La Faune d'Oued Righ

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Le Hérisson - El Ganfoud

Famille Erinacedidae

Le hérisson est un mammifère insectivore de petite taille (environ 20 cm) dont le dos est recouvert de piquants.
Le hérisson est actif la nuit, le jour il se cache dans un abri, terrier récupéré, cavité naturelle, tas de pierres, buisson.
Paraechinus aethiopicus compte deux variétés : P. a. deserti présent au Nord dont l'extrémité des piquants est claire, et P. a. aethiopicus vivant au Sud du Sahara dont l'extrémité des piquants est sombre.

Ane sauvage - Dab Wahchi

Equus asinus - Ane sauvage
Equus asinus vit sur les terrains escarpés et rocheux en petits groupes de 10 à 30 individus et se montre très farouche.
Espèce paléotropicale que l'on trouve encore en Algérie dans le Hoggar et sur le Tassili des Ajjers .
Morphologie
Equus asinus Groupe de equus asinus
L'àne sauvage est un animal qui mesure 110 cm au garot et pèse entre 120 et 180 kilos.
Le pelage va du gris clair à l'isabelle, le ventre et l'intérieur des membres sont blancs, la crinière et l'extrémitée de la queue sont noires, le museau et le tour des yeux sont blancs, une bande noire est située sur les épaules. Les oreilles blanches à l'intérieur sont grises à l'extérieur.
Reproduction
Les femelles ont une gestation de 10 mois et n'ont en général qu'un seul petit par portée, la longévité est de 40 ans en captivité.

Le Sanglier - El Hallouf

Le Sanglier
(Sus scrofa) est un mammifère omnivore proche du porc, dont il n'est pas l'ancêtre, contrairement à une idée répandue. L'espèce appartient à la famille des Suidés, appartenant elle-même au taxon des Artiodactyles suiformes.
Sa femelle se nomme la « laie », les petits sont des « marcassins », les jeunes sont parfois appelés « bêtes rousses » et les mâles âgés des « solitaires ».
E'tymologie
A` l'origine, le mot sanglier vient du latin singularis, ce qui veut dire « singulier » : « unique, isolé, solitaire », parce que le sanglier ne vit en groupe que dans ses deux premières années.
Aucune confusion n'est possible avec une autre espèce. L'avant-train est puissant, le cou massif. La tête (hure) a une forme globalement conique. Les flancs sont comprimés. Le pelage est constitué de longs jarres très rêches (les soies) ainsi que d'un épais duvet.
Les adultes sont de couleur gris-brun uniforme, mais les plus jeunes sont roux avec des bandes noires horizontales. Les oreilles (les écoutes) triangulaires sont toujours dressées. Les canines sont particulièrement développées. Celles de la mâchoire supérieure, les grès, se recourbent vers le haut durant la croissance. La taille des mâles est plus importante que celle des femelles. En outre, les sujets présents dans le sud de l'Europe sont plus petits que ceux du nord et de l'est.

Le Chacal - Ben Awa

Chacal est le nom vernaculaire de plusieurs espèces de petite ou moyenne taille de la famille des canidés. Comme le loup et le chien, ils appartiennent au genre Canis.
On les trouve en Afrique du Nord et en Asie. Les chacals occupent une niche écologique semblable à celle du coyote en Amérique du Nord. Ils peuvent parfois se joindre à un petit groupe, mais ils chassent généralement seuls. De nature opportuniste, ils se nourrissent principalement de charognes et de fruits et chassent de petites proies : petits mammifères, insectes, grenouilles, lézards et oiseaux.
Etymologie
Le terme chacal dériverait du sanskrit ????? (sàgàlà) qui signifie " le hurleur " et le turc çakal. Toutes les langues européennes ont leur nom vernaculaire formé à partir de cette même racine, même si le terme latin est thos, terme qui est lui, probablement originaire du carthaginois.
Communication
La communication orale est très importante chez tous les chacals. La gamme des cris est un peu différente selon les espèces. Les chacals à chabraque et dorés ont un registre plus étendu et sont bien plus bavards. Pour se reconnaître, les chacals à chabraque glapissent (cependant parfois hurlent), tandis que les chacals dorés hurlent (cependant parfois glapissent). Ces derniers émettent une sorte de reniflement à l'approche d'un danger. Les deux espèces poussent de longs hurlements perçants tout en courant, entrecoupés d'aboiements très courts, qui servent à rassembler la meute avant la chasse.
Le chacal rayé est plus silencieux. D'une voix basse, il émet des glapissements ou des aboiements.
Le cri du chacal de Simien est aigu et répété.

Le Loup - Eddib

Anis lupus, est l'espèce de loups de la famille des Canidés la plus répandue. Elle a plusieurs noms vernaculaires : Loup gris, Loup commun, Loup vulgaire ou encore Loup, tout court. L'espèce a évolué au cours de l'histoire pour se différencier en plusieurs sous-espèces comme le Loup d'Europe (Canis lupus lupus), le Loup arctique (Canis lupus arctos) et de nombreuses autres sous-espèces de loups, mais aussi très probablement des canidés plus petits comme le chien chanteur (Canis lupus hallstromi), le dingo (Canis lupus dingo) et même le chien domestique (Canis lupus familiaris), y compris les diverses races de chiens obtenues par élevage sélectif. En Occident la sous-espèce de loup la plus connue est le Loup gris commun, c'est celui auquel il est fait majoritairement référence dans la partie comportementale ou culturelle de cet article.

Le Renard - Ethaalab

Renard est un terme ambigu qui désigne le plus souvent en français certains canidés du genre Vulpes, proches du loup et du chien. Mais, par similitude physique, le terme est aussi employé pour désigner des canidés appartenant à d'autres genres, comme Cerdocyon, Otocyon, Pseudalopex et Urocyon. L'appellation renard n'est donc pas un nom normalisé.
Caractéristiques communes
Les points communs des différents genres de canidés usuellement rassemblés sous le nom renard sont : un museau allongé, - des oreilles dressées, une petite taille (60 à 75 cm pour le corps, et 35 à 50 cm pour la queue), un poids d'environ 6 kg.
Le pelage du renard est généralement brun-roux, mais cela peut varier du beige au brun et au roux vif. Ses oreilles dressées sont noires en arrière et sont plus grandes que celles du renard polaire. La queue est longue et touffue et généralement blanche au bout. Le tour de la gueule et la gorge sont souvent blanches mais la gorge peut varier au gris. Au début du printemps, il perd ses poils d'hiver. Ils apparaissent d'abord en bas des pattes puis apparaissent sur le corps, sur les flancs en juillet et sur la queue et le corps en fin août. Au début de l'hiver, le pelage s'épaissit.
Les renards vivent généralement 2-3 ans, mais leur espérance de vie peut aller jusqu'à 10 ans et même plus, lorsqu'ils sont en captivité.
Le renard est aussi porteur, et seulement porteur, de l'échinococcose alvéolaire, maladie qui peut se révéler mortelle chez l'homme. Il faut souligner que cette pathologie se découvre plusieurs années après l'avoir contractée: certaines personnes sont mortes de ce que l'on croyait être un cancer du foie alors qu'il s'agissait de l'échinococcose .

La Souris domestique - Far Eddar

La souris domestique ou souris commune (Mus musculus, parfois Mus (Mus) musculus en systématique), est un petit rongeur de la famille des muridés. On désigne aussi plus simplement cette espèce très répandue par le nom vernaculaire plus court : souris. C'est un animal généralement assez craintif qui vit souvent à proximité ou dans les habitations humaines, d'où son appellation " domestique " (mot dérivé du latin domus, la maison) comme pour la mouche domestique.
La souris blanche est une race de souris domestique largement utilisée en laboratoire. Une fois apprivoisé c'est un animal qui est apprécié également comme animal de compagnie.
L'aspect culturel autour de la souris est extrêmement important. De nombreux proverbes, citations, livres, poèmes, chansons, films, dessins animés... portent sur ce thème de la souris.

La Gerbille - Far Essahra

La Gerbille , nom latin Meriones (Pallasiomys) unguiculatus (Milne-Edwards, 1867), ou Mérione , est un petit rongeur de la famille des Muridés, sous-famille des Gerbilles, genre Meriones. Son habitat naturel est situé les régions semi-désertiques. En captivité c'est la gerbille d'élevage la plus connue.
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Description de l'espèce
Taille : 21 à 25 cm queue comprise.
Le poids à l'âge adulte peut atteindre 70g à 100g.
Le dimorphisme sexuel est peu apparent. Le mâle, un peu plus massif, diffère peu de la femelle mais on peut facilement les identifier par sexage.
Tête : soudée au corps avec de très petites oreilles rondes.
Corps : compact, couvert d'un pelage lisse de couleur variable, parfois plus clair sur le ventre.
Membres : les pattes avant sont petites avec 5 doigts (le pouce est très rudimentaire), les pattes arrière, beaucoup plus longues, ont 5 doigts. Ils sont garnis de fines griffes.
Queue : longue à poils ras. Elle sert de contrepoids ou d'appui lorsque la gerbille se dresse sur les membres postérieurs. Si la gerbille est saisie par la queue, la peau de celle-ci se déchire pour permettre la fuite de l'animal, laissant une partie des os à nu jusqu'à ce qu'ils se dessèchent et tombent. Contrairement à celle du lézard la queue de la gerbille ne repousse pas.
La gerbille est un végétarien à tendance omnivore (graines, végétaux, insectes). Elle boit très peu d'eau. Un mâle adulte mange environ 8 g de nourriture par jour.

Le fennec - El Fnek

Le fennec
Le fennec (Vulpes zerda) ou renard des sables du Sahara est une espèce de mammifère omnivore de la famille des canidés, cousin du renard.
Description
Il a de très longues oreilles, un nez assez long, de longues moustaches. On le surnomme renard de poche, du fait de sa toute petite taille. Il mesure de 20 à 40 cm.
* Poids moyen : 1,7 kg
* Taille moyenne : 20 cm (+15 cm pour les oreilles)
Les poils sous les pattes du fennec lui permettent de ne pas glisser sur le sable et d'approcher ses proies en silence.
Sa queue touffue est longue d'environ 18 à 30 cm.
Le fennec a un pelage allant du brun pâle à presque blanc et ressemble beaucoup au renard auquel il est apparenté (c'est en quelque sorte le plus petit des renards), hormis ses oreilles dressées, chacune aussi grande que la face. Le fennec peut avoir jusqu'à 5 petits par portée.

La chèvre - El Maaza

La chèvre
La chèvre domestique est un mammifère herbivore et ruminant, appartenant à la famille des bovidés, sous-famille des caprinés ou caprins. La chèvre a été domestiquée depuis très longtemps, surtout pour sa viande, sa peau et, plus spécialement dans la région méditerranéenne, pour son lait.
Généralités
C'est un animal de petite taille, à cornes arquées, très agile, particulièrement adapté au saut. Sa température interne normale est assez élevée (de 38 à 39,5 °C, soit 102 à 103 degrés F). On la trouve dans toutes les régions du globe, particulièrement en montagne. Les mâles sont appelés boucs, les petits « chevreaux » ou « cabris », ou sur un mode familier « biquets ». De même, le mâle castré est appelé makhsi..
La chèvre bêle ou béguète.
Une chèvre est en gestation pendant 5 mois et à la naissance, dans certains élevages, on brûle leurs cornes à l'aide d'un fer chaud et on les sèvre à environ 2 mois (entre 14 kg et 16 kg).
La chèvre a des incisives en bas, elle n'en a pas en haut mais il y a un bourrelet de chair.
Les chèvres peuvent se trouver à l'état sauvage (voir Capra aegagrus) mais, la plupart du temps, elles sont domestiquées. Leur domestication est ancienne (au moins VIIIe millénaire av. J.-C.). Elles sont élevées pour leur lait, leur cuir, leur poil et leur viande, qui est déjà mentionnée dans la Bible : par exemple, dans le livre de la Genèse, Rebecca prépare à son mari Isaac deux chevreaux pour qu'Isaac bénisse Jacob (Gn 27:9). Enfin, des chèvres d'espèces naines sont également élevées comme animaux de compagnie.
Certaines races sont élevées spécialement pour leurs poils : c'est le cas de la chèvre angora, originaire de Turquie (Angora est l'ancien nom d'Ankara) dont le poil sert à produire le mohair, c'est aussi le cas de la chèvre du Cachemire ; d'autres uniquement pour la viande, comme la race Kiko. La chèvre naine est aussi adoptée parfois comme animal de compagnie.
Les chèvres ont toutes 60 chromosomes par cellule. Une chèvre vit 14 ans en moyenne.
Systématique .
On a donné aux caprins domestiques le nom scientifique de Capra hircus au XVIIIe siècle, avant le développement de la biologie évolutive. Avec le développement de celle-ci, l'étroite relation entre races domestiques et sauvages a été reconnue. A` ce titre, le statut scientifique des « espèces » domestiques a été remis en cause, et beaucoup de biologistes ne les considèrent plus désormais que comme des formes domestiquées des espèces sauvages originelles.
Une espèce est en effet constituée de « groupes de populations naturelles, effectivement ou potentiellement interfécondes, qui sont génétiquement isolées d'autres groupes similaires[2] ». Or, les « espèces » domestiques se croisent avec leur espèce parente quand elles en ont l'occasion. « Vu que, du moins en ce qui concerne les races d'animaux domestiques primitives, celles-ci constitueraient, en règle générale, une entité de reproduction avec leur espèce ancestrale, si elles en avaient la possibilité, la classification d'animaux domestiques en tant qu'espèces propres n'est pas acceptable. C'est pourquoi on a essayé de les définir comme sous-espèces ».
On donne alors à la nouvelle sous-espèce le nom de l'espèce d'origine, complété par le nom de sous-espèce (qui reprend la seconde partie de l'ancien nom d'espèce) et depuis 1960 environ, on utilise de plus en plus la désignation "forma", abrégée "f", qui exprime clairement qu'il s'agit d'une forme d'animal domestique qui peut éventuellement remonter jusqu'à diverses sous-espèces sauvages.

Le dromadaire - El Baiir - Jemel

Camelus dromedarius -

Caravane de dromadaires
Habitat
L'ancêtre du dromadaire actuel serait apparu en Amérique il y a 50 millions d'années. Il y a 25 000 ans, un groupe de camélidés aurait rejoint l'Asie en traversant le détroit de Béring qui était gelé.
Les camélidés restés sur place seraient devenus les lamas, vigognes et guanaco.
Le groupe parti en Asie donnera deux espèces : le chameau de Bactiane qui a deux bosses et des longs poils et vit dans les déserts froids d'Asie centrale, et notre dromadaire parti vers l'ouest et le soleil.
A son arrivée en Arabie 2000 ans avant JC sa vie change : Il est domestiqué ! Il continue son chemin vers l'ouest et arrive dans le Sahara, une longue collaboration avec les nomades va commencer.
Aujourd'hui, les dromadaires sont présents dans les régions arides du Moyen-Orient au nord de l'Inde et dans les régions arides d'Afrique dont le Sahara.
Ils ont été introduits dans les zones arides d'Australie où certains sont redevenus sauvages.
Morphologie
Dromadaire Le dromadaire est un grand mammifère mesurant 1,80 à 2 mètres à la hauteur des épaules, pesant entre 300 et 690 kilos, les mâles sont 10% plus lourds que les femelles et pèsent entre 400 et 600 kilos, ils les dépassent d'environ 10 cm aux épaules. Le dromadaire a de longues pattes, un long cou incurvé et une bosse sur le dos qui contient un tissu fibreux rempli de graisse servant de garde-manger pour les périodes de disette, le poids de la bosse peut atteindre 9 à 14 kg. Si la bosse penche d'un côté c'est que le dromadaire a entamé sa réserve de graisse et qu'il ne trouve pas d'herbe à son goût.
Les dromadaires sont de couleur beige, caramel, gris ou sable, les variations de couleur peuvent varier du blanc au noir.
Le dromadaire a de longs poils sur le dos, le cou et la bosse.
Les lèvres du dromadaire sont fines pour consommer facilement les plantes épineuses telles que les acacias.
Le pied est composé d'un coussinet élastique qui amorti les chocs, à l'avant les deux orteils ont de gros ongles. Cette semelle antidérapante fonctionne bien sur le sable et sur les roches plates, mais moins bien pour la marche dans les rochers où le dromadaire se blesse facilement car il est difficile pour un animal de cette taille de voir où il met les pieds, il ramène sa patte arrière un peu en avant de là où il avait posé sa patte avant et non exactement où il l'avait posée, ce qui rend difficile la marche dans les rochers. Spontanément un dromadaire évite les zones à trop forte pente et les rochers. Il n'ira que conduit par l'homme.

Adaptation au désert
Dromadaire Les yeux sont protégés du vent de sable et de la poussière par une double rangée de cils. Le dromadaire ferme ses narines en cas de vent de sable.
Pour éviter de perdre de l'eau par la transpiration, le dromadaire adapte la température de son corps à la température extérieure pouvant la faire varier entre 34 et 41,7 degrés Celsius, quand la température augmente, la température du corps du dromadaire monte ce qui lui évite de transpirer pour refroidir son corps.
La bosse du dromadaire qui contient de la graisse est également une source d'eau. Quand cette graisse est utilisée en ration de secours, il y a production de 2 litres d'eau par kilogramme de graisse consommée, cette production d'eau supérieure en poids à la graisse consommée s'explique par un phénomène chimique : pour faire de l'eau il faut de l'hydrogène et de l'oxygène, la décomposition de la graisse produit de l'hydrogène et l'oxygène est apporté par la respiration. La graisse mettra ensuite plusieurs mois à se reconstituer et à condition que le dromadaire soit au repos et trouve un bon pâturage.
Les dromadaires peuvent supporter une déshydratation supérieure à 30 %, une déshydratation de 15 % étant mortelle pour les autres mammifères.
Les dromadaires peuvent se réhydrater très rapidement : ils peuvent boire 100 litres d'eau en 10 minutes, situation mortelle pour tout autre mammifère.
On dit qu'un dromadaire détecterait une présence d'eau éloignée de 100 km. Cela est vrai s'il est loin de son lieu de vie habituel, car sinon il cherche à y retourner, certain d'y trouver eau et nourriture abondante.
Reproduction
Traces sur le sable A la saison des amours, les mâles font la cour aux femelles en tordant leur bouche, secouant leur tête et émettant des sons. Les mâles cherchent à faire chuter les autres prétendants.
Les femelles sont matures vers 3 ans, et les mâles vers 4 à 5 ans. Les naissances ont lieu l'hiver ou pendant la saison des pluies, la présence de nourriture étant nécessaire pour permettre aux femelles de nourrir leurs petits. La gestation dure 370 à 440 jours, il y a un seul petit par portée, il suivra sa mère pendant 1 à 2 ans.
Les dromadaires vivent de 40 à 50 ans.
Nourriture
Dromadaires broutant un tamaris Les dromadaires sont herbivores, ils mangent des plantes épineuses, des herbes sèches, et des plantes alophytes (plantes salées).
Les dromadaires mangent aussi plein d'autres choses : les épluchures, du grain et du pain. Certains propriétaires achètent même du pain pour les nourrir !
Si la végétation est bien verte le dromadaire peut se passer de boire, trouvant dans les plantes l'eau suffisante pour son métabolisme.
Les besoins en sel du dromadaire sont très importants, le sel lui permettant de stocker et fixer l'eau, il lui faut 6 à 8 fois plus de sel qu'un autre animal, la consommation d'un tiers de plantes salées apporte le sel. Parmi les plantes alophytes on peut citer Atriplex halimus, mais il ne faut pas en abuser, car au bout de quinze jours de consommation le dromadaire commence à gonfler.
Un dromadaire peut atteindre les branches d'un arbre jusqu'à une hauteur de 3,5 mètres.
Un dromadaire ne consomme que quelques feuilles d'une plante, puis il part vers une autre plante. Cette conduite préserve la croissance des plantes et évite au dromadaire d'être malade s'il consommait une plante toxique Dromadaire broutant Rhus tripartita car beaucoup de plantes sont toxiques et mortelles pour lui.
Le laurier-rose est par exemple très toxique et peut tuer un dromadaire en quelques heures. Pour écoeurer leur dromadaire des lauriers-roses, les touaregs de Djanet font brûler des feuilles de laurier-rose puis font inhaler la fumée au dromadaire, ils lui ferment les narines pour que la fumée monte dans la tête, cela est très désagréable ! Ainsi éduqué un dromadaire ne toucherait plus jamais à un laurier-rose de sa vie !

Goundis -Kaouka

Famille Ctenodactylidae
Les goundis sont des rongeurs qui ressemblent à des cobayes avec un corps compact. Les oreilles sont petites et rondes, elles laissent voir l'intérieur noir. La queue est une petite houppe que le goundi tient relevée.
Seul représentant du genre Massoutiera, le Goundi du Mzab est un endémique saharien. On le rencontre du Mzab (Nord de l'Algérie) , trés rare a Touggourt.
Goundi de petite taille vivant dans les zones rocheuses dont la biologie est mal connue. Son activité est diurne en hiver pour devenir nocturne pendant la saison chaude.

Gerboise - Jerboua

Gerboise est un nom vernaculaire qui désigne en français plusieurs espèces de mammifères rongeurs de la famille des Dipodidae et des sous-familles :
Caractéristiques communes
Les gerboises sont caractérisées par leurs longues pattes postérieures leur permettant des sauts de plus de 1,80 m de long. Des longueurs très utiles pour fuir leurs prédateurs. Elles possèdent également une très longue queue qui leur sert d'appui et de balancier. Ces rongeurs ne sortent que la nuit. Pendant la journée, les gerboises restent à l'abri de la chaleur du désert dans un profond terrier.
Il ne faut pas les confondre avec les gerbilles qui appartiennent à la famille des muridés et qui ont une queue et des pattes arrières moins longues par rapport à la taille du corps.

Chouette - Lahkouba

Chouette est un nom vernaculaire qui désigne des oiseaux de la famille des Strigidae (sans pour autant désigner tous les oiseaux de cette famille), qui regroupe environ 200 espèces caractérisées comme des rapaces solitaires et nocturnes. La chouette se distingue du biscove par la simple absence de cheveux sur la tête. Les aigrettes sont des touffes de plumes, qui dans le cas du hibou donne l'impression d'oreilles ou de cornes.
Les chouettes chassent principalement des petits mammifères, surtout des petits rongeurs, des insectes, ainsi que d'autres oiseaux.
Certaines espèces se sont spécialisées dans la pêche. On trouve des chouettes sur toute la surface de la terre, à l'exception de l'Antarctique, d'une grande partie du Groenland, ainsi que de certaines îles lointaines.
La chouette peut pivoter sa tête à 270°. Ses yeux, bien qu'imposants avec leurs disques faciaux arrondis qui recouvrent la moitié de la tête, ne lui permettent de bien voir que sur un faisceau de 70° sur un champ de vision total de 180°.
L'ouïe de cet oiseau est très développée, elle fait de lui un grand chasseur. Ses oreilles situées asymétriquement (l'oreille droite est plus haute que l'oreille gauche) captent les variations de temps d'arrivée des ondes sonores de ses proies, lui permettant ainsi de les localiser. Ainsi, dans le cas d'une proie qui tente de s'enfuir, la chouette la localise par la provenance des sons et n'a pas besoin de la voir pour la chasser.

Les pigeons - Lahmam

Les pigeons (genre Columba) sont des oiseaux de la famille des Columbidae, vivant à l'origine dans les milieux terrestres mais s'étant répandus, pour certaines espèces, en plaine et dans les villes, et se nourrissant principalement de graines, mais avec un régime très élargi autour des lieux où les déchets alimentaires leur sont disponibles, ce qui les fait parfois qualifier d'éboueurs urbains.
Pesant en moyenne de 200 à 600 g, ces oiseaux appartiennent à plusieurs espèces. On les trouve dans tous les continents. Le pigeon vit entre 5 et 10 ans et (en général) forme des couples stables. Le mâle et la femelle partagent toutes les tâches, y compris celle de nourrir les pigeonneaux avec le lait de jabot qu'ils produisent à l'aide d'une glande de leur jabot.
Le Pigeon domestique (Columba livia domestica) est élevé pour sa chair, mais aussi pour la colombophilie et la colombiculture. C'est aussi un oiseau commensal des centres-villes où l'on est obligé de limiter sa reproduction.
Depuis un certain nombre d'années, les villes et collectivités se dotent de pigeonniers. Leur objectif est d'abord de réguler les populations, mais parfois aussi de développer de l'animation au cœur de la ville. Ces pigeonniers sont gérés en régie municipale, par des sociétés spécialisées ou des associations d'insertion.

Le Canard col vert - Labrak

Les canards de surface ou barboteurs forment un groupe de dix genres d'à peu près 55 espèces de canards. Parmi celles-ci on trouve les espèces les plus familières de l'hémisphère nord. Ils sont dans la famille des Anatidés qui regroupe, outre les canards, les oies et les cygnes. Les canards de surface avec les canards plongeurs sont dans la sous-famille des Anatinés.
Ces canards sont nommés de surface car ils trouvent principalement leur nourriture à la surface des étendues d'eau. Ils plongent rarement et seulement à mi-corps, la queue à la verticale et les pattes hors de l'eau pour atteindre le fond et fouiller dans la vase avec leur bec.
On trouve plus communément ces oiseaux dans des eaux stagnantes et limoneuses, près humides, mares, étangs, marécages où poussent les roseaux, joncs et laîches. Ils se nourrissent de graines, de feuilles, de tiges de plantes aquatiques, mais aussi de vers, de petits crustacés et de mollusques. Leurs pattes étant placées près du centre, ils peuvent se déplacer sur terre et peuvent aller manger des semences de terres cultivées.
Ce sont des oiseaux qui volent très bien, contrairement aux canards plongeurs, et les espèces vivant dans le nord sont toutes migratrices.

La Colombe - Lahmam El Beri

Le terme de colombe est un nom vernaculaire désignant certains oiseaux de la sous-famille des Columbinés. Toutefois le plus souvent le terme colombe désigne la variété blanche d'une tourterelle. La plus petite de toutes les colombes est la colombe diamant que l'on trouve facilement en animalerie. Une colombe blanche tenant un rameau d'olivier dans le bec, sans précision d'espèce, est un symbole de paix.

Gangas - Hmam Ganga

Famille Pteroclididae
La famille des Pteroclidae comporte quelques oiseaux terrestres au plumage tacheté, ils ressemblent à des perdrix ou des pigeons avec un corps dodu, ces oiseaux qui vivent en groupes peuvent faire un long aller-retour quotidien pour aller boire.
Ce sont des granivores.
Oiseau à queue courte, de couleur brune. Le mâle a les ailes ponctuées de gouttes allongées claires, le cou est jaune surmonté d'une bande bleu-gris, le menton et le front sont noirs. Les femelles sont sombres et finement ponctuées de noir, le cou étant jaune.
Vit en groupe dans les déserts pierreux. Marche sur le sol et s'envole s'il est inquiété.

Perdrix - El Hadjla

Faisans, , cailles
Famille Phasianidae
La famille des Phasianidae comporte des oiseaux le plus souvent sociablesL Les pattes sont nues, parfois munies d'un éperon, le bec est court, les ailes sont courtes et arrondies.
Oiseau à queue courte, les mâles sont de couleur identique aux femelles, ils sont juste un peu plus grands. Le bec et les pattes sont rouges, la couleur dominante est le gris-brun avec un collier marron ponctué de blanc, les flancs sont rayés blanc, noir, roux, le dessus de la tête et le cou sont gris.
Les perdrix Gambra sont omnivores.
Se déplace en petit groupe dans les déserts pierreux. Marche sur le sol et aime grimper sur les rochers.

Alouettes - Ezzerzour

Famille Alaudidae
Les Alaudidae ont un plumage de couleur généralement brune, plus pâle dans les régions désertiques. Les sexes sont souvent semblables, les alouettes ont une longue griffe postérieure. Les alouettes marchent, courent et sautillent. Leur vol est direct. Les alouettes ont un chant mélodieux émis en vol.
De couleur variant du roussâtre au gris en fonction du milieu ambiant. 7 à 8 sous-espèces ont été décrites. La queue est brun roussâtre, le milieu et les côtés sont bruns.
Dans les zones désertiques ou semi-désertiques. S'approche des lieux de bivouac où il recherche quelques miettes à picorer.
Cri : "touit", chant : "tou tou toui".

Fauvettes - Bouninni

Famille Sylvidae

La famille des Sylvidae comporte des petits passereaux insectivores et migrateurs. Les sexes sont généralement semblables, les jeunes ressemblent aux adultes.
La couleur du dessus est brun verdâtre, le dessous étant blanc jaunâtre. Pattes généralement de couleur brun-rougeâtre. Entrouve sa queue échancrée.
Visible au printemps et en automne pendant la période de migration.

Cratéropes - Tiriri

Famille Timaliidae

La famille des Timaliidae ne comporte qu'une seule espèce en Afrique du Nord. Ces oiseaux volent mal car ils ont des ailes courtes et arrondies.
La queue est longue, les deux sexes sont semblables.
Oiseau de couleur brun roussâtre sur le dessus et clair rosé dessous avec la gorge blanche. Le bec foncé est un peu incurvé, les pattes sont brun-orange clair avec les doigts gris.
Chant : "piou" (une douzaine de notes sifflées), cri : "pip" (trilles).
Dans les déserts, semi-déserts, oasis, marche en sautillant. L'oiseau photographié est venu picorer sous l'acacia où nous déjeunions.

Corbeau - Laghrab

Famille Corvidae

Les Corvidae sont de grands passereaux qui nichent dans les arbres, sur les rochers ou dans un trou. Ils ne chantent pas. Leur bec est généralement très robuste. Les sexes sont d'aspect semblable, les jeunes ressemblent aux adultes.
Il ressemble au Grand corbeau, son bec est moins fort, ses ailes sont plus longues et atteignent presque le bout de la queue, il est de taille plus petite. Le cou et la nuque sont de teinte brunâtre mais cela n'est pas évident à voir de loin.

Le fouette-queue ou dob

Uromastyx alfredschmidti -
Habitat
Uromastyx alfredschmidti Uromastyx alfredschmidti, plus connu sous le nom de fouette-queue ou de dob en arabe, vit exclusivement dans le Tassili n'Ajjer en Algérie, la région mitoyenne de la Libye et l'Akakus (sud-est de la Libye).
Il habite la hamada, qui désigne une zone désertique comportant des rochers, cela lui permet de trouver de la fraîcheur et les plantes dont il se nourrit. Il passe la plus grande partie de son temps dans son terrier où il vit seul.
Le terrier est creusé sous une roche plate ou sous un tas de pierres, il a une seule entrée qui amène dans une galerie pouvant atteindre plus de 2 mètres de longueur et d'environ 1 mètre de profondeur. Le fond du terrier est ainsi à l'abri de la chaleur. C'est un animal diurne, le matin, Uromastyx alfredschmidti passe de longs moments au soleil à l'entrée de son terrier pour se réchauffer puis il part se nourrir.
Morphologie
Main d'un dob Uromastyx alfredschmidti a de courtes pattes ce qui fait qu'il avance au ras du sol. Ses pattes sont musclées, ses doigts sont longs et munis d'ongles. Sa tête est petite et ronde, il a de petits yeux. Le corps est gros et flasque, la queue est très lourde et recouverte d'épines. Uromastyx alfredschmidti utilise sa queue épineuse pour se défendre contre les attaques des serpents.
A l'âge adulte, Uromastyx alfredschmidti mesure jusqu'à 40 cm de long, la queue en constituant la moitié. Il pèse jusqu'à 3 kg.
Les femelles sont légèrement plus petite que les mâles. A moins de chercher l'hémipénis chez le mâle qui est une proéminence derrière son cloaque, il n'est pas facile de distinguer un mâle d'une femelle, il y a peu de dimorphisme sexuel, tout au plus constate-t-on que le mâle a la tête et la base de la queue Queue d'un dob plus large que la femelle et que ses couleurs sont plus vives, les mâles sont souvent plus foncés que les femelles et plutôt noirs, les femelles pouvant avoir le ventre presque blanc.
Les touaregs ont une technique bien à eux pour distinguer un mâle d'une femelle chez les jeunes animaux : en mettant l'animal sur le dos, s'il s'agit d'une femelle elle reste immobile.
Les Uromastyx alfredschmidti sont de couleur variable, en général en relation avec leur habitat. On constate que les animaux qui ont froid on tendance à avoir des couleurs sombres.
Uromastyx alfredschmidti vit en moyenne 10 à 15 ans et exceptionnellement une trentaine d'années.
Différences morphologiques entre espèces d'Uromastyx
Différences morphologiques entre Uromastyx acanthinura (plus au nord), Uromastyx geyri (plus à l'ouest) et Uromastyx alfredschmidti (Tassili n'Ajjer) :
La queue des Uromastyx alfredschmidti et Uromastyx geyri est longue et fuselée alors qu'elle est trapue et large chez Uromastyx acanthinura.
Il existe sur les flancs d'Uromastyx alfredschmidti et Uromastyx geyri des tubercules épineux.
Uromastyx geyri est plus petit et plus coloré que Uromastyx alfredschmidti.
Reproduction
Jeune dob La femelle est ovipare, la saison des amours commence en mai et une quinzaine d'œufs sont pondus en juin-juillet. La femelle cesse de s'alimenter une semaine ou deux avant la ponte. L'incubation dure environ trois mois, les bébés naissant en septembre.
Nourriture
Uromastyx alfredschmidti est omnivore, mais à l'âge adulte il n'est pratiquement plus qu'herbivore. Il se nourrit de plantes comme les Artemisia. Il ne boit pas, il trouve l'eau dont il a besoin dans les plantes qu'il consomme.

Gecko - Wazghat El Kharba

Ptyodactylus hasselquistii -
Habitat
Gecko sur le tronc d'un acacia Ptyodactylus hasselquistii, plus connu sous le nom de Gecko à doigts en éventail vit dans les terrains rocheux, il se réfugit dans les fentes de rochers pendant le jour. il est actif surtout la nuit. Il affectionne les roches nues et verticales où la structure adhésive de ses orteils et doigts fait merveille.
On le rencontre aussi dans les arbres et dans les maisons où il attrape les insectes.
Il vit au Sahara central, sur la côte est du Nil, dans les massifs du sud du Sahara (Aïr, Tibesti, etc) et dans toute l'Afrique au sud du Sahara et le long de la Mer Rouge.
Morphologie
Gecko sur le tronc d'un acacia Tubercules usr le dos du Gecko Ptyodactylus hasselquistii est un gecko d'assez grande taille, pouvant atteindre jusqu'à 20 cm de longueur totale, la queue mesurant 10 cm. Le dos est recouvert de petits tubercules, les doigts et orteils sont élargis en éventail formé de 14 à 20 lamelles terminées par une griffe.
Les mâles sont plus grands et de couleur plus foncée que les femelles, ils ont à la base de la queue deux mamellons dotés de tubercules saillants.
La coloration de la face dorsale est gris-brun ou brun-jaune, coupée de bandes transversales ou de tâches jaunâtres ou noirâtres, la face ventrale est claire.
Reproduction
Patte du gecko et œufs Ce gecko peut vivre 9 ans et atteint sa maturité sexuelle à l'âge de 2 ans. Les couples défendraient leur territoire.
Le mâle adulte défend le jour son territoire occupé par quelques femelles et des jeunes.
Il y a 3 à 5 pontes par an, la femelle fixe ses 2 œufs adhésifs dans les fentes des rochers, les œufs sont blancs et éclosent au bout de 90 à 100 jours d'incubation, la mue étant consommée à la sortie de l'œuf.
Nourriture
Gecko sur un mur Ptyodactylus hasselquistii se nourrit d'insectes et des fruits du Zyziphus lotus, après son repas il se passe de grands coups de langue pour se nettoyer la bouche et les yeux.
Les gecko mâles émettent des cris (Tek, Tek, Tek) différents selon qu'ils sont adressés aux femelles ou aux mâles, les touaregs le nomment Temeteleg.

L'acanthodactyle rugueux - Zelgag El Ghaba

Acanthodactylus boskianus -
Habitat
Acanthodactylus boskianus Acanthodactylus boskianus
Acanthodactylus boskianus est la plus grande espèce saharienne d'acanthodactyle.
Acanthodactylus boskianus est actif le jour, surtout le matin, il hiverne jusqu'en avril.
Il fréquente les terrains pierreux et sableux comme les bords de routes, de canaux, les lits d'oueds, les palmeraies.
C'est une espèce présente dans toutes les régions du Sahara : vallée du Drâa, toute la frange nord du Sahara, , Hoggar, Tefedest, Tazrouk, In Salah, Sud Tunisien, Tripolitaine septentrional, tout le nord de la Libye, Fezzan, Delta du Nil, bords de la Mer Rouge, Sud Mauritanien près de la côte, Aïr, Agadez, Tibesti, Nord du Soudan.
Morphologie
Acanthodactylus boskianus Acanthodactylus boskianus est un Lézard de belle taille avec une queue presque deux fois plus longue que le corps (longueur totale jusqu'à 27 cm). Le museau est court et obtus, le corps est couvert d'écailles plus grandes dans le bas du corps que dans le haut. Les écailles dorsales sont fortement carénées.
Les mâles ont la base de la queue renflée et leurs membres postérieurs sont plus longs que ceux des femelles.
La face dorsale a quatre bandes longitudinales beige foncé et gris présentant des reflets bleus chez la femelle et rosés chez le mâle. La face inférieure est blanche, la queue peut èetre rouge.
Reproduction
Ce lézard vit dans un terrier de 30 à 40 cm de profondeur qu'il creuse au pied d'une touffe. La femelle pond 2 à 4 œufs qui incuberont 75 jours, l'éclosion ayant lieu en août.
Nourriture
Acanthodactylus boskianus se nourrit de petits insectes, coléoptères, mouches, il chasse à vue et est très agile, il aime grimper et se percher dans les buissons.

L'acanthodactylus doré ou pommelé - Wazghat Essahra

Acanthodactylus scutellatus -
Habitat
Lézard se cachant dans une touffe Acanthodactylus scutellatus aime le sable, il vit dans les ergs, dunes et plages, il ne dédaigne pas les endroits pierreux du moment qu'il peut creuser son terrier profond d'une quarantaine de centimètres, souvent à la base d'une plante, il en possède d'ailleurs deux ou trois pour assurer sa sécurité. L'ouverture semi-circulaire est caractéristique.
il est actif le jour, principalement au printemps et en automne.
Il vit sur les bordures atlantique et méditerranéenne du Sahara, le long du delta et dans la vallée du Nil jusqu'à Assouan, en Algérie dans le Grand Erg Oriental, dans l'Ahnet et dans le Tassili N'Ajjer, dans le Ténéré, au Koweit, le long de la Mer Rouge.
C'est une espèce très polymorphe, chaque région abritant des sous-espèces différentes, la taille et la coloration variant suivant la sous-espèce.
Morphologie
Acanthodactylus scutellatus vu de face Acanthodactylus scutellatus se cachant dans une touffe Acanthodactylus scutellatus est un Lézard vrai, de taille moyenne avec une queue deux fois plus longue que le corps (longueur totale entre 12 et 20 cm). Les écailles du dessus de la tête sont de grandes plaques qui forment comme un casque, les orteils sont très longs et sont bordés par une frange d'écailles, le bord de l'oreille est denté. Les écailles du corps sont de taille identique, celles de la queue sont plus larges et hérissées.
Les mâles ont la base de la queue renflée.
La coloration de la face dorsale est beige pâle et ressort en tâches à travers du orange, des ponctuations noires ou brunes ornant le dessin orange. Les flancs sont gris et la face ventrale blanche. Chez les jeunes la queue est rouge vif.
Reproduction
La femelle pond 3 à 4 œufs mous, à coquille parcheminée, dans le sable.
Nourriture
Acanthodactylus scutellatus se nourrit de petits insectes, chenilles, fourmis.

Le Varan - El Wran

VARANUS
La famille des Varanidae ne contient qu'un seul genre (famille monotypique), appelé Varanus, ou encore varan. Le mot est une latinisation du mot égyptien waran qui signifie "avertisseur", d'après une croyance selon laquelle les varans du Nil avertissaient la population de la présence de crocodiles.
Ce sont des lézards, en général de grande taille. Ils se distinguent des autres lézards par leur long cou, leur crâne triangulaire et leur langue bifide - comme celle d'un serpent. Toutes les espèces de varans sont carnivores (à part une espèce qui se nourrit aussi de fruits). Ils ont des mâchoires puissantes et des membres armés de 5 griffes acérées. Les varans sont ovipares, ils ont des oreilles externes et des paupières. Ils ne peuvent pas "lâcher" leur queue comme certains lézards (Autotomie). Les espèces les plus proches des varans sont les hélodermes et les faux varans (qui n'ont pas d'oreilles externes). Les varans sont trouvés dans les régions tropicales et sous-tropicales de l'Afrique, de l'Asie et de l'Australie (Dans ce dernier cas, ils sont appelés goanna localement). La majorité des espèces viennent d'Océanie, partiellement par manque de compétition mammalienne.
La langue bifide d'un varan
Les plus connus sont :
* Varanus komodoensis : le varan de Komodo, l'un des plus grands lézards actuels,
* Varanus niloticus : le varan du Nil.
Il existe une soixantaine d'espèces de Varan, un nombre exact étant difficile à préciser dû au flux de la taxonomie de ce genre. Certaines espèces peuvent être considérées comme sous-espèces et vice-versa. Par exemple, le varan orné (V. ornatus) peut être une sous-espèce du varan du Nil (V. niloticus) ce qui donne Varanus niloticus ornatus. Idem pour V. flavirufus, qui selon certaines sources est V. gouldii flavirufus, ou V. gouldii ; V. gouldii lui-même étant parfois V. panoptes. Des analyses biochimiques sur certains groupes sont donc considérées comme nécessaires pour aider à résoudre ce problème.

Scincus - Cherchman

Scincus scincus - Le poisson des sables
Habitat
Scincus scincus - le poisson des sables Scincus scincus - le poisson des sables
Scincus scincus aime le sable, où il y vit comme un poisson dans l'eau, il s'y enfouit et y "nage" à des profondeurs de 10 à 40 cm. Il fait surface aux heures chaudes.
Il vit dans tout le Sahara dans les grandes zones sableuses, on ne le trouve pas dans les zones très arides comme le Ténéré.
Morphologie
Scincus scincus - détail des pattes arrières Scincus scincus - détail de la tête
scincus est un lézard de taille moyenne avec une queue courte forte et conique (longueur totale 20 cm, dont 12 cm pour le corps). Les orifices sont adaptés à la vie sous le sable : les yeux sont petits, l'oreille est protégée par des écailles, le museau est effilé pour fendre le sable. Les écailles dorsales sont lisses, plus grandes que les ventrales, les doigts et orteils portent une frange latérale écailleuse.
Les mâles ont la base de la queue très renflée.
La coloration de la face dorsale va du jaune pâle au beige roux ou à l'orange, avec des bandes transversales noires, voilettes ou brunes. Les flancs et la face ventrale sont blancs. Les jeunes sont uniformément jaune sable.
Reproduction
Elle est peu connue, La femelle est ovipare.
Nourriture
Scincus scincus se nourrit d'insectes, d'autres lézards et aussi de plantes.
Vivant dans le sable, il repère les vibrations émises par ses futures proies, et il nage jusqu'à elles pour les capturer.

Commentaire :

La Scinque (Cherchmane)
Le scinque faisait le régale de quelques grandes familles le début de chaque printemps , il avait une denomination commune d'age et de sexe :
Chechemana= Femelle
Aboud = Male
Zelgaga= Petite Cherchemana
Jeunes et anciens nous ne faisons pas vraiment la différence entre un male et une femelles , tous le monde croyait que tous ce qui a des rayures noires en traversant sur les cotes est un male sinon c'est une femelle . La valeur d'achat ne dépassait pas le Douros ou Cinq centimes . La vente se fait à la criée dans les rues , par un vendeur le sac sur le dos ; Les ménagères les achètent par centaines et pour le jeu d'enfants en attache l'une de leurs pattes a un bout de fils , en les traîne toute la journée .Quel supplice nous faisions subir à ces pauvres bestioles ; qui s'échappent quelques fois des boites ou on les mets et se prolifèrent et on ne le saura que le printemps venu.

La vipère à cornes - Lafaa

Crotalus cerastes cerastes -
Habitat
Photo de Crotalus cerastes cerastes sur un rocher La vipère à cornes vit en Afrique du nord et au sud-ouest de l'Asie de l'Asie jusqu'en Irak dans les déserts de pierre et de sable. Pendant la saison chaude la vipère à cornes n'est active que la nuit, en période froide elle ne sort que dans la journée. Elle se tient dans les pierres, dans les touffes d'herbe, près des trous de souris où elle s'engouffre en cas de danger. Elle peut aussi s'enfouir dans le sable et seuls les yeux et les cornes restent visibles. En été, pendant les heures plus fraîches de la nuit et du petit-matin, elle se déplace sur plusieurs centaines de mètres et jusqu'à quelques kilomètres par jour, et laisse sur le sable des traces en zig-zag.
Morphologie
La vipère à cornes a une taille maximale de 60 centimètres. Sa température diurne est de 30 ° C le jour et de 20 ° C la nuit. La couleur de fond des vipères à cornes est brune, de grands carrés gris étant dessinés. Les flancs sont de couleur claire, la queue est assez courte. La tête de l'animal est large et triangulaire, les yeux sont en fente. Si elle est surprise ou effrayée, elle émet un bruit caractéristiques obtenu par frottement des parties de son corps.
Reproduction
La vipère à cornes est ovipare. La saison des amours commence fin avril et dure jusqu'à mi-juin. Les oeufs blancs sont pondus en juillet et août sur le sol dans un endroit frais. Après six à huit semaines les nouveaux-nés sortent de leur coquille, ils mesurent environ 18 cm de long.
Nourriture
La vipère à cornes se nourrit de souris, de gerboises, de la queue épineuse du dob, de lézards, d'oiseaux et de petits mammifères.
Venin
Les vipères à cornes sont des serpents venimeux.

La couleuvre verte et jaune - Hnach El Ma

La couleuvre verte et jaune (Hierophis viridiflavus) est une espèce de serpent de la famille des Colubridae qui se rencontre principalement au nord et au sud de la Méditerranée ainsi qu'un peu plus à l'intérieur des terres Elle est souvent citée sous le nom latin de Coluber viridiflavus, mais l'espèce a depuis été déplacée dans le genre Hierophis.
Description
Elle fréquente les terrains rocheux, secs et bien ensoleillés, exceptionnellement les milieux un peu plus humides comme les prairies et les bords de rivières.
La coloration est dominée par le jaune sans être toutefois la couleur de fond. Le dos présente une vingtaine de lignes longitudinales discontinues jaune verdâtre.
La longueur de 1 mètre à 1,80 mètres, exceptionnellement 2,20 mètres.
Cette espèce est diurne. Elle se nourrit d'autres serpents (la vipère d'Orsini).
Elle grimpe facilement aux branches ou dans les buissons, pour chasser ou lorsqu'elle se sent menacée. Dans ce dernier cas, elle n'hésite pas à adopter un comportement agressif et cherche à mordre, bien que sa morsure ne soit pas venimeuse (morsure douloureuse).

Libellules - Aichoubat echmorra 

Ordre Odonates
Sous-ordre des Anisoptera -
Les libellules avec les demoiselles sont l'un des groupes les plus anciens du règne animal. Il y a eu peu de changement dans leur forme depuis le Jurassique. Elles ont à la fois des caractéristiques hautement primitives et extrêmement évoluées.
Pour le vol, le centre de gravité se trouve entre et sous les ailes, elles peuvent voler à reculons, se déplacer à la verticale, ou s'arrêter et virer. La membrane des ailes est pourvue de nombreuses nervures la rendant élastique et résistante. Les pattes sont impropres à la marche, ce sont des membres aptes à saisir des proies dont elles se nourrissent. Les libellules passent presque tout leur temps en vol, quand elles se posent elles s'agrippent à une plante.
Les œufs sont pondus dans l'eau, les larves y vivent et s'y nourrissent d'autres animaux aquatiques. L'adulte se forme à l'intérieur de la larve, il n'y a pas de période de transition entre la larve et l'adulte, la larve passe ses derniers jours à la surface de l'eau, son système de respiration ayant changé avec le passage à au stade adulte. L'adulte s'extrait de la larve, gonfle son corps et ses ailes et prend son vol dès que le tout a durci.
La coloration définitive de l'adulte n'apparaît qu'avec la maturité sexuelle, en fonction de l'espèce cela demande quelques heures, quelques jours ou quelques semaines. Les mâles matures sont souvent revêtus d'une pruinosité plus ou moins bleue.
Famille Aeshnidae - Aeshne ?
Accouplement d'aeschnes Accouplement d'aeschnes
L'appareil reproducteur mâle des libellules est très particulier, il est situé sur la face ventrale des deuxième et troisième segments adbominaux. Or cet appareil reproducteur n'a pas de liaison interne avec les testicules qui produisent le sperme, le pore génital se trouvant entre les huitièmes segments.
Pour s'accoupler, le mâle doit rapprocher son orifice génital de son appareil reproducteur pour y transférer le sperme puis la femelle recourbe son abdomen pour l'approcher de l'appareil reproducteur mâle.
Le mâle tient la femelle par la tête avec sa pince anale formée par une paire de cerques modifiés, la figure formée s'appelle le tandem.
Parmi les critères de détermination de la famille Libellulidae: couleur rarement métallique, se posent volontiers en évidence sur un support, le corps horizontal et les ailes ramenées vers le bas.

Les criquets - Djerad Gohiz

Sous-ordre Caelifera
Les criquets sont des insectes trapus aux pattes postérieures bien développées. En arrière de la tête le thorax est recouvert par le pronotum dont les lobes latéraux descendent jusqu'aux pattes antérieures. Les ailes membraneuses sont repliées en éventail sous les élytres. Le vol est souvent court, mais parfois sur plusieurs mètres.
Les antennes sont courtes (alors qu'elles sont fines et très longues chez les sauterelles).
Les femelles sont généralement plus grandes que les mâles.
Les criquets ont une activité diurne.

Commentaire :
La Récolte du Djarad (Sauterelles)
la sauterelle a toujours été synonyme de désastre et catacombe les autochtones n'avaient aucun moyen pouvant faire face à ce fléau , ils vécurent son passage comme un affreux cauchemar qui ne se termine qu'avec la destruction totale de l'ensemble de la végétation au niveau de l'ensemble des villages d'Oued Righ .
Je me rappelle comme certainement ceux de mon age l'année de 1965 au crépuscule un grand nuage noir de sauterelles s'abatis sur Touggourt , après quelque temps couvrait tout les hublots des lampes d'éclairage public puis commence a trainer par terre .
Les anciens se ruèrent sur ces taches vertes et jaunes et commencèrent à ramasser avec frénésie et une grande joie les criquets et les mettaient dans des Chkaras de jute . Nous croyons en ces moments que la joie de débarrasser les lampes de ces intrus mettait nos parents dans cet air de gaieté sans savoir que les marmites et Bormas bouillonnaient déjà sur le feu du Kanoun depuis un bon bout de temps .
Ah Oui c'était une aubaine , enfin quelque chose à mettre sous les dents , une année de peine , qui devait par la volonté du bon dieu devenir difficile , soit par les essaimes de criquets soit par d'autres fléaux . Ils n'avaient pas le choix , la récolte décimée , ils doivent compenser et c'est une bénédiction que ce soit des sauterelles et pas autre chose . Le contenu des Chkaras est vite jeter dans les Bormas avec du sel , plein de Sel (Rabh)puis sécher au soleil , et croquer tel que des cacahouète .

Grillons - Krirach

Famille Gryllidae
Les grillons ont de longues et fines antennes, une tête globuleuse, des tarses à trois articles et de longs cerques. Les élytres recouvrent l'abdomen (quand il y en a). Les femelles ont un oviscapte droit en forme d'aiguille.
Les grillons sont des insectes chanteurs, seuls les mâles chantent pour séduire et attirer les femelles. Le chant est produit par le frottement des deux élytres soulevées l'une contre l'autre, par frottement de la nervure anale qui porte une rangée d'aspérités jouant le rôle d'archer, sur le bord amincie de l'autre élytre, Les deux élytres étant identiques, les fonctions peuvent être inversées, mais en général l'élytre droite recouvre l'élytre gauche.

Mantes - Agrab Errih

Ordre Mantodea

Les mantes ont une tête triangulaire, un corps allongé et de longues pattes. Ce sont des insectes prédateurs qui chassent à l'affût.
Dans le Sahara on rencontre souvent des mantes de la famille Eremiaphilidae, ces mantes sont de couleur sable, on ne les voit que quand elles courent sur le sable à découvert.
Les mantes pondent leurs œufs dans une oothèque le long d'un support, l'oothèque est formée d'une sorte de mousse qui durcit et reste collée au support.

Termites - Timdis

Ordre Isoptera
Les Termites sont des insectes sociaux au corps mou, formant des colonies ayant une longue durée de vie, à la tête de la colonie se trouvent un mâle et une femelle...
La fondation de la colonie va commencer par l'essaimage des individus sexués, les termites n'ont pas encore atteint leur maturité sexuelle, et ils ne vont pas s'accoupler en vol comme c'est le cas chez les fourmis et les abeilles. Ils vont former des couples et se fiancer. Puis, ils vont chercher un lieu où construire leur chambre nuptiale.
Le premier accouplement n'aura lieu qu'avec la maturité sexuelle qui peut demander quatre semaines encore, et dans la chambre nuptiale. Tout au long de leur vie conjugale qui peut durer une vingtaine d'années, il y aura de nouveaux accouplements pour féconder la femelle.
Quatre semaines après l'accouplement les premiers œufs sont pondus. Les œufs sont léchés par les parents, les larves éclosent et se nourrissent des sécrétions buccales. Ces premières ouvrières grandissent plus rapidement que les suivantes, mais elles sont plus petites, il faut démarrer rapidement l'entretien de la colonie.
Les premiers soldats ne seront élevés que plus tard, et les nouveaux individus sexués qu'au bout de quelques années.

Punaises - Bak Essahra

Ordre Heteroptera
Les punaises sont des insectes souvent très colorés, aux formes d'une grande diversité.
Un caractère particulier des punaises est la structure de leurs ailes antérieures appelées hémélytres. Seule l'extrémité des ailes antérieures qui sont posées l'une sur l'autre sur l'abdomen est transparente (= membrane), le reste étant dur comme les élytres des coléoptères (=corie).
Les punaises volent peu, leur vol est lourd, bruyant et rectiligne.
La majorité des punaises vivent sur les plantes à sève, les fruits, les racines, d'autres se nourrissent d'animaux morts et d'autres s'attaquent aux insectes vivants. Elles sucent végétaux ou animaux avec leur rostre suceur semblable à celui des Cigales.
Chez certaines familles, la femelle place ses œufs sur le dos du mâle, qui les transporte jusqu'à l'éclosion.
Les punaises ont une métamorphose incomplète, les larves ressemblent à des individus complètement formés, cinq mues seront nécessaires pour obtenir la taille adulte. Au cours des mues, les rudiments d'ailes absents aux premiers stades se développent, les couleurs peuvent changer d'une mue à l'autre, et même au stade adulte la couleur peut varier en fonction des saisons ou du type de plantes consommées.
Famille des Lygaeidae - Lygées ou punaises des graines
La famille des Lygaeidae se distingue par un corps ovale plus ou moins allongé. Les antennes sont constituées de 4 articles. La partie membraneuse des ailes ne comporte que 4 ou 5 nervures.
La tête est triangulaire et souvent munies d'ocelles (petits yeux simples). Les fémurs antérieurs sont parfois épaissis.
Beaucoup d'espèces vivent sur le sol et mangent les graines tombées, quelques espèces sont prédatrices.

Carabes - bou  lakaz

Famille Carabidae

Les carabes sont des insectes qui vivent sur le sol, sous des objets, dans la végétation et les fleurs. La plupart sont nocturnes et se cachent le jour. Ils se sauvent rapidement en courant quand ils sont découverts et volent rarement.
Adultes et larves sont presque toujours prédateurs, ils sont carnivores et se nourrissent d'invertébrés. Ils peuvent grimper dans les arbres à la recherche de proies. Certains complètent leur régime carnassier avec des fruits et autres matières végétales.
La tête est en général plus étroite que le protonum, les antennes sont insérées entre les yeux et la base des mandibules. Pattes longues et fines, habituellement noirs et luisants ou foncés, parfois très colorés.

Scarabées - Karkab Lakhra

Famille Scarabaeidae

Les scarabées comprennent des coprophages (les Bousiers) et des sapro-xylophages, nuisibles aux végétaux (comme les hannetons).
Ce sont des insectes au corps ovoïde ou allongé, trapus et corpulents. Les formes sont très variables, avec souvent des excroissances et des sortes de cornes. Les antennes des scarabées ont 8 à 11 articles en lamelles mobiles où sont localisés les organes des sens.
La plupart des scarabées volent bien, certains stridulent en frottant l'extrémité des élytres contre la face dorsale de l'abdomen.

Buprestes - Khanfous Lahtab

Famille Buprestidae
Les buprestes sont des insectes habituellement métalliques ou bronzés ventralement. Les larves vivent sous l'écorce, dans le bois, les racines d'arbres ou d'arbustes, elles s'attaquent aux plantes vivantes, malades ou mortes. Elles ont une grande longévité.
Les adultes se nourrissent de feuillage et d'écorce et sont attirés par les fleurs.

Taupins

Famille Elateridae
Les taupins ont un corps allongé et étroit, plutôt aplati, les élytres ont généralement des côtes parallèles. Chaque coin du prosternum se termine en une pointe. Quand ils sont sur le dos, ils ont la caractéristique de cliqueter et de sauter en l'air pour se remettre à l'endroit, s'ils n'y parviennent pas du premier coup, ils recommencent la manœuvre.
Les adultes vivent sur les feuilles ou les fleurs. sous l'écorce ou dans le bois mort, mais certains ne se nourrissent pas. Les larves (appelées vers fil-de-fer) sont minces et luisantes, elles vivent dans le bois pourri ou le sol et se nourrissent de matières animales ou végétales.

Coccinelles - Joghlolo

Famille Coccinellidae

Les coccinelles sont de petite taille, de forme circulaire bombée, parfois oblongue. La tête est rétractée en partie dans le pronotum. Tarses de type 4-4-4 mais d'apparence 3-3-3 car le 3ème article est minuscule. Antennes courtes à massue de 3-6 articles.
Les coccinelles ont souvent des couleurs vives, elles ont des glandes répugnatoires.
Adultes et larves de coccinelles consomment en général des pucerons, cochenilles et acariens.
Les coccinelles hivernent en groupe.

Ténébrions - Khanfous Essahra

Famille Tenebrionidae
Les ténébrions tiennent une grande place dans l'écosystème des déserts, ils y sont représentés par un grand nombre d'espèces et mesurent entre 1,5 et 5 cm de long.
Ils sont protégés de la déshydratation par leurs téguments durs et souvent très fortement convexes.
La plupart des adultes et leurs larves, longues et cylindriques, sont détrivores, ils se nourrissent de matières végétales sèches ou décomposées, de bois dépérissant ou de champignons, quelques espèces s'attaquent aux plantes vivantes. Quelques espèces seulement sont carnassières et quelques autres vivent dans les nids des fourmis.
Les traits distinctifs des ténébrions sont leurs antennes, la forme de leurs yeux et le nombre d'articles de chaque tarse.
Les antennes des ténébrions sont composées habituellement de 11 articles filiformes, perlés ou en petite massue. Les yeux sont presque toujours échancrés. Leurs tarses sont de type 5-5-4.
Ils ressemblent souvent à des coléoptères d'autres familles, aux coccinelles ou aux carabes.
Certains émettent un liquide foncé nauséabond quand ils sont dérangés. Ce liquide colore ensuite les doigts pour quelques jours, comme si on avait touché de la teinture d'iode.
Les Prionothèques et les Pimélies ont des élytres soudées et bombées, sous les élytres une poche remplie d'air, la cavité sous-élytrale, adaptation servant à limiter les pertes en eau par la respiration : les stigmates s'ouvrent à l'intérieur de cette cavité et l'air est ainsi refroidi et humidifié.

Méloés - Kachach

Famille Meloidae

La forme du corps des Meloidae est caractéristique : long, mince, allongé, habituellement mou, ailes antérieures le recouvrant parfois incomplètement, thorax étroit, pattes longues et grêles, corps pouvant être couvert d'une certaine pilosité. Dans la super-famille Mélooïdes à laquelle appartiennent les Méloés, le nombre d'articles composant les tarses est de type 5, 5, 4 (5 articles aux pattes antérieures, 5 aux pattes médianes, 4 aux pattes postérieures).
Les méloés sont noirs ou bruns, mais ils peuvent être très colorés.
Les méloés affectionnent les fleurs et feuillages de diverses plantes. Leur corps contient une substance vésicante, la cantharidine que l'on extrayait jadis de certaines espèces pour une utilisation médicinale. Si l'insecte est dérangé il diffuse cette substance par les articulations de ses pattes ce qui peut provoquer des ampoules sur la peau. Une dose de 60 mg est fatale pour l'homme ce qui explique que ces insectes soient dédaignés par les serpents, les oiseaux les consommeraient, par contre, sans en souffrir.
Le cycle de métamorphose des méloés est particulier : le premier stade est un stade actif, la larve a de longues pattes, dans les stades suivants, la larve ressemble à un ver ou à un asticot. Il est vital pour la larve de trouver sa source de nourriture au premier stade.
Les larves de méloés se nourrissent en général d'œufs de criquets, certaines d'œufs ou de larves d'abeille : pour entrer dans le nid, postées sur une fleur, elles attendent qu'une abeille vienne butiner, grimpent sur son dos et se laissent ainsi transporter à domicile.

Longicornes ou capricornes

Famille Cerambycidae
Les longicornes ont pour la plupart de longues antennes, plus longues chez le mâle que chez la femelle. Le corps est nettement allongé, les élytres peuvent être plus larges que le thorax. Ils se nourrissent de pollen et de feuilles, mais la plupart se nourrit peu au stade adulte.

Les larves sont presque toutes xylophages, elles se nourrissent d'arbres morts ou vivants. Elles ressemblent à de grosses chenilles et sont de couleur claire et légèrement aplaties, elles n'ont pas de pattes ou des pattes atrophiées. Elles vivent deux, trois ans ou plus.

Chrysoméles

Famille Chrysomelidae

Les chrysomèles sont presque toutes des espèces phyllophages. Les adultes vivent sur les fleurs et le feuillage, les larves sur les feuilles et les racines.
De forme souvent ronde, certaines chrysomèles peuvent être confondues avec des coccinelles. Leur tarse est en apparence de 4 articles, mais il en comporte 5, le 4ème est petit et est contenu dans l'élargissement du 3ème.
Les larves ressemblent à des limaces.

Charançons - Dab Essahra

Famille Curculionidae
Les charançons ont presque tous un corps fortement cuirassé, des pattes robustes et un museau allongé. Le corps est généralement recouvert d'un revêtement poudreux superficiel qui s'efface facilement dès qu'on manipule l'insecte, mais il se reconstitue ensuite rapidement.
Les charançons sont phytophages. Les larves qui minent et forent dans toutes les parties des plantes ont la forme d'un asticot.

Nymphalides - Fartoto

Famille Nymphalidae
Les Nymphalides sont les papillons de jour les plus nombreux et les plus connus.
Ils sont présents partout dans le monde, des hautes montagnes jusqu'au Grand Nord.
Les traits caractéristiques de cette famille sont les pattes antérieures très réduites et la disposition des nervures des ailes.
Vanessa cardui - La Belle-Dame
Photo de vanessa cardui Belle-Dame sur acacia
La Belle-Dame est une espèce cosmopolite, on la trouve sur tous les continents excepté en Amérique du Sud où elle est rare et en Australie. Elle aime les endroits dégagés et lumineux.
Dans le désert, on peut la rencontrer en colonie sur un arbre isolé de tout.
Un seul œuf est déposé à la fois,
les chenilles ne sont pas inféodées à une seule plante, à leur menu il y a une centaine d'espèces de plantes différentes dont les Asteraceae et les Malvacea.

Sphinx - Fartato Ellil

Famille Sphingidae
Les sphinx volent presque tous au crépuscule. Leurs ailes allongées et effilées portent un corps puissant.
Les sphinx ont une grande puissance de vol et sont souvent des espèces migratrices, seules quelques espéces peuvent traverser les déserts, car il leur faut habituellement de la nourriture et de l'eau, ce qui rend la traversée d'un désert difficile.
Certaines espéces sont cosmopolites.
L'appellation sphinx vient de l'attitude de défense de sa chenille ressemblant au Sphinx des E'gyptiens.
Les chenilles portent souvent des bandes obliques qui les camouflent, la plupart portent une corne recourbée sur le huitième anneau abdominal.
Hyles lineata saharae - Le Livournien
Hyles lineata saharae
Le sphinx livounien se caractérise par sa couleur brun olivâtre, la tête et le thorax sont bordés par une bande blanche remontant vers le haut du thorax pour former comme deux V. L'abdomen comporte de fines bandes horizontales noires et blanches. Les ailes antérieures ont une bande grise sur le bord postérieur, une bande médiane rose, les nervures sont blanches et très marquées.
La sous-espèce saharae est spécifique du Sahara, elle est de taille beaucoup plus petite que Hyles lineata livornica.
Espèce diurne et crépusculaire aimant les fleurs colorées. Se nourrit de nombreuses plantes dont la vigne et les euphorbes.

Noctuelles - Fartoto Ellil

Famille Noctuidae
Les Noctuelles constituent la plus grande famille de lépidoptères (25 000 espèces dans le monde). Dans les régions chaudes elles volent aussi bien de jour que de nuit.
Au repos les ailes sont disposées en toit ou croisées à plat en lames de ciseaux. Les ailes postérieures sont souvent très colorées.
Les antennes sont fines et filiformes.
Les chenilles sont lisses et ternes, assez adipeuses, elles ont en général 5 paires de pseudopodes (fausses pattes), certaines n'en ont que 3 et se déplacent comme des arpenteuses. Elles se nourrissent des racines et des pousses de diverses plantes, elles coupent parfois la tige au ras du sol.

Mouches vraies - Debban Eddar

Sous-ordre Cyclorrapha
Les mouches ont deux ailes, les ailes postérieures étant remplacées par deux bâtonnets vibratoires, appelés balanciers ou haltères, et servant à l'équilibre.
Les mouches trouvent et testent leur nourriture en tâtonnant avec l'extrémité de leurs pattes antérieure et avec leur trompe, c'est pourquoi elles nettoient fréquemment ces organes qui sont les emplacements du sent du goût.
Le sous-ordre Cyclorrapha se distingue des deux autres ordres de diptères par la forme des antennes formées de trois articles aristés (comportent une forte soie ou arista sur le 3ème article de l'antenne). Chaque famille se distingue par la forme des nervures des ailes.

Fourmis - Ennemel

Ordre Formicidae
On dénombre plus de 66 espèces de fourmis sahariennes, parmi elles, un peu moins d'un tiers d'endémiques.
Quatre modes de vies principaux :
* Espèces habitant sur les arbres où à leur pied, elles y trouvent un air moins sec et une nourriture assez riche en eau (miellat de Pucerons, Cochenilles, etc.)
* Espèces nichant au bord des eaux permanentes, elles logent dans un milieu très humide (22 % des espèces sahariennes).
* Espèces habitant les couches argileuses, humides, en plein désert. Sous l'aridité de la surface, il y a souvent des lits argileux retenant de l'eau, dans les ergs et les lits d'oueds, ces couches argileuses sont fréquemment à quelques centimètres sous la surface. Une plante comme Calligonum comosum maintient encore plus cette humidité par l'ombre quelle procure. La majorité des insectes "désertiques" et 50 % des fourmis vivent dans ce milieu.
* Espèces xérophiles vivant sur les dunes et les rochers les plus arides. Une dizaine d'espèces connues, mais il y en a peut-être plus, ces espèces pouvant être très localisées.
Si la surface du sol peut être à 70 °, à 30 cm de profondeur elle dépasse rarement les 27 °. La course très rapide des fourmis leur apporte peut-être une aération.
La profondeur des nids est grande chez certains Nmel qui font de grandes provisions de graines, pour les autres espèces les nids sont souvent assez superficiels.
fourmis arboricoles

Commentaire

lundi 5 avril 2010, 22:51

Vous vous rappelez certainement , qu'il y a quelques temps , une multitude de vies accompagnaient notre quotidien et partageaient notre vie , des créatures si petites que les gens les ont oubliés . Eh Oui , les petites fourmis , les communes qui se trimballaient toute la journée en traînant les restes des plats à leurs trous, les noires qui n'apparaissaient que la nuit et les périodes humides , les rouges qui ne sortent que la période des dattes et raffolent du miel de dattes et donc personne ne peut dire l'endroit de leur fourmilière .Les communes qui résistent aux changements et continuent à sévir créaient la joie des moineaux qui en raffolent ,les noires ont complètement disparues , ainsi que les rouges . Il y avait une saison ou les fourmis se dotent d'ailes en les appelle fourmis aux ailes (Nmal Bou Richa) , c'était certainement la période de transhumance de la fourmilière ou d'une nouvelle reine qui désire fondée sa propre communauté , on les attrapait , et on leurs fixait des petits bâtonnets aux derrières et on les lâchait .Pauvres fourmis .Leurs extermination est proche avec la bonne marche du béton .

Guêpes maçonnes - Bouzenzel

Famille Eumenidae
Les guêpes maçonnes construisent des nids très solides faits d'argile ou de boue. Ce sont en général des guêpes solitaires, elles réutilisent les nids existants pour construire de nouvelles cellules où les œufs sont déposés.

Guêpes sociales - Bouzenzel

Famille Vespidae
Les guêpes sociales construisent des nids en carton fabriqués avec du bois. Les adultes se nourrissent de nectar et de matières sucrées. Les larves sont nourries avec d'autres insectes attrapés par les ouvrières.
Les guêpes sociales ont les yeux profondément échancrés, les ailes sont pliées en long au repos laissant l'abdomen visible.
Frelon oriental Vespa orientalis
Tête de frelon oriental
Face jaune, base des antennes jaune. Corps brun-rouge, abdomen avec deux bandes jaunes. Ailes foncées.

Sphex ou guêpes fouisseuses - Bouzenzel

Famille Specidae

Les guêpes fouisseuses construisent des nids de boue, ou creusent un nid dans le sol, ou utilisent des cavités naturelles comme nid.
Les adultes sont solitaires et fréquentent les fleurs.
La femelle remplit son nid d'insectes qu'elle paralyse avec son aiguillon. Elle pond un ou plusieurs œufs sur ces insectes, les larves s'en nourriront jusqu'à la formation de leur cocon. Dans certaines espèces, une femelle possède plusieurs nids dans lesquels elle a déposé un seul œuf, elle réapprovisionne deux à trois fois chaque nid en insectes, l'ouvre et le referme, il lui faut une sacrée mémoire pour se souvenir où sont ses nids.
Les guêpes fouisseuses ont en général une tête assez large, l'abdomen est pédonculé chez les Sphex vrais. Au repos les ailes se recouvent.

Acariens - Gorad

Sous-ordre Acari

Les acariens ont huit pattes, un abdomen non segmenté, le corps est plus ou moins ovoïde. Certains sont minuscules. Les acariens sont présents partout, plusieurs espèces sont parasites d'animaux comme les tiques tandis que d'autres se déplacent librement, on compte certaines espèces par millions dans le sol et les débris.
Les acariens qui parasitent les mammifères peuvent transmettre des maladies comme la maladie de Lyme.
Les araignées rouges parasitent les plantes. Certains acariens font des galles en forme de petits sacs sur les feuilles.
Le cycle de vie est en quatre phases, à la sortie de l'œuf elle est une larve, puis une nymphe et enfin un adulte, comme les autres tiques 'dures', elle change d'hôte. Les hôtes sont surtout les lapins, lièvres, moutons, vaches, chameaux. En fonction des conditions elle aura deux ou trois hôtes différents.
Si les nymphes et adultes ont 8 pattes, les larves n'en ont que 6 !
La durée de vie dépend du milieu extérieur, pendant la saison sèche, les œufs vont rester dans le sol et attendre des conditions plus favorables pour éclore. Les larves, nymphes ou adultes qui n'ont pas encore pris leur repas de sang sont plus résistants et peuvent survivre enfouis dans le sable.
La mort survient rapidement après la ponte pour la femelle et après la reproduction pour le mâle.

Araignées - Rtilat Essaahra

Sous-ordre Aranéides

Les araignées ont huit pattes, un volumineux abdomen ovoïde relié au céphalotorax par un fin pédoncule. La tête porte de deux à huit yeux simples. Les araignées produisent un long fil de soie à partir de petits trous situés sous l'abdomen (les filières). Ce fil généralement collant sert à tisser une toile ou un piège qui permet à certaines espèces de capturer des proies.
La bouche est entourée de deux crochets venimeux appelés chélicères, ces crochets servent à mordre et envoyer le venin pour immobiliser les proies. Autour des chélicères se trouvent deux palpeurs plus ou moins longs, les pédipalpes, ressemblant à de courtes pattes, chez les mâles, ces organes portent à leur extrémité les organes copulateurs.
Lorsque le mâle est prêt pour se reproduire, il tisse une petite toile pour y déposer une goutte de sperme qu'il aspire avec son bulbe copulateur et part à la recherche d'une femelle. Quand il a réussi à amadouer la femelle (les méthodes varient en fonction de l'espèce), il introduit son bulbe copulateur dans l'orifice génital de la femelle pour y déposer son sperme.
La femelle conservera ce sperme pendant plusieurs mois avant de l'utiliser pour féconder ses ovules quand elle décidera de pondre ses œufs.
On rencontre peu d'araignées le jour dans le Sahara, elles sont souvent cachées et sortent la nuit pour chasser.

Solifuges - Agrab Errih

Sous-ordre Solpugida

Les Solifuges sont proches des araignées, elles ont huit pattes, la tête porte deux yeux rapprochés, et parfois deux autres yeux latéraux en voie de régression.

Les chélicères puissants qui entourent la bouche ne sont pas venimeux comme chez l'araignée, ils servent à broyer. Autour des chélicères se trouvent deux palpeurs très longs, les pédipalpes, qui ressemblent à une paire de pattes et sont même plus longs que la première paire de pattes, ils sont terminés par un organe collant qui sert à capturer les proies alors que les pattes vraies sont terminées par une griffe.
Le nom solifuge vient du latin : solis = soleil et fugis = fuir, ce sont des animaux carnivores qui sont très vifs se déplaçant aussi vite que l'éclair, ils couvrent la nuit une grande distance en courant à la recherche de proies. Quand ils s'attaquent à un scorpion, ils commencent par leur sectionner l'appendice venimeux. Les solifuges broient ensuite complètement leurs proies avec leurs puissants chélicères pour en absorber la substance.
Les solifuges creusent des terriers peu profonds mais pouvant faire plusieurs mètres de long où ils restent le jour.
Pour se reproduire, le mâle tapote la femelle avec ses péripalpes, cela suffit à l'immobiliser. Le mâle produit un spermatophore qu'il prend avec ses chélicères pour le déposer dans l'orifice génital de la femelle. Puis il part à toute vitesse pour ne pas risquer de se faire dévorer par la femelle. La femelle pond ses œufs dans un trou qu'elle a creusé et elle va veiller sur eux jusqu'à l'éclosion qui va mettre jusqu'à un mois. Le mâle meurt peu après l'accouplement et la femelle six semaines après la ponte. Les jeunes solifuges ne se nourrissent qu'après leur première mue, il leur en faudra neuf pour arriver au stade adulte, ils vivront, solitaires, environ une année.

Les scorpions - El Agrab

Les scorpions (ou Scorpiones en latin) sont un ordre d'arthropodes de la classe des arachnides. Ils se distinguent des araignées par leurs pédipalpes en pinces et par l'aiguillon venimeux qu'ils portent au bout de leur abdomen.
Les espèces actuelles sont toutes terrestres et on les rencontre dans une zone limitée au nord comme au sud aux environs du 50e degré de latitude.
Les scorpions sont des animaux particulièrement résistants que ce soit au froid, à la chaleur, au jeûne ou même aux radiations ionisantes (plus de 150 fois la dose mortelle pour l'homme : 900 Gy contre 6). Ils ont une grande faculté d'adaptation qui leur a permis de s'installer sur tous les continents et dans tous les biotopes y compris sous la neige et des zones marines intertidales. On peut aussi bien les trouver à 800 m de profondeur qu'à 5 500 m d'altitude. La plus forte concentration de scorpions se trouve dans l'hémisphère sud, et on les trouve surtout dans les régions chaudes.
Leur activité est essentiellement nocturne et crépusculaire.
Les scorpions sont des prédateurs essentiellement insectivores. Ils se nourrissent uniquement de proies vivantes qu'ils paralysent à l'aide de leur venin ou maintiennent solidement entre leurs pinces (appelées pédipalpes). Ils utilisent toutefois leur venin avec parcimonie, le stock mettant deux semaines à se reconstituer. La piqûre de l'aiguillon caudal, très douloureuse, produit des accidents qui peuvent devenir mortels pour l'homme, surtout quand il s'agit des grands Androctonus d'Afrique et Centruroides d'Amérique du Sud.
On les trouve sous les pierres, dans les endroits arides, dans les vieux murs, mais quelques-uns y préfèrent les habitations : ils peuvent se cacher sous les lits.
Cycle de vie et reproduction.
La plupart des scorpions se reproduisent par reproduction sexuée, mais quelques espèces sont parthénogénétiques, des œufs non fécondés donnant naissance à des jeunes.
Le dimorphisme sexuel est faible, les mâles sont parfois plus élancés avec une queue plus fine et des segments plus longs, mais seuls des détails anatomiques subtils permettent aux spécialistes de distinguer à coup sûr les sexes.
Lors de la parade, mâle et femelle se tiennent par les pinces et semblent exécuter une danse qui permet en fait au mâle de tirer la femelle vers un endroit propice où il va déposer son spermatophore (baguette de quelques millimètres à un centimètre selon les espèces) qu'il colle au sol. Le mâle doit ensuite amener la femelle exactement au-dessus de ce spermatophore pour qu'il rentre dans ses organes sexuels. Il peut arriver que la femelle dévore le mâle à la fin de cette danse.
Les scorpions sont vivipares ou ovovivipares et donnent naissance à chaque portée selon les espèces entre trois et plus d'une centaine de petits appelés pullus que la femelle porte sur son dos de quelques jours à quelques mois.
Comme tous les animaux possédant un exosquelette, la croissance se fait par mues successives. Les jeunes scorpions muent régulièrement jusqu'à l'âge adulte ; à partir de ce moment, les mues seront plus espacées dans le temps.
Un scorpion vit entre 3 et 10 ans selon les espèces, les plus grandes vivant plus longtemps.
Idée fausse concernant le suicide des scorpions [modifier]
La croyance selon laquelle les scorpions se suicideraient lorsqu'ils sont entourés par le feu nous vient de l'Antiquité et est répandue dans les pays où ces animaux existent. Elle est toutefois inexacte puisque le venin n'a aucun effet sur le scorpion lui-même, ni même sur d'autres scorpions de son espèce (à moins d'être directement injecté dans le ganglion nerveux, ce qui est plutôt improbable en dehors d'un laboratoire). L'idée fausse peut venir du fait que les scorpions sont poïkilothermes (à sang froid) : lorsqu'ils sont exposés à des températures élevées, leur métabolisme fonctionne mal. Ils sont alors pris de spasmes violents, et l'on est alors porté à croire qu'ils se frappent eux-mêmes.
Il est également faux que l'alcool amène les scorpions à se frapper jusqu'à la mort.

Suncus etruscus

Elle est le mammifères le plus petite dans le monde et en classe Mammalia.
c'est difficile un peut ......à tout façons c'est les musaraignes plus spécifié c'est le Suncus etrucus sont taille ne dépasse pas 6 cm avec un poids à peine 2 gramme sont régime alimentaire Insectivora .
BAZIZ et al. (2002) signalent que Suncus etruscus est présent tout le long de la côte méditerranéenne dans les étages bioclimatiques humides et subhumide. Il descend plus au sud pour atteindre les Hauts plateaux en milieux semi-aride et aride, et même localement à Biskra au sud de l'Atlas saharien et ce dernier sont récensée en région d'Oued Righ en 2008 par BEBBA k .