El Aid Lekbir - Aid El Adha

<

Aid El Adha - El Aid Lekbir

Littéralement la fête du sacrifice du fils d'Abraham (Ismaël) substitué miraculeusement par dieu en bélier. On l'appelle aussi dans le jargon populaire "aid el kebir" (la grande fête).
Il était rare de notre temps d'aller acheter le mouton de Laid au Souk , puisque la majorité des Touggourti avaient leur petite écurie dans laquelle ils élevaient des animaux domestiques et de basse cour .
On cherche à affûter les vieux couteaux chez l'aiguiseur du coin un métier conjoncturel qui disparaît sitôt né .

Le jour de l'Aïd et après la prière tout est prêt pour le sacrifice. Jadis le sacrifice devrait être accompli par un homme pieux qui tranche la carotide de la bête dont la tête est dirigée vers La Mecque , et l'incontournable "bismellah allahoakbar" (au nom de dieu , dieu est grand ) .
Après avoir dépecé le mouton il le découpe avec un "satour" (hachoir) de fortune quelques morceaux de viande des côtelettes de préférence qui serviront au méchoui .
On donne aux pauvres un gigot d'agneau en guise d'aumône "sadaka".La communion entre les voisins était profonde et peut aller jusqu'à offrir un bélier aux familles démunies.
Après , c'est toute une activité gastronomique débordante qui s'installe à la maison. il faut allumer le "Kanoun" (petit fourneau à charbon de bois en terre cuite ou en métal utilisé pour la préparation du thé et des grillades) ,à l'aide de la "Bakhara" recipient en argile cuite ou on met des braises , le "bkhour" (encens) composé de "ouchak" (provenant de la gomme ammoniaque) de "dad" ( chardon à glu dégageant une odeur aromatique) pour se prémunir contre le mauvais oeil et de "jaoui" (encens de Java, résine aromatique tirée du tronc du styrax)
L'après midi est réservé aux visites familiales.
Ainsi les traditions sont en somme perpétuées au fil des ans sauf que les traditions vestimentaires ont changé . Autrefois, on portait la "jebba" et le Serouale Boubbou , la "chechia" et le "burnous".
Les festivités peuvent durer toute une semaine reléguant les bouchers pour une semaine au repos forcé.