émergent à égalité avec, pour chacune, 9 plantes :

  • la pathologie broncho-pulmonaire( refroidissements,toux, etc.
  • la pathologie digestive
  • les algies diverses (myalgies, arthralgies, courbatures, rhumatismes)

suivies par la pathologie « féminine » (stérilité, dysménorrhée,suites de couches, agalactie, infections génitales et les affections dermatologiques et allergiques), avec7 plantes chacune.
Enfin, avec 5 espèces chacune, viennent les algies dentaires et les piqûres de scorpions.
La population ne semble pas très affectée par les troubles nerveux
(une seule espèce signalée : Peganum) et par l'hypertension artérielle.
Certaines plantes présentent une indication majeure commune aux 3 régions : Ammodaucus, Anvillea, Artemisia,Asphodelus, Zygophyllum pour les troubles digestifs,
Zygophyllum pour le diabète et les dermatoses,Haloxylon pour les piqûres des scorpions.
Cette convergence de dénomination vernaculaire et d'usages thérapeutiques traditionnels résulte probablement du fait que les << Chamba >> (nomades et semi nomades) qui se déplacent
habituellement entre les vallées de la Chebka du M'zab au nord, le plateau du Tadmait au sud et l'erg occidental à l'ouest, transmettent au cours de leurs déplacements leurs savoirs aux populations locales « Ksouriens ».

Traitement bizarre de la rage

dimanche 17 octobre 2010, 15:51

Les belles histoires des grand mères et des chiens des voisins qui les poursuivaient , et leurs déchiraient leurs Lhaf , ma fille vient d'être mordu par notre chienne , et pour lui éviter la panoplie d'injection sa grand mère paternelle est venu la secourir , en m'ordonnant d'aller lui chercher une sandale d'un jeune homme non encore marié "Azzeb"-"Ghorz"; mon étonnement fut grand , je lui ai poser la question du pourquoi ? Et elle m'a répondu qu'elle devait frapper l'endroit de la morsure sept fois avec cette sandale ce qui évite a la fille la rage et la propagation de l'infection .Pauvre maman !!

EChebba - Pierre d'Alun

jeudi 30 septembre 2010, 20:43

CHOEB (pierre d'alun)

Choeb - exorcisme le choeb ( pierre d'alun) est utilisé en magie Arabe dans les rituels d'exorcisme. On peut l'utiliser seul ou en mélanges avec d'autres résines. Dans le cas d'exorcisme, on met quelques morceaux sur un charbon ardent. En fondant, le choeb prend des formes qui indiquent le sort, l'envoûtement, la personne qui le fait... selon la lecture donnée. Il est souvent utilisé pour préparer les femmes au mariage en les désenvoûtant de l'éventuel mauvais oeil.

La médecine et les pratiques médicales a Oued Righ

La médecine et les pratiques médicales a Oued Righ

Il est en usage pour combattre la migraine de frictions vinaigrées faites sur le front. Dans les cas d'insolation il est préparé une sorte de mixture faite avec des oignons et du henné; l'application en est faite sur le crâne et particulièrement au niveau des tempes et sur le vortex.
Contre Ses nausées et l'embarras gastrique on prescrit une cautérisation saignée sur le dos de chaque main entre le pouce et l'index.
De toutes les maladies de la peau la teigne est la plus fréquente ; les uns pour la soigner font des pansements à la poudre de chasse mélangée de sel ; d'autres préfèrent les onctions d'huile mélangée de poudre.
Les maux des yeux sont traités par le lavage avec le lait de femme, ensuite par l'emploi d'un cataplasme fait avec du henné mélangé de ce même lait de femme.
Dans le cas de larmoiement, de conjonctivite, ou d'ophtalmie, des pointes de feu sont appliquées aux deux tempes.
Un des topiques réputés efficaces contre les maux de dents consiste dans un mélange de chaux et de goudron. On en imbibe un petit tampon de laine qui est placé dans la cavité de la dent malade. Les feuilles du faux câprier (en arabe : kabbar) servent aussi au même usage. Elles sont pilées, cuites dans de l'huile et appliquées ensuite sur la ou les dents malades. Lorsque les douleurs persistent et ont résisté au traitement précité, comme dernière ressource, en va trouver le marabout, qui, moyennant salaire, leur copie une sentence des livres saints pour détourner le sortilège et chasser la douleur.
Pour les maladies des voies respiratoires, les infusions de faux thym (chih) sont d'un emploi assez général, il en est pris plusieurs fois par jour, surtout le matin et le soir; le romarin (zattal) est aussi un des médicaments préférés. Les femmes cependant emploient de la graine de cumin, que l'on désigne sous le nom de kemmoun en arabe :. Mélangé à chaud avec du beurre, il doit être pris chaque matin en certaine quantité.
Les maladies de cœur sont, justiciables d'une tisane formée de plusieurs plantes dont la principale se nomme ce aneb ntaa edib, raisin de chacal . Pour ces maladies, le thé est très bon. Il va sans dire que le thé dont il est question ici est le thé marocain.
Contre les douleurs sciatiques, etc., le " harmel ", sorte de rue, est recommandé : pendant que le malade se frictionne lui-même ou se fait frictionner, il doit observer le silence complet sous peine d'enrayer tout effet curatif.
Lorsque les douleurs du dos et des reins présentent une acuité trop grande, on a recours a l'intervention du marabout et en va lui demander une amulette. Celui-ci rédige un écrit (en arabe, kitab, hajeb). Cette méthode de traitement est aussi coûteuse qu'elle est irrationnelle; chaque formule est payée au minimum cinquante centimes et peut valoir, suivant la fortune des intéressés, jusqu'à cent et deux, cents francs.
Quant aux affections du foie, elles sont traitées par l'application de pointes de feu reconnues souveraines; les moyens médicaux adjuvants consistent dans l'emploi du " habet el melou ", dont on écrase deux graines dans du café. Le régime alimentaire subit des modifications : le couscouss doit être mangé très chaud, de même que le beurre dans lequel sont trempés des morceaux de pains.
Le traitement de la diarrhée est le suivant : des fèves, des pois chiches et des cacahouètes (baies d'arachide) sont mélangés ensemble et le tout absorbé à jeun. Dans les jours où est prise cette médication, il ne faut point manger des dattes. Certains emploient l'écorce de grenade non mûre, séchée, pilée avec un autre végétal (hafs) desséché lui aussi.
Cette poudre composée est absorbée avec un œuf cru.
Maux de tête. - Les migraines, névralgies, sont combattues de la façon suivante : il faut prendre trois piments rouges, les plus forts que l'on ait pu trouver; on les ouvre en y laissant les graines, et après les avoir trempées dans l'eau, on applique un morceau de piment sur le front, un autre sur chaque membre; cette préparation laissée en place pendant toute une journée produit une vésication intense avec chute de l'épiderme.
Dans d'autres Cas on prépare de la bouillie de plâtre, on en recouvre le front et les tempes en la laissant en place jusqu'à ce qu'il se détache de lui-même. D'après une version très accréditée , ce fait ne se produirait que lorsque le mal de tète a cessé.
Dans d'autres cas, it est fait usage comme chez les Arabes de ventouses scarifiées à la nuque.
Les maux d'yeux, si fréquents, sont combattus avec du sulfate de cuivre (zounjar) cuit avec une quantité non déterminée de miel; cette sorte de collyre est versée par gouttes dans l'œil . Si l'affection présente une autre gravité, il est ajouté du vinaigre à la préparation. Une étoffe noire est placée en permanence sur les yeux; enfin si ce moyen ne suffit pas à amener une atténuation des phénomènes inflammatoires, il est fait des fumigations avec des feuilles de laurier-rose que l'on fait brûler sur un brasier et dont on dirige la vapeur sur l'organe malade au moyen d'un entonnoir en alfa.
Les maux de dents se traitent par la méthode suivante : on prend des graines de kourrat (oignon sauvage, probablement de la scille, du goudron et de la cire jaune. Le tout étant réduit en une pâte homogène, on en jette des fragments dans le feu et, ajustant un entonnoir a sa bouche, on respire de la fumée en aussi grande quantité que possible. Ce procédé doit être renouvelé quatre ou cinq fois. En croient que sous son influence, les points cariés se modifient et qu'il tombe de leur cavité de petits vers blancs a tête rouge. D'après les gens, les caries dentaires seraient analogues à ce que sont les trous de mites pour les effets de laine.
Le traitement des affections des voies respiratoires consiste à avaler chaque matin à jeun un œuf cru dans lequel on a incorporé du metska (résine du taga). Après quarante jours, le médicament commence à produire de très bons effets. Le metska consume sur des charbons sert aussi à purifier les chambres des malades et à parfumer l'atmosphère des maisons. Mélangé à de la rouille de fer, le metska devient un cosmétique employé par les hommes et femmes pour désinfecter les aisselles et supprimer à la fois la sécrétion sudorale et les mauvaises odeurs dans les régions pilaires.
Les tendances à la syncope sont évitées par l'absorption d'anisette additionnée de kummin (kemnoun).
Contre les maladies du foie le traitement considéré comme le meilleur est l'ignipuncture faite avec une grasse aiguille (mcella) servant à coudre les sacs en poil de chameau. Deux raies de feu sont pratiquées seulement, une verticale, une horizontale, encore, l'une ne doit-elle pas toucher l'autre.
Le traitement de la diarrhée et des coliques est le suivant : on met du sel dans un chiffon, que l'on attache circulairement: Après l'avoir trempé dans de l'huile, on l'applique exactement sur le nombril, et la partie la plus pointue du chiffon, destinée a servir de mèche, est allumée. Immédiatement un vase en terre cuite (jarra) est appliqué contre le ventre et fait office de ventouse. Cette opération doit être recommencée trois fois par jour et se renouveler pendant trois jours.
A coté de ce traitement externe, en prescrivent un autre à l'intérieur : dans une certaine quantité d'eau sont délayées quatre graines de tartar bien pilé. Cet astringent ne sert pas seulement comme remède, il est employé par les femmes pour se peindre les joues, et les teinturiers l'emploient pour transformer la teinture rouge en marron.
La névralgie sciatique (ark elsaa) se traite par le feu. L'instrument choisi est une grosse aiguille fixée sur un manche en bois, l'application du feu est faite méthodiquement en une seule séance et d'après les règles suivantes : sept raies de feu au niveau du creux fessier, sept au devant du genou, trois à, la partie externe du mollet, trois sur la malléole externe, trois au talon, et sept sur le dos du pied.
Les hémorroïdes sont rendues très fréquentes par suite de l'abus du piment. Pour les soigner, on chauffe une brique dans le feu ; celle-ci, une fois bien rouge, est jetée dans un plat contenant du vinaigre. Aussitôt ce plat (gueçaa) est placé entre les jambes du patient qui, bien entouré de couvertures, reçoit la vapeur médicamenteuse sur la région malade. Avant chaque séance le malade enduit ses hémorroïdes d'un mélange d'eau de rose et de merousbar (aloès).
Les douleurs du dos et des reins sont combattues comme ci-après : deux coloquintes (adej) sont placées dans de la cendre chaude; quand leur cuisson est à peu près effectuée, on creuse chacune d'elles, la chaussant sur le talon en la laissant en place jusqu'à complet refroidissement. La séance est renouvelée quotidiennement pendant vingt et un jours.
Enfin les teigneux sont traités par des frictions d'huile avec du tousia (sulfate de zinc).
De même que pour les contusions et les blessures de la tête, les pansements de choix se composent d'un mélange tantôt de henné et de miel, tantôt de dattes et de beurre; de même le meilleur appareil d'immobilisation est constitué par des œufs et de la semoule appliqués autour du membre, par l'enveloppement du membre dans du coton et par son maintien au moyen d'une planchette en bois. Ceci prouve surabondamment qu'avec do la bonne volonté et de bien petits moyens les indigènes peuvent quelquefois obtenir dans le Sahara, de remarquables guérisons.

Les hammams de sable - Rdim

Les hammams de sable

L'Erg était dans le passé une destination de choix pour les personnes qui souffrent de maladies rhumatismales. Selon les connaisseurs en médecine populaire la prescription de ce type de traitement à base de bain de sable a une durée de 3 à 7 jours avec une moyenne d'une fois par jour.
Le patient est enterré jusqu'au cou dans le sable pendant au moins une demi-heure, puis il sera placé dans une tente bédouine en prenant soin de le couvrir avec un burnous en laine loin de tout courant d'air et ceci au moins pendant deux heures de temps.
Le patient doit en outre absorber au cours de cette séance de traitement des liquides chauds à base de limonade et de fenugrec après quoi le patient retourne à son lieu de résidence pour se soumettre à une alimentation à base de viande blanche et enfin de compte il subi un massage corporel avec de l'huile d'olive et du vinaigre.
On est en droit de se demander pourquoi les investisseurs dans le domaine du tourisme notamment le tourisme saharien ne se préoccupent pas de ce genre de traitement pour créer des centres de tourisme avec des bains curatifs qui utilisent le sable du désert il est à signaler que dans le désert ouest de l'E'gypte; à l'oasis de Siwa on a déjà tenté cette expérience avec beaucoup de succès ; chaque année un grand nombre de patients qui se plaignent de douleur et d'inflammation des articulations et des os viennent des quatre coins du pays pour y séjourner pour profiter des bienfaits des hammam de sable tout en permettant à cette oasis de connaître un spectaculaire essor économique...!

El Gmata - L'Emmaillotement


El Gmata - L'Emmaillotement

L'emmaillotement a pour but de protéger l'enfant du froid, mais aussi de façonner son corps en le serrant dans des bandes maintenant ses bras le long du corps, ses jambes droites et sa tête dans le prolongement du tronc. L'émmaillotage perdure. Ainsi entravé, le bébé est facile à garder pour peu qu'il soit accroché à un clou comme cela se pratiquait dans certaines régions ou encore, suspendu dans un sac . Des serre-têtes sont utilisés pour déformer les crânes à des fins esthétiques, en dépit des lésions et des altérations du cerveau. L'emmaillotage est également, aux yeux des mères, garant de chaleur, de protection et assure une pression rassurante pour le bébé.
L'habillement des nourrissons se compose, avec des variations, des mêmes éléments de layette. La tête est toujours protégée par deux ou trois bonnets, portés jusqu'à un âge avancé. Le bonnet de baptême est une pièce du costume particulièrement investie de symboles de providence. Le cou est ceint d'un mouchoir. Le corps est recouvert d'une chemise, d'une brassière, d'une couche et d'un lange. Que ce soit des médailles cousues au bonnet, des colliers…, de nombreuses amulettes entourent le corps du bébé : peau de taupe contre les convulsions, collier de grains d'ambre, de coquillage, de dents de loup…. Le poupon porte un bonnet en tissu molletonné blanc, une brassière et une couche en toile blanche, une brassière en tissu imprimé. Autour de son cou, il a un collier, à peine visible, de 18 perles d'os ou d'ivoire. Il porte une pointe en tissu imprimé à fond bleu et à motifs rouge, un carré de laine marron servant de lange et une bande en toile grise entourant le lange. Fait remarquable, ses bras sont libres.

DARB LAKHFIF

lundi 18 octobre 2010, 13:36

Les vieilles dames prenaient toujours la précaution d'avoir chez elle quelques morceaux de plomb , matière tellement disponible puisque les réseaux d'AEP étaient entièrement réalisé de cette matière ; les tubes en plastique n'existaient pas encore . Cette matière tirait sa noblesse de son utilité dans la petite sorcellerie locale féminine , elle était utilisée pour connaître les mauvais sorts , et dévoiler les secrets du futur . Elles l'appelaient Lakhfif . Elles procédaient de la façon suivante : en faisant chauffer le plomb jusqu'a la fusion , puis il est versé dans un bol d'eau s'il dégage une fumée dense et noire c'est mauvais présage , puis la femme devineuse prend les fragments de plomb refroidi et elle l'occulte de tous les coins en essayant de déceler les visages et les formes , en faisant une lecture de ce qui lui apparaît comme le fait accompli . En appelait cela Darb Lakhfif .

DOUA EL BAT

Egalement appelés antisudoraux ou antiperspirants.

Mécanisme d'action: Ils normalisent la sécrétion sudorale en exerçant une action astringente, par resserrement des pores et blocage transitoire de l'excrétion. Ce sont les tanins et surtout les sels métalliques, principalement l'aluminium, parfois associés aux sels de zirconium. Ils diminuent la sécrétion sudorale de moitié et exercent un effet antibactérien. Les sels d'aluminium ont montré in vitro une action bactéricide. Ils inhibent l'hyperhydrose de manière efficace en 3 semaines dès lors que l'on respecte les modalités d'utilisation.

Il est fabrique à partir de la pierre d'Alun moulue en poudre mélangé au Zebed et diverses essences et parfums .

CHAMOUCHAT EL KAMOUN

Le cumin noir dilatait les voies respiratoires mais ce, dans une moindre mesure que la théophylline. La théophylline présente cependant des effets secondaires comme la nausée, l'entéralgie et l'agitation. Les médecins la prescrivent de moins en moins.

Les graines de cumin noir occupent une place importante dans la médecine traditionnelle arabe où elles ont de nombreuses applications: l'asthme, la toux, les douleurs d'estomac, la fatigue, le rhumatisme, des maladies de la peau, le cancer, la diminution des douleurs menstruelles, le renforcement du foie, les calculs rénaux et l'augmentation de l'intelligence.

EL HELBA

Foenum graecum est la souche homéopathique obtenue à partir des graines de fenugrec, Trigonella foenum-graecum. Le fenugrec, aussi appelé trigonelle ou sénégrain est une plante herbacée protéagineuse de la famille des Fabaceae.
Cette plante est une excellente source de vitamines et oligo-éléments : vitamines A, B et C, fer, calcium, magnésium, phosphore et soufre.
Elle est également riche en acide nicotinique ( vitamine B3 ou PP), alcaloïdes, saponines qui stimulent l'appétit chez les personnes ayant du mal à s'alimenter, en protéines (30%) et en lipides.
Ces princes actifs sont particulièrement concentrés dans les graines.
les graines ou le foin HELBA grec (Trigonella foenum-graecum L.) sont trempées dans l'eau et laissé pendant une nuit au clair de lune, et est ensuite offert à la mariée avant le mariage pour lui faire la prise de poids ,

EL HADJA

Le suc serait purgatif. Pour soigner les rhumatismes, la coloquinte est tiédit sous la cendre, coupée en deux, enveloppée dans un linge et s'allongeant dessus, ou l'attachant sur la partie douloureuse (genou par exemple), cela dégage une bonne chaleur qui soulage les douleurs. Pour soigner les infections urinaires masculines: en réchauffant la coloquinte et en mettant le membre à l'intérieur.

La pulpe séchée du fruit récolté avant complète maturité est un laxatif violent. Elle est utilisée aussi comme antirhumatismal, anthelminthique et contre les infections de la peau. Les graines, comestibles, contiennent 30 à 40 % d'une huile jaune clair, qui renferme un alcaloïde, un glucoside et une saponine. Ces graines torréfiées, riches en lipides et en protéines ont un goût de noix et sont consommées entières dans certains pays d'Afrique. Les racines ont des propriétés purgatives et sont utilisées contre la jaunisse, les rhumatismes et les maladies urinaires.
le résultat de Coloquintide (Cucumis colocynthis L.) est creusé et rempli de lait la nuit pour boire le matin comme purgatif.
Une infusion de graines avec de l'ail est considéré comme un antidote contre la morsure des vipères.

EL LOUBAN

Il existe différents types de gomme de résine d'encens connues pour sécréter (Boswellia sp.) Utilisés dans les traitements de beauté et rituels fumigations.
Comme un médicament à petites doses est considéré comme actif par la population locale dans les calculs rénaux et de la vessie, et les crises émotionnelles. Comme la mastication est recommandé pour appaiser les ballonnements et faire disparaitre la mauvaise haleine

EL HANNA

les feuilles de henné en poudre (Lawsiona inermis L.) broyé est utilisé comme colorant dans l'Afrique du Nord, est aussi utilisé comme un médicament (il est appelé la «drogue du bonheur»).
Une infusion de feuilles utilisées comme gouttes oculaires.
Le henné farine est utilisée comme un cataplasme dans les maladies de la peau, les furoncles, des contusions, des abcès.
Il a un effet antiseptique et cicatrisant.
En période d'épidémie elle est appliquée dans des tatouages au henné, qui ont une action prophylactique.
Les cheveux teints en rouge et la barbe, la couleur vire au noir avec l'ajout de noix de galle (Cynipidae) et le sel d'ammonium ou de l'ail (Allium sativum L.).
Son utilisation a été recommandée par le Prophète.

ZANDJABIL

le galanga (Alpinia officinarum L.) est un remède souvent utilisé pour traiter la toux, une maladie rénale, les coliques, les ballonnements, indigestion. Il serait également un aphrodisiaque et le chauffage

EL CAMOUN

L'utilisation de Cuminum cyminum L. en tant que carminative et stomachique, s'applique également à traiter le cataplasme contre les oreillons sur la nuque

LSAN EL MAKKI

l'infusion des feuilles de séné (Cassia angustifolia) est utilisé comme purgatif, serait également utiliser pour soigner la jaunisse avec des feuilles séchées hachées et macérées avec du sucre.

L'utilisation du séné est recommandée par la Sunna: "J'ai recommandé séné et de miel, qui sont deux voies de recours pour toutes les maladies» (Muhammad).

EL KABRIT

Il est largement utilisé dans la médecine arabe dans le traitement des maladies de la peau et, en la vapeur contre les maux d'oreilles.
Il est considéré comme un antidote contre l'empoisonnement.
Mélangé avec du miel est administré par voie orale pour une jaunisse.

EDHEKR

Le misbaha est le chapelet musulman.
L'utilisation a probablement été introduit de l'Inde autour de la IIe siècle avant J.-C.
Et se compose de 99 perles divisées en 3 sections, en plus d'une chaîne fermée cylindrique, la forme réduite est de 33 grains.
Chaque perle représente l'un des 99 beaux noms de Dieu, les noms par lesquels le musulman se rapproche de Dieu. Il est également utilisé pour la récitation de versets du Coran ou les prières, à être répété plusieurs fois.

EL FAH

Remède appelé Ras el hanout ou FAH .
Littéralement «tête de la boutique» ou «mélange toutes les épices, de guérir tous les maux."
La composition n'a pas été établie.

ZAHM NAAM

Œuf de l'autruche (Struthio camelus) décoré avec des plumes et du cuir avec une grille à être pendu.
Il offre la mosquée comme ex-voto.

"Les oeufs d'autruche sont donnés comme un excellent tonique pour les enfants, les personnes âgées et de convalescence conforme à l'enveloppe traditionnelle, réduit en poudre impalpable, est répercutée sur les paupières pour enlever les taches blanches, les plumes viennent dans des pommades dermatologiques:. Brûlé, placé la plaie, agirait comme un garrot.
Enfin, vient la graisse comme charge dans de nombreux médicaments antirhumatismaux et vulnerari ". A. Scarpa

KITAB EL BAYDHA

Sur la coquille de l'oeuf, avec une encre spéciale, ont été écrites formules magiques ou des versets du Coran.
Manger de l'œuf, le pouvoir de guérison de l'écriture serait entrer dans le corps.

INDIGO - DANDOUNA

Avec «indigo» comprend à la fois un colorant naturel extrait et importé de l'Inde dall'Indigofera L. tinctoria, à la fois artificiel (bleu outremer).
En Afrique du Nord est utilisée en plus de la Indigofera tinctoria L. Le Indigofera argentea L..
La couleur noirâtre bleu à gauche sur la peau est considérée comme la vaccination contre les maladies épidémiques.
Une décoction de l'indigo est utilisé pour traiter les plaies, les maladies de la peau autres et même tousser.
Le jus de la plante est souvent utilisée comme gouttes pour les yeux

LAKTIBA FA TABSI

Photographie de trois plaques avec amulette écrits.
Sur une plaque qui n'a jamais été utilisé, sont écrites avec une encre spéciale versets de Coran ou les phrases magiques appropriées pour la maladie que la guérison est demandée.
La plaque est ensuite lavée avec de l'eau de pluie qui sera bu.
La puissance de la «magie» de l'écriture guérisseur se rendra ensuite dans le patient.

ALDJAOUI

Résine composé de brûlure dans les maisons pour empêcher les méchants Djinn ou de rappeler les bons. pour conjurer le mal. Djinn

EL HARMAL

Le Harmal est une plante de la famille Nitrariaceae utilisé comme médicament.
Parmi les différentes espèces du genre Peganum, l'harmal est plantée dans les jardins et a divers effets médicinaux : elle est réputée arrêter la diarrhée, purifier le sang et guérir les maladies des articulations (rhumatismes)[4],[5] ; son utilisation est mentionnée au moins dès le premier siècle, par Dioscoride[6]. Divers traités anciens signalent son usage notamment dans le traitement de la mélancolie ou pour ses propriétés émétiques.

Le cheggag

Le cheggag (gerçures des pieds) : elles étaient soignées en oignant la partie concernée de graisse et en la cautérisant avec un fer rouge. Lorsque la gerçure était profonde et très large, elle était suturée.

NTIF EL BAT

L'hypersudation ainsi que l'épilation des aisselles faisaient appel à :

  • frottement à l'aide de feuilles fraîches de souaq ennebi (mule).
  • application de chebb (alun finement pulvérisé) mélangé ou non à aoud el quomari (bois d'aloès) dans l'aisselle.

TAKYAS

La vertébrothérapie et la balnéothérapie (le tekyasse et le tfarkah) Bien avant le docteur Stili (1828-1917) et l'américain Palmer (1895), les médecins arabes pratiquaient et conseillaient l'ostéopathie et la chiropraxie qu'ils appellent le tekyasse ou le tfarkah qui se compose de massages le long des gouttières vertébrales, d'élongations et de manipulations diverses. Ce tekyasse est réalisé dans les bains maures par le kyasse ou moutchou. Cette pratique, encore vivante de nos jours dans la majorité des bains maures, n'est-elle pas le précurseur des centres actuels de balnéothérapie ?

l'aassel

Le miel constitue l'un des aliments les plus anciens de l'humanité . Ce sont les anciens d'Egypte qui ont domestiqué l'abeille à l'aide de ruches en poterie.
Les principaux arômes sont le thym, l'orange et l'eucaltptus.

Le miel est très prisé en tant qu'aliment en gastronomie, plus particulièrement pendant les mois d'hiver.
Il est également très utilisé , en médecine traditionnelle,comme fortifiant, clarifiant de la voix , dans le traitement de la toux , et en application locale pour soigner les brûlures et les plaies.
Le miel est employé à tort, par un très grand nombre de personnes, pour traiter le diabète.

Le miel est constitué essentiellement:

  • d'hydrtates de carbone, ou sucres ,dont le saccharose, glucose et fructose: 80%.
  • d'eau avec une teneur de 14 à 20%.
  • de sels minéraux.
  • de vitamines, B surtout.
  • d'enzymes qui sont à l'origine de certaines vertus du miel.
  • des antibiotiques naturels ou inhibine.
  • mais aussi de protéines, d'acides aminés et de lipides en très minime quantité.

Le miel est considéré scientifiquement comme possédant des propriétés indéniables et diverses , communes à tous les types de miel:

  • Aliment principalement énergétique.
  • Stimulant immunitaire.
  • Anti anémique, anti septique, et calme la toux.
  • Favorise l'assimilation d'aliments différents.

LE THE

Le thé et ses bienfaits pour la santé.( "atay" en arabe et en berbère)

Après l'eau, Le thé est la deuxième boisson consommée à travers le monde .
Au Maroc, c'est le thé vert qui est l'infusion traditionnelle favorite, souvent parfumé à la menthe et, malheureusement, très sucré.
En médecine traditionnelle, le thé est très utilisé pour soigner les douleurs intestinales et la diarrhé. Il est également employé (seul ou incorporé au hénné) en application locale pour donner aux cheveux une teinte brune foncée.
Le théier , arbuste connu d'abord en Asie.
Les bourgeons terminaux, non épanouis, ainsi que les dernières feuilles , récoltés à la main, sont torréfiés sans être fermentés dans le cas du thé vert.
Le thé vert ,noir ou blanc, renferme des essences, des tanins, des flavonoïdes, ainsi que de la caféine ( ou théine) et de la téophylline .
D'abord connu et fortement apprécié en Asie depuis fort longtemps pour ses propriétés digestives, stimulantes et diurétiques. Actuellement, on reconnait scientifiquement au thé des bienfaits multiples:

  • Il réduit le taux du mauvais cholestérol (LDL) dans l'organisme et joue un rôle protecteur contre l'hypertension artérielle , les maladies cardiovasculaires et le diabète.
  • Il a une action anti oxydante et joue un rôle majeur dans le ralentissement du vieillissement de l'organisme.
  • Il a une action protectrice contre certains cancers: oesophage, prostate, peau...
  • Le thé a des effets anti microbiens , notamment contre les bactéries de la bouche.

Et pour profiter des bénéfices du thé, l'OMS(organisation mondiale de la santé) conseille la dose de 2 tasses par jour de thé infusé suffisamment longtemps, jusqu'à dix minutes.
Cependant, la consommation du thé doit être limitée chez la femme enceinte et les personnes anémiées. La théine (ou caféine ) peut inhiber l'absorption du fer apporté par l'alimentation. L'excès est également à éviter chez les personnes sujettes à l'anxiété.

ETHOUM

Appartenant à la famille des liliacées, la plante est cultivée un peu partout à travers le monde. Elle est principalement composée d'Alliine qui lui confère ses propriétés diverses.
Réputé depuis longtemps pour ses propriétés antiseptique, vermifuge ( contre les parasites intestinaux) et diurétique , l'ail est reconnu actuellement par la médecine moderne, comme facteur abaissant l'hypertension artérielle et les lipides dans le sang, comme stimulant du système immunitaire ainsi que dans la prévention du rhume.
D'autres recherches scientifiques s'intéressent à l'effet fluidifiant du mucus pulmonaire de la plante et contre le cancer.
l'ail est couramment cultivé et son usage en cuisine comme condiment est très apprécié .
En médecine traditionnelle , l'ail , cru ou cuit à la vapeur et hâché, représente le remède le plus réputé pour soigner les vers intestinaux , les refroidissements et les douleurs du dos.
En usage local, l'ail est très souvent employé pour traiter la teigne et toutes sortes de chute de cheveux.

EL KARES

Le citron possède de multiples propriétés: il est antiscorbutique, antiseptique et anti infectieux. Il est également tonique, fortifiant et favorise les secretions digestives.
Au Sahara, où le citronnier se plait bien dans différentes régions, le jus du fruit est largement utilisé en cuisine pour assaisonner de nombreux plats et salades, le zeste confit pour relever le poulet et les sauces.
Certains l'utilisent en travaux ménagers pour l'entretien de l'argenterie et du cuivre. D'autres pour éloigner les insectes et les fourmis.
En médecine traditionnelle, les femmes utilisent le jus de citron, pour adoucir et eclaircir la peau, en association avec de l'huile d'olive ou l'huile d'argane.
Le jus de citron est également employé en cures d'amaigrissement chez les obèses.
Il est souvent utilisé pour soigner les refroidissements , les céphalées et dans l'intoxication à l'oxyde de carbone.

ECHIH

L'armoise est une plante connue depuis la haute antiquité, elle pousse spontanément en Asie centrale, en Afrique du nord et au moyen orient dans des sols sableux où elle résiste à la sécheresse.
Plante pouvant atteindre plus d'un mètre de hauteur, avec des feuilles vertes cotonneuses et des petites fleurs jaunes en épis. Elle a une odeur forte caractéristique et un gout amer.
L'armoise est composée de phénols , d'une substance résineuse amère ainsi que d'une huile essentielle renfermant essentiellement le thujone.
L'armoise est anciennement connue pour ses propriétés fébrifuge, vermifuge , antispasmodique , cholagogue et emménagogue, propriétés pour lesquelles elle est utilisée en médecine moderne.
Des recherches scientifiques actuelles s'intéressent à un principe actif, l'artémisine, tiré d'une variété de la plante " artémisia annua", et qui est utilisé efficacement pour traiter le paludisme ou malaria .
Pouvant etre toxique, la plante est à éviter chez la femme enceinte, la femme qui allaite et chez les enfants.
l'armoise est répandue à l'état sauvage dans les clairières, les paturages terreux des montagnes où elle pousse en grandes touffes.
Dans certaines régions du Nord , l'armoise sert couramment à parfumer le café.
Elle est largement employée en médecine populaire où elle jouit d'une grande réputation.
En décoction, elle est très indiquée en cas de vers intestinaux, dans les affections hépatiques, en cas de fièvre, de règles douloureuses et de maux de tete.
Certains l'utilisent pour soigner le diabète.
Localement, l'armoise est souvent utilisée , en bains de bouche, dans les affections bucco dentaires.

TFOL OU GHASSOUL

Le ghassoul est une argile naturelle qui existe strictement au Maroc, dans un gisement à ciel ouvert , situé sur un plateau de la Haute Moulouya Orientale, dans la région de Missour, à une cinquantaine de Km à l'Est de Midelt.
Le ghassoul est utilisé depuis des siècles par les marocaines en guise de shampoing pour se nettoyer les cheveux et pour les rendre plus doux et soyeux. Elles l'emploient également pour les soins de la peau en cas d'acné notamment, sous forme de masque .
Cette sorte d'argile contient en grande partie des saponines , mais aussi du sélénium, du magnésium et du calcium. Elle possède des propriétés astringeantes et adoucissantes et elle permet l'absorption du sébum de la peau et des cheveux gras.
Plusieurs firmes nationales et internationales utilisent le ghassoul comme composant de base de shampoings de gels de bain douche et de produits cosmétiques.

EL WARD

La rose des jardins, d'odeur fine et légère. Jadis chaque printemps une fete lui est consacrée à Touggourt.
Les pétales renferment des tanins, des hétérosides et une huile essentielle riche en alcool terpéniques.
La rose est douée de proriétés astringeantes, anti diarrhéiques et anti inflammatoires.
En médecine traditionnelle : la décoction des boutons floraux est préconisée en cas de vers intestinaux et de constipation.
L'eau de rose a toujours été utilisée par les femmes pour rafraichir et raviver le teint ainsi que pour apaiser les irritations et purifier la peau.
L'eau de rose est également employée en compresses pour calmer les maux de tete et pour abaisser la température. Elle est aussi utilisée en collyre en cas de conjonctivites.

ZAATAR

Plante aromatique employée pour ses vertus médicinales depuis des temps très anciens.
La plante pousse de façon spontanée dans les endroits secs et ensoleillés un peu partout dans le pourtour méditerranéen.
La plante est riche en une huile essentielle composée de thymol, carvacrol et cinéol. Elle renferme également du tanin et une résine.
Le thym est connu pour ses propriétés antiseptique, eupeptique, vermifuge, antispasmodique, cholérétique et carminatif.
le thym est un arbrisseau qui croit dans le Rif, dans le haut et le moyen Atlas.
Très prisée en cuisine, le thym est la plante la plus utilisée en médecine traditionnelle marocaine.
En infusion, le thym est employé pour soulager les douleurs abdominales, les douleurs des règles et contre les vers intestinaux.
La décoction est fréquemment préconisée en cas de refroidissements, de rhume et de douleurs rhumatismales.
Certains l'utilisent , en gargarismes dans les gingivites et les maux de gorge.