Gestion de l'eau dans les oasis Algériennes

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GESTION DE L'EAU DANS LES OASIS ALGERIENNES

GESTION DE L'EAU DANS LES OASIS ALGERIENNES
L. ZELLA 1, D. SMADHI2
1 Maitre de Conférence, Université de Blida, Algérie,
E-mail : lakhdarz@yahoo.fr
2 Institut National de Recherche Agronomique, Algérie,
E-mail : dalsmadhi@yahoo.fr
INTRODUCTION
Les Oasis sahariennes sont une constellation de tâches vertes immuables sur cette immensité minérale jaunâtre. Elles représentent un havre de vie, né principalement de la conjonction du soleil, de l'homme, de l'eau, du palmier-
dattier et du dromadaire.
Les Oasis sont des espaces totalement anthropisés et représentent des systémes de production intensive d'une grande complexité, se maintenant en équilibre quasi fragile. Le mot Oasis, d'origine égyptienne signifiant un lieu habité, a été utilisé semble-t-il par le géographe Hérodote vers 450 av. J-C (Toutain et alé, 1988). Les Oasis à palmiers dattiers dans le monde englobent une superficie de 800.000 ha (Toutain et alé, 1988). En Algérie, la surface agricole des Oasis est majoritairement occupée par le palmier. A Adrar, le palmier domine la totalité de la surface, à Ouargla le taux d'occupation du palmier est de 80%, il est autour de 50 à 60 % pour le reste des Oasis (Guillermou, 1993; Toutain et ale, 1988).
Les Oasis algériennes représentent une mosaique trés variée, avec 93.000 ha de palmeraies et plus de 10 millions de palmiers dattiers, soit 11% du total mondial (Bouzaher, 1990). Elles sont réparties pour 60% au Nord-Est (Zibans, Oued Righ, El Oued et Ouargla) et pour 40% au Sud-Ouest (M'Zab, Touat et Gourara). Les Oasis sont tantôt isolées, de taille plus au moins modérée comme l'Oasis de Ouargla, qui compte à elle seule plus d'un million de palmiers, tantôt regroupées comme celles de Oued Righ ou 47 Oasis s'échelonnent sur 150 km avec 1,7 millions de palmiers (Bouzaher, 1990).
La vie de l'Oasis demeure singuliére à plus d'un titre. Pour survivre dans un milieu hostile, les oasiens ont mis au point des techniques ingénieuses, adaptées aux conditions locales, mais également des formes sociales en adéquation étroite avec les premiéres. La maitrise du facteur vital qu'est l'eau a nécessité.
un effort collectif d'exploitation de structuration spatiale et de discipline. Le contrôle de l'eau constitue donc un pilier central dans cette organisation collective trés hiérarchisée, expression d'un consensus général dans certain cas, mais plus d'un rapport de force dans d'autres (Battesti,1996). Verticalement, l'espace connait trois strates végétales dans la quasi totalité des Oasis. Sous les palmiers, poussent les arbres fruitiers alors que le troisiéme étage, totalement à l'ombre est celui des cultures maraîcheres et fourragéres. Horizontalement, la structure fonciére se présente comme un puzzle au sein de l'Oasis (Battesti, 1996; Lasram, 1990).
Le type d'Oasis dépend de la nature et de l'exploitation de la ressource en eau, de la nature du sol et de sa topographie. On distingue dans cette étude quatre types :
i. l'Oasis située dans les dépressions de l'erg, l'eau d'irrigation est extraite de la nappe phréatique par puits et forage (Oasis de Ouargla).
ii. l'Oasis situeé dans des Ghouts ou l'eau d'irrigation est puisée par capillarité (Oasis d'El Oued).
iii. l'Oasis fluviale, approvisionnée en eau des oueds (Oasis du Ghoufi, du M'Zab, de Oued Béchar).
iv. l'Oasis de dépression alimentée en eau par les foggaras (Oasis d'Adrar, Timimoun).
L'OASIS DE OUARGLA
Ouargla est une Oasis située sur une cuvette de l'Erg oriental, à 5°5 de longitude et 31°8 de latitude. L'eau utilisée pour l'irrigation est extraite des nappes phréatiques par des puits traditionnels. En revanche, les puits artésiens de la nappe du miopliocéne, utilisant le balancier, constituent une spécificité
locale (Perenes, 1999). Leur nombre (250 à 300 puits) décline en raison du tarissement de la nappe, accéléré par l'introduction des premiers moto-pompes.
Comme partout au Sahara, l'eau appartient à celui ou ceux qui l'ont fait jaillir, indépendamment de la propriété fonciére. Le partage de l'eau entre les membres de la communauté se fait en unité de temps, selon la technique subtile des tours d'eau, en cours dans de nombreuses Oasis. L'ayant droit dispose ainsi pendant un laps de temps donné de tout le débit du puits. Celui-ci est partagé en 14 journées d'eau (7 de jour et 7 de nuit). Chaque journée d'eau comporte douze heures de service et chaque jour est divisé en 120 unités dites 'kharoubas' dont la durée varie de 5 à 7 minutes, selon la saison (Kassah, 1998). Le tour d'eau de chaque ayant droit est donc plus ou moins long, selon l'importance des parts d'eau qu'il posséde sur un puits. Un méme propriétaire peut avoir des parts sur plusieurs puits, parfois éloignés de sa palmeraie, ce qui entraine des réseaux de rigoles trés enchevétrés. Le tour d'eau n'est jamais inférieur à trente kharoubas, soit un quart de jour. Pour assurer une irrigation réguliére, chacun recoit sa part
d'eau de facons fractionnée. Ces parts étant des multiples de trente kharoubas, elles correspondent à des cycles de deux, quatre, huit et seize semaines. Le comité des sages veille à la bonne utilisation des tours d'eau. En substituant les puits classiques par les forages de la nappe albienne, le débit disponible dans l'ensemble de l'Oasis a doublé L'irrigation abondante par submersion, conjuguée à un drainage insuffisant a engendré d'énormes quantités d'eaux excédentaires. Cet accroissement des flux d'eau n'est pas sans conséquences sur
la remontée de la nappe phréatique et le phénoméne de salinisation des terres que connait aujourd'hui la région. Les palmeraies souffrent de ces phénoménes et plusieurs jardins ont rendu l'âme. La solution proposée consiste à irriguer de maniére rationnelle et d'assurer le drainage vers les seuls exutoires : les chotts.
L'OASIS DU M'ZAB
Le M'Zab est une région saharienne à 600 km au Sud d'Alger. C'est un plateau rocheux "élevé de 300 à 800 m d'altitude, situé entre 32° à 33°20 de latitude Nord et de 2°30 de longitude Est. C'est justement l'aridité de cette vallée qui a motivé, semble-t-il, les kharidjites musulmans venant de leurs villes Tihert .
l'Ouest et Sedrata . l'Est, de s'y installer sur une bande de 20 km de long sur 2 km de large, le long du Oued M'Zab (Benyoucef, 1988). Ce choix devait les isoler et les protéger d'éventuelles attaques belligérantes. Ces peuples fondent alors entre les années 1012 et 1347, cinq villes-Oasiennes : Ghardaia, Mélika,
Benisguen, Bounoura et El Atteuf, sur des terres arables au fond de la vallée, fertilisée par les crues saisonniéres de l'Oued M'Zab et ses affluents (Benyoucef, 1988; Djennane, 1990). Cette installation s'est opérée grâce à la maitrise des crues, à l'exhaure des eaux et leur distribution collective. Le
systéme hydraulique repose sur une nappe d'inferoflux, alimentée artificiellement par des petits ouvrages composés de barrages, de trémie, de peigne et de plaine d'épandage. En amont de Ghardaia, un barrage de dérivation ainsi qu'un ensemble de diguettes stockent et canalisent les eaux de l'oued vers des canaux souterrains. Ces derniers sont munis d'ouvertures calibrées assurant une répartition équitable de l'eau aux jardins des différents quartiers. Ces canaux s'étendent sur des centaines de métres et sont percés par des puisards nécessaires . l'aération et .l'entretien. Les débits sont estimés en fonction du
nombre de palmiers, afin que chaque jardin recoive la quantité d'eau qui lui revient de droit. Le surplus d'eau est évacué latéralement à l'aval vers les plaines d'épandage. Ces derniéres sont aménagées en retrait sur le côté ou s'effectue l'infiltration de cette eau dans le sol alimentant les puits. L'accés à l'eau détermine le systéme d'irrigation. Dans les vallées, l'irrigation par écrétage de crue et de petits barrages permet d'associer aux cultures oasiennes, des cultures de décrues. A la palmeraie, l'irrigation constitue l'essentiel du
travail, le puisage de l'eau des puits compléte l'irrigation. L'eau retirée du puits, a la force des bras ou par traction animale, est déversée dans un bassin aménagé à proximité, à partir duquel des seguias conduisent l'eau vers les différentes parties du jardin. Cependant, la découverte de la nappe albienne vers la fin des années 1930 et la mise en place d'une infrastructure hydraulique moderne, s'est traduite par d'importantes transformations économiques et sociales. La propagation de l'utilisation des groupes motopompes a accentué le tarissement
de la nappe phréatique compromettant la production agricole vivriére.
L'OASIS DES GHOUTS
Les Oasis basées sur l'utilisation des Ghouts sont fréquentes dans l'erg oriental dans la région du Souf (6°53 de longitude, 33°22 de latitude). Le principe repose sur la réalisation d'un cratére ou d'une cuvette concentrique, d'une dizaine de métres de profondeur, par rapport au niveau initial du sol.
L'excavation du sable hors de la cuvette se fait manuellement par les hommes (les Rammals). Le creusement s'arréte à l'approche du toit de la nappe. Au fond de la dépression, on y installe la palmeraie. Les racines du palmier baignent alors dans les horizons humides du sol, alimentés par capillarité depuis la
couche saturée. Ainsi sans avoir recours à une mobilisation d'eau classique, souvent budgétivore et à un quelconque système conventionnel d'arrosage, des milliers de palmiers s'y développent et créent une base de vie oasienne autonome. L'avantage de cette technique originale, permet de créer un
microclimat à l'abri des siroccos ou se développent d'autres cultures.
Néanmoins, ce procédé exige un entretien permanent d'évacuation des dépôts de sables, sinon la palmeraie serait engloutie sous des tonnes de sables déposées par les tempêtes. Les visiteurs de la région peuvent remarquer des Ghouts noyés
jusqu'au 'cou' dans le sable, laissant émerger à peine quelques palmes au dessus de la surface du sol. Ce sort est de plus en plus fréquent, en raison du manque de main d'œuvre devant entretenir régulièrement la palmeraie. Pour minimiser les effets des tempêtes de sable, les berges de ces cratéres sont surélevées tout autour d'un clayonnage fait de palmes sèches. Un autre danger se propage par le bas, c'est celui de la remontée de la nappe phréatique. En effet, contrairement à la signification générique d'El Oued, dans cette région Endoréique de 70 m d'altitude, il n'existe pas d'émissaire naturel d'évacuation des eaux. Le manque d'un réseau de drainage a favoris. la remontée de la nappe et tous les rejets d'eau domestique, industrielle et agricole s'y ajoutent régulièrement ,l'agriculteur doit controler en permanence le niveau de la nappe
et procéder à un pompage de l'eau, hors du Ghout en cas de surélévation.
Plusieurs Oasis sont déjà mortes par asphyxie et des milliers d'emplois directs ont disparus dans cette région ou l'on dénombre quelques 9500 Ghouts (Pérennes, 1999). Si des solutions ne sont pas apportées à temps, la région vivrait une catastrophe par la disparition totale des Oasis ayant survécus en tant que bases de vie durant des milliers d'années. Un méga projet est lancé, ces derniers temps par les pouvoirs publics pour endiguer ce phénomène en évacuant les eaux excédentaires vers le chott limitrophe. Il constitue un espoir pour les populations locales et la survie de l'Oasis.
L'OASIS DES FOGGARAS
La foggara est un systéme de captage horizontal des eaux souterraines. Connue sous le nom de qanat ou kariz en Iran; elle s'appelle foggara en Algérie et kettara au Maroc. Elle est d'origine perse selon Salem (1988), à. l'Oasis d'Irbil semble étre la premiére, à la fin du VIIe siécle av. J-C, à utiliser cette technique.
Elle s'est propagée ensuite en Inde et en Chine. En Afrique du Nord, elle a été introduite par les musulmans Almoravides au cours du X et XIe siécle. En Algérie, la foggara s'est développée dans les régions Sud-Ouest du pays notamment à Adrar, à Touat et à Gourara ou les conditions hydrogéologiques et
topographiques sont idoines . ce type de captage. Cette région (1.3 de longitude et 28.14 de latitude) est constituée d'un chapelet de sebkha, alimentée par des exutoires naturels de la nappe affleurant . la surface du sol. Les foggaras sont représentées par un ensemble de galeries souterraines réalisées à même l'aquifère qui ont pour role de drainer les eaux par gravité vers un endroit bas ou l'eau émerge à la surface du sol. C'est à ce niveau que l'Oasis est installée.
L'ouvrage drainant a une légère pente régulière de 0,3% sur une longueur de 2 à 15km et une largeur de un métre seulement, permettant à un individu de s'y glisser pour les travaux périodiques de curage et d'entretien. Sur l'axe horizontal, la galerie est ponctuée par des puits verticaux espaces de 10 à 15m.
Ils ont servi à la réalisation de la galerie et qui permettent son aération. La profondeur des puits (5 à. 10m) et la longueur de la foggara dépendent du rapport du niveau piézo métrique de la nappe à la topographie du sol. En surface, les bouches d'aération jalonnent le trajet de la foggara entre l'amont et l'aval, se terminant par le bassin de réception. Pour augmenter le débit à l'exutoire, ou quand la foggara est "morte", il est nécessaire d'allonger la galerie à l'amont ou de multiplier le nombre de bras des galeries drainantes. Le nombre de foggaras actives en Algérie, selon Charoy et Torrent (1990) s'éléve à 572, totalisant 1377 km et un débit global de 2942 l/s susceptible d'irriguer 3000 ha.
Gestion de la foggara
Le systéme de gestion des eaux captées par la foggara a nécessité la mise en place d'un cadre juridique et technique trés élaborés. Il est l'emanation du niveau social, culturel et géographique de l'époque de la création de l'Oasis. La propriété de l'eau est acquise à celui qui par son travail ou ses deniers a contribué à la réalisation de la foggara. Chaque individu est propriétaire d'une part d'eau proportionnelle à sa contribution. Compte tenu de l'aridité de la région, la jurisprudence ordonne que la propriété de la terre et liée à celle de l'eau. Sans eau, la terre n'a aucune valeur. A la sortie de la foggara, l'eau est canalisée par rigole vers un partiteur en forme de peigne réalisée en argile. L'eau sort partagée puis conduite par un faisceau de rigoles vers les parcelles à irriguer dans l'Oasis. L'excédent d'eau s'achemine vers un bassin de collecte appelé 'madjen' pour irriguer d'autres parcelles à l'aval. Le type d'irrigation est dominé par la submersion et les doses dépassent souvent 30.000 m3/ha. A la différence des autres Oasis ou l'eau est répartie entre les propriétaires au tour d'eau ou 'nouba', dans ce type d'Oasis la distribution s'effectue au volume. La mesure du débit est réalisée par un aiguadier ou 'kyal el ma', responsable du jaugeage des débits, assisté d'assesseurs sous le contrôle de 'la Djemaa'. Le débit est évalué par un instrument appelé le 'luh' ou 'chekfa' selon les Oasis. Il est constitué par une plaque en bois recouverte de cuivre et percée de trois rangées de trous de dimensions différentes. La premiére rangée de trous égaux, située en haut du 'luh' correspond à l'unité le 'thmane', les deux rangées suivantes représentent les multiples et sous multiples de cette unité. Le débit de la foggara est divisée en 24 parts ou 'guesma', divisée elle même en 24 sous parts (Perenes, 1999). La gestion des eaux de la foggara obéit à des lois coutumiéres de répartition appelées 'droit de l'eau'. Le détenteur d'un droit d'eau peut en faire usage, le vendre ou le louer pour une période déterminée. Il
peut également en faire associer d'autres usagers. Comparée au mode d'exploitation par puits, la foggara offre l'avantage de fournir une eau en permanence par gravité, ce qui sous-entend en toute gratuitée. Les contraintes techniques et économiques sont épargnées. Cependant le débit continu, pouvant
atteindre 400 l/s, est un inconvénient majeur car il entraine beaucoup de pertes en période de non utilisation.
Perspectives de la foggara
Le rabattement de la nappe, constaté lors des périodes de grande sécheresse, provoque une diminution du débit à l'exutoire. Les oasiens procédent alors au creusement pour allonger la galerie vers l'amont afin de maintenir le flux. Il est à signaler que le travail de 'taupe' de creusement s'effectue manuellement, à raison de 500 journées par km linéaire (Battesti, 1996). Ceci qui donne une idée de la durée d'élaboration et la souffrance humaine pour une telle oeuvre. Quand le creusement descend à un niveau inférieur à celui de l'ancienne galerie, les
oasiens créent une nouvelle galerie qui converge vers la palmeraie. Dans le cas ou cela n'est plus possible, il est procédé à la réalisation de puits ou de forages.
Le droit de l'eau se traduit également par des obligations de prestations d'entretien, sous le controle de l'aiguadier. Ce dernier détient un fond de caisse alimenté proportionnellement par chaque usager.
Le systéme de la foggara a survécu en Algérie durant une dizaine de siécles. Il continue à fonctionner mais son déclin semble چétre inévitable. Les mutations régressives s'expliquent par la croissance démographique, la surexploitation des ressources en eaux, la remontée des sels. Les dangers persistent pour certaines
Oasis telles que celles du Touat-Gourara ou le systéme séculaire de mobilisation de la ressource hydraulique (foggara) se trouve menacé par les prélévements abusifs des forages. La délimitation d'un périmétre de protection de la nappe de la foggara ainsi que le controle des doses d'irrigation pourraient constituer une solution salutaire évitant le phénoméne d'asséchement.
CONCLUSION
L'agriculture oasienne constitue non seulement la principale ressource des populations locales mais aussi une پéconomie autonome qui leur a permis de survivre dans un territoire vaste et austére. Depuis des millénaires, la gestion de l'eau propre à chaque Oasis a réussi à maintenir un équilibre entre des
ressources hydriques rares et des besoins alimentaires croissants. L'intrusion du monde moderne dans l'Oasis par le biais des moyens technologiques, par la motorisation et l'industrialisation 'pétroliére' a provoqué des bouleversements importants. Le mode de vie urbain s'est installé dans l'Oasis et le travail agricole s'est réduit au profit du secteur secondaire et tertiaire. La quasi totalité des Oasis algériennes ont muté en villes. L'agriculture de subsistance dans les oasiens s'est convertie en agriculture de marché. Les conséquences se manifestent par l'asséchement des nappes, par la remontée de la nappe
superficielle et par la salinisation des terres agricoles. La vie des Oasis pourrait étre maintenue par une gestion spécifique à chaque type d'entre elles.

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